MINISTERE DE L'AGRICULTURE

 

Service rattachésChambreConsulaireONGContacts /Accueil

 

 IMAGE DU JOUR
 RUBRIQUES
Commercialisation
Production animale
Sous secteur Pêche
 

 

 

CMDT

PRESENTATION DE LA COMPAGNIE MALIENNE POUR LE DEVELOPPEMENT DES TEXTILES (CMDT):

Créée en 1974, la Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles est une société d'économie mixte, chargée de gérer la filière de production cotonnière du Mali. Elle assure plusieurs missions:
- Le conseil agricole en direction des paysans producteurs de coton;
- La collecte, la commercialisation, l'égrenage du coton graine
- La vente de la fibre de coton à l'exportation et aux industries textiles maliennes.
Le capital de la société est de 32,5 milliards de F cfa détenu à 60% par l'Etat malien et à 40% par un partenaire français: DAGRIS (Développement des Agro-Industries du Sud) ex Compagnie Française pour le Développement des Textiles (CFDT)

Organisation
La CMDT est gérée par un Conseil d'Administration compôsé de 10 membres: 6 maliens et 4 français
Elle est dirigée par un Président Directeur Général, appuyé par 9 Directions Centrales et 6 Direction Régionales.
La siciété emploie 1623 agents oermanents et environ 1800 travailleurs saisonniers pendant la campagne d'égrenage et de commercialisation

Zones d'intervention
La CMDT intervient dans les terroir situés au Sud du fleuve Niger (cercle de Dioila dans la région de Koulikoro, les cercles de Baroueli, de Bla et de San dans la région de Ségou et l'intagrélité de la Région de Sikasso) et à l'Ouest dans le cercle de Kita, sur une superfice de 134 518 Km² regroupant 6345 villages et hameau, abritant une population de 3 200 000 habitants soit 28% de la population nationale.
La zone recoupe les zones climatiques soudano-sahéliennes soudaniennes et guinéennes. La saison des cultures correspond à la période pluvieuse de mai à début octobre.

Relation avec les producteurs
Les conseillers agricoles de la CMDT sont présent dans les villages. Ils diffusent les techniques de production et d'intensification des cultures et veillent à la bonne qualité du coton
La CMDT a développé des relations de partenariat avec les producteurs qui sont organisés en coopératives. Les représentants des producteurs participent aux appels d'offre pour l'achat des intrants chimiques nécessaires au coton: fertilisants et pesticides et discutent la fixation du prix d'achat annuel du coton graine.
Les équipes des Coopératives organisent les marchés villageois pour la pesée individuelle des lots de coton des producteurs et chargent les camions. Elles gèrent les intrants et le crédit agricole.

Le secteur Coton au Mali : Compétitivité & Vulnérabilité
La culture de coton au Mali, qui est pluviale, est pratiquée par de nombreux petits exploitants dans le sud du pays principalement. Ces exploitants, au nombre de 16.000 pour une population encadrée de 3,3 millions de personnes en 2003-2004 sont pour la plupart non mécanisés. Elles pratiques la culture attelée (75% possèdent au moins un équipement complet) pour la mise en valeur d'une superficie moyenne de 2 à 3 hectares dans un système de production basé sur le coton et les céréales. Les exploitants cotonniers sont pour la plupart analphabètes.
L'encadrement des producteurs et la commercialisation de la production de coton graine e sont assurés par de 2 opérateurs (CMDT et OHVN) ; quant à l'égrenage, il est effectué par la CMDT.

Le tissu industriel local de transformation de la production de fibre se compose principalement de 2 unités fonctionnelles COMATEX et FITINA). La troisième grande unité ( ITEMA) doit reprendre ses activités. La transformation locale ne porte que actuellement que sur environ 1% de la production.
Actuellement 2 unités industrielles assurent la transformation de graine de coton en huile, savon et aliment bétail.

Le secteur coton joue un rôle stratégique dans la politique de développement économique et social du Mali. Ceci transparaît à travers les principaux objectifs qui lui sont assignés en matière : de lutte contre la pauvreté, d'amélioration des conditions de vie des populations, d'auto suffisance alimentaire, de contribution à la croissance économique, de contribution au budget national, de préservation de l'environnement.

En bref le secteur coton au Mali c'est :
- 85 à 123 milliards de F CFA par an de revenus bruts pour le monde rural
- 160 à 200 milliards de F CFA par an de recettes d'exportation (soit 30 à 45% du total suivant les années)
- 5 à 10 milliards de F CFA par an de taxes pour l'Etat (uniquement la CMDT).
- 8% du Produit Intérieur Brut
- 3,3 millions de personnes qui vivent directement des revenus de la culture du coton
- 4 000 emplois permanents et temporaires directs au niveau de la société cotonnière
- la stimulation de la production céréalière qui bénéficie des arrières effets de la culture du coton. Ainsi la production céréalière dans la zone cotonnière est d'environ 1,3 millions de tonnes soit le 1/3 de la production nationale
La filière coton c'est aussi la contribution à la politique socio-sanitaire à travers la construction d'écoles, de centres d'alphabétisation et de centre de santé par les populations rurales elles-mêmes ; le désenclavement des zones rurales avec la réalisation de pistes, l'approvisionnement des populations en eau potable à travers la réalisation de points d'eau, l'accès des populations aux de consommation et d'équipement courants, l'allégement du travail des femmes rurales et leur émancipation.
Comme on peut le constater du coton demeure encore le moteur dans le processus de développement du monde rural et du pays tout entier : le secteur coton joue un rôle capital dans la politique de lutte contre la pauvreté

Forces et faiblesses du coton

Forces
Les principales forces du secteur coton au Mali, sans être exhaustif, sont les suivantes :


- l'existence de structures d'encadrement et de recherche faisant bénéficier les producteurs de conseils techniques agricoles,
- le bon niveau de technicité des paysans leur permettant d'être réceptifs à l'innovation et de pouvoir valoriser rapidement les nouvelles propositions techniques,

- le taux d'équipement (voir note 1) relativement élevé comparativement au reste du pays et qui permet une capacité d'adaptation aux aléas climatiques et la réalisation des plans de campagne dans un laps de temps assez rapide.
- l'existence de mécanismes d'apprivoisement en intrants agricoles et de gestion de crédits rodés,

- l'existence de mécanismes de fixation et d'annonce d'un prix garanti avant les semis et qui permettent aux producteurs de mieux gérer le risque contre lequel le paysan éprouve une certaine aversion.
- la récolte manuelle en vigueur au Mali permet d'avoir un coton de bonne qualité et très compétitif sur le marché.
- les coûts de production compétitifs aussi bien en milieu paysan q'au niveau de la société d'égrenage,

Faiblesses
Les principales faiblesses du secteur coton au Mali sont les suivants :
- la forte dépendance de la production aux aléas climatiques

- la trop grande dépendance du paysan à l'égard du seul revenu tiré de la culture du coton,
- les conditions difficiles d'accès au crédit agricole et son impact sur l'équipement des producteurs,

- la faiblesse de la transformation locale et la trop grande dépendance vis à vis du marché l'extérieur qu'elle induit,
- l'insuffisance de compétences nationales en matière d'industrie textiles

- l'enclavement du pays qui se traduit par un renchérissement des coûts des inputs et des outputs et des délais d'approvisionnement trop longs
- le coût élevé de l'énergie (que ce soit l'auto production ou les fournitures de la société d'électricité)

- l'inexistence d'industries de production d'engrais ou de pesticides agricoles compétitivités
- les difficultés d'accès aux informations, la faiblesse de capacité de traitement de l'information et l'insuffisance des cadres de partages de l'information (informations portant aussi bien sur le marché mondial, les innovations techniques et technologiques)

 Sous-rubriques

Mécanisme de détermination du prix de coton graine

commercialisation des produits finis

Modalités de payement aux paysans du conton enlevé

DECLARATION DE BAMAKO SUR LE DEVELOPPEMENT DE LA FILIERE COTONNIERE EN AFRIQUE DE L'OUEST ET DU CENTRE

 Annonces/Infos
La CMDT ouvre ses portes à la presse et aux médias

La Salle de Conférence de Kafo Jiginè à Koutiala a abrité du 30 octobre au 3 novembre un séminaire d'information des journalistes et professionnels de médias sur les mécanismes de commercialisations du coton au Mali.
Organisée par la Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles (CMDT), ce séminaire avait pour objectif de mettre en exergue le rôle capital des médias dans la connaissance et la diffusion des enjeux de la filière coton au niveau de l'opinion nationale et internationale.
Outre les responsables des Directions Centrales de et Régionales de Koutiala de la CMDT, le séminaire a enregistré la participation du représentant du Ministère de l'Agriculture, une vingtaine de journalistes de la presse publique et privée et des professionnels de medias.
Les travaux du séminaire ont commencé par la Présentation générale de la CMDT :
-les zones d'interventions de la CMDT ;
-l'importance économique de la CMDT au niveau des producteurs de la région et de la nation entière ;
-son organisation et ses missions ;
-ses relations avec les producteurs ;
-ses productions et leur transformation et commercialisation.


Le reste du séminaire s'est articulé sur des expositions et débats question-réponse autour de sept thèmes à savoir :

Thème I : Méthodes de prévisions de la CMDT et la préparation de la campagne de commercialisation, présenté par Monsieur Drissa Diallo, chef Service appui aux organisations paysannes de la Direction des productions agricoles.
Thème II : Mobilisation des fonds pour le financement de la campagne de commercialisation, présenté par Monsieur Mamadou Kouyaté, chef Service de la Direction financière et comptable.
Thème III : Organisation de la commercialisation du coton graine (centres d'achats), également présenté par Monsieur Drissa Diallo, chef Service appui aux organisations paysannes de la Direction des productions agricoles.
Thème IV : Evacuation, égrenage du coton graine et classement du coton fibre, présenté par Mamadou Goïta, chef Service égrenage par intérim de la Direction des productions industrielles.
Thème V : Modalités de paiement du coton aux paysans, présenté aussi par Monsieur Drissa Diallo.
Thème VI : Commercialisation des produits finis (coton fibre, graine de coton et autres produits), présenté par Idrissa Hamala Kéïta.
Le séminaire était ponctué par des visites guidées au garage de la CMDT, aux usines partenaires de la CMDT comme FAMAB-SMO et l'HUICOMA, aux usines d'égrenage I, II, III, et IV, et enfin à l'exploitation en récolte coton et au marché de coton dans le village de N'goukan. Ses visites ont permis aux participants de prendre connaissance avec le processus de production de coton depuis le champ jusqu'à sa commercialisation.

 
 
© Copyright MA 2004
Haut de page