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CMDT
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MECANISME DE DETERMINATION
DU PRIX AUX PRODUCTEURS DE COTON GRAINE |
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Les
principaux acteurs de la filière coton au Mali sont actuellement.
L'Etat, les producteurs, les structures d'encadrement que sont
la CMDT et OHVN et les institutions financières.
Les
rôles joués par chacun de ces acteurs dans la gestion
de la filière coton ont beaucoup évolué
depuis 1974, date de création de la CMDT, à nos
jours.
La
filière coton a connu plusieurs types de mécanismes
de fixation de prix aux producteurs suivant les différentes
périodes au cours desquelles les évolutions institutionnelles
et socioéconomiques ont été très
déterminantes.
Nous retiendrons les trois grandes périodes que sont (
la période de 1974 à 1988), la période de
1989 à 2000 et la période de 2001 à 2004.
Mécanisme
de détermination du prix aux producteurs
la
période de 1974 à 1988
La CMDT au cours de cette période avait un statut de société
d'état. Les missions assignées à la CMDT
étaient celles relevant de l'agro-industrie. Dans ce dessein,
La CMDT intervenait dans tous les processus de production de
coton graine et sa transformation en fibre (égrenage).
Dans ce schéma, la commercialisation de la fibre était
confiée à une autre société d'état
qui détenait le monopole de l'importation et de l'exportation
5SOMIEX).
Au cours de cette période, le prix de coton faisait l'objet
de décret prix en conseil de ministre à la veille
de la campagne de commercialisation.
la
période de 1989 à 2000
le séminaire de Sélingué, tenu en avril
1988 a formulé des recommandation sur la filière
coton se traduisant par l'évolution du statut de la CMDT
et le rôle des acteurs de la filière.
La CMDT devient depuis une société anonyme d'économie
mixte dont le capital est détenu à 60% par l'Etat
malien et à 40% par la CFDT (actuel DAGRIS).
Au cours de période, trois contrats-plans ont été
signés :
-le contrat-plan entre l'Etat et la CMDT de 1989-1994 ;
-le contrat-plan entre l'Etat la CMDT et les producteurs de à
travers leur syndicat (le SYCOV) de 1994-1998 ;
-le contrat-plan entre l'Etat, la CMDT et les producteurs de
1999-2000. le mécanisme de fixation de prix de coton graine
aux producteurs était assorti de l'adoption des coûts
objectifs de la société cotonnière par le
comité de suivi du contrat-plan.
Un prix plancher était alors fixé au cours du contrat-plan.
Ce prix plancher devrait alors couvrir les coûts de production
du paysan. Une part des bénéfices nets (35%) était
versée aux producteurs sous forme de ristourne et repartie
sur la production de la campagne suivante. suivant ce schéma,
l'Etat percevait les 30% et la CMDT les 35% des bénéfices
nets.
Lors de la signature du dernier Contrat- plan, le taux de ristourne
à travers aux producteurs est porté à 40%
de la marge nette. |
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Le fonds de stabilisation abondé pendant
les années excédentaires, était destiné
à amortir les chocs exogènes, à causes des
grandes fluctuations des cours mondiaux.
la période de
2001 à 2004
le mécanisme de fixation de prix adopté lors des
différents Contra-Plan n'a pas pu résister à
la chute drastique des cours mondiaux au cours de la campagne
1999-00.
Cette crise a été exacerbée par le boycott
de la culture par les producteurs entraînant une chute
de la production pour la campagne 2000/01.
La mission de restructuration du secteur coton (MRSC) a été
créée dans le cadre de la recherche de solutions
à la crise et à la mise en uvre des réformes.
La MRSC après les Etats Généraux, est chargée
de la mise en uvre de la lettre de politique de développement
du secteur coton (LPDS). Dans la LPDSC, le gouvernement a décidé
d'adopter et de mettre en uvre un mécanisme de détermination
du prix aux producteurs qui se réfère :
- au cours du marché mondial de la fibre
- aux prix pratiqués dans la sous-région
Les principes généraux
Ce mécanisme de détermination
du prix aux producteurs se repose sur huit principes :
1) Relation étroite entre le prix intérieur et
le prix mondial
2) Partage équilibré et négocié de
l'excédent (ou déficit) économique de la
filière entre producteurs et sociétés cotonnières
3) Définition précise des risques de prix auxquels
est confrontée la filière et de la manière
dont ils doivent être traités
4) Prise en compte de l'aptitude des producteurs agricoles et
des sociétés cotonnières à assumer
le risque de prix
5) Complément de rémunération pour les acteurs
qui acceptent d'assumer une part supérieure du risque
6) Nécessite de transmettre des signaux du marché
international aux producteurs le plus tôt que possible
7) Création d'un espace de négociation entre les
acteurs devant déboucher sur l'annonce d'un prix de campagne
du coton avant les semis
8) Mécanisme de fixation du prix final du coton graine
créant des incitations fortes pour les agriculteurs que
pour les industriels à la bonne gestion
Les types de prix
Le mécanisme s'appuie sur
trois types de prix 1)
Le prix minimum garanti (PMG), qui correspond à ce que
le producteur doit percevoir quel que soit le niveau du cours
mondial est fixé pour une période de trois ans.
Le PMG est révisable tous les ans sur la base de l'évolution
du coût de la main d'uvre, des matériels agricoles
et des intrants
2) Le prix de campagne initial, devant être annoncé
avant les semis, correspond à ce que les producteurs perçoivent
durant la campagne de commercialisation du coton graine. Il fait
l'objet d'une négociation entre les producteurs et la
société cotonnière
3) Le prix de campagne définitif, déterminé
en mai ; juin de l'année suivante et qui sert de base
de calcul du complément de rémunération
des producteurs.
Mécanisme de stabilisation La stabilisation intra-annuelle est
assurée par le versement d'un prix de campagne initial
fixe, éventuellement augmenté d'un complément
versé en juin/juillet.
Le prix minimum est garanti par les producteurs. À ce
titre, ils perçoivent une rémunération spécifique
sous forme d'une participation plus importante aux bénéfices
de la filière que son poids économique relatif,
lorsque celle-ci dégage des excédents économiques.
Les producteurs perçoivent 58,30% des excédents
de la filière, 49,6% de ces excédents doivent leur
être redistribués en juin ; juillet de chaque année
au titre du complément de rémunération,
8,7 % doivent servir à alimenter le fonds de soutien du
prix minimum.
Conclusion
le mécanisme de détermination
de prix aux producteurs a fait l'objet d'un arrêté
interministériel entre les ministres du développement
rural et de l'environnement, de l'Economie et des finances, ainsi
que de l'Industrie, du Commerce et des Transports.
Ce mécanisme est aujourd'hui à l'étude et
pourra connaître des nouvelles modifications.
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Années |
Prix dachat Plancher |
Ristournes |
Prix Global |
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1993-1994 |
85 |
12.5 |
98 |
|
1994-1995 |
125 |
5 |
130 |
|
1995-1996 |
125 |
30 |
155 |
|
1996-1997 |
125 |
30 |
155 |
|
1997-1998 |
140 |
30 |
170 |
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1998-1999 |
145 |
40 |
185 |
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1999-2000 |
150 |
0 |
150 |
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2000-2001 |
160 |
10 |
170 |
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La CMDT ouvre ses portes à la presse et aux
médias
La Salle de Conférence de Kafo Jiginè
à Koutiala a abrité du 30 octobre au 3 novembre
un séminaire d'information des journalistes et professionnels
de médias sur les mécanismes de commercialisations
du coton au Mali. Organisée par la Compagnie
Malienne pour le Développement des Textiles (CMDT), ce
séminaire avait pour objectif de mettre en exergue le
rôle capital des médias dans la connaissance et
la diffusion des enjeux de la filière coton au niveau
de l'opinion nationale et internationale. Outre les responsables des Directions Centrales de
et Régionales de Koutiala de la CMDT, le séminaire
a enregistré la participation du représentant du
Ministère de l'Agriculture, une vingtaine de journalistes
de la presse publique et privée et des professionnels
de medias.
Les travaux du séminaire ont commencé par la Présentation
générale de la CMDT :
-les zones d'interventions de la CMDT ;
-l'importance économique de la CMDT au niveau des producteurs
de la région et de la nation entière ;
-son organisation et ses missions ;
-ses relations avec les producteurs ;
-ses productions et leur transformation et commercialisation.
Le reste du séminaire s'est articulé sur des expositions
et débats question-réponse autour de sept thèmes
à savoir : Thème
I : Méthodes de prévisions
de la CMDT et la préparation de la campagne de commercialisation,
présenté par Monsieur Drissa Diallo, chef Service
appui aux organisations paysannes de la Direction des productions
agricoles. Thème
II : Mobilisation des fonds pour
le financement de la campagne de commercialisation, présenté
par Monsieur Mamadou Kouyaté, chef Service de la Direction
financière et comptable. Thème
III : Organisation de la commercialisation
du coton graine (centres d'achats), également présenté
par Monsieur Drissa Diallo, chef Service appui aux organisations
paysannes de la Direction des productions agricoles. Thème
IV : Evacuation, égrenage
du coton graine et classement du coton fibre, présenté
par Mamadou Goïta, chef Service égrenage par intérim
de la Direction des productions industrielles. Thème V : Modalités de paiement du coton aux paysans,
présenté aussi par Monsieur Drissa Diallo. Thème
VI : Commercialisation des produits
finis (coton fibre, graine de coton et autres produits), présenté
par Idrissa Hamala Kéïta. Le séminaire était ponctué par
des visites guidées au garage de la CMDT, aux usines partenaires
de la CMDT comme FAMAB-SMO et l'HUICOMA, aux usines d'égrenage
I, II, III, et IV, et enfin à l'exploitation en récolte
coton et au marché de coton dans le village de N'goukan.
Ses visites ont permis aux participants de prendre connaissance
avec le processus de production de coton depuis le champ jusqu'à
sa commercialisation. |
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