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- UN
RECENTRAGE BENEFIQUE DES MISSIONS
- L'Office
du Niger est le plus ancien des périmètres irrigués
de l'Afrique de l'Ouest et l'un des plus étendus. Aménagé
à partir des années 1930 dans le deltat intérieur
du fleuve Niger, il devrait devenir, selon les premiers projets
élaborés, le principal fournisseur de coton des
industries textiles de la France coloniale, le grenier à
riz de l'Afrique de l'Ouest et un lieu d'innovation technique
et sociale. Les objectifs étaient ambitieux avec près
d'un million d'hectares à aménager en 50 ans.
- Les grands ouvrages ont été
conçu et conduits pour répondre à ces objectifs.
Parmi ceux-ci, il faut citer le pont barrage de Markala situé
sur le fleuve Niger à 30 Km de Ségou et 270 Km
de Bamako. Ce barrage relève le niveau d'eau d'environ
5 mètres ce qui permet de domoner de vaste plaines appartenant
au deltat intérieur du Niger. A travers les anciens marogots
et un réseau dense de canaux d'irrigation et de drainage,
ce sont aujourd-hui près de 74.000 ha qui sont aménagés
et mis en valeur (riz, cultures maraûchères et canne
à sucre).
- L'Office du Niger est un Etablissement Public
à caractère Commercial (EPIC) restructuré
en 1994. Il est placé sous la tutelle du Ministère
de l'Agriculture de l'Elevage et de la Pêche. Cette restructuration
s'inscrivait dans la logique de la libéralisation de l'économie
et du tranfert de responsabilité de l'Etat vers les acteurs
privés. Dans le cas de l'Office du Niger, cette réorientation
s'est traduit par un recentrage de ses missions.
- Ces mission
s'articulent dans le cadre de la mise en valeur et du développement
du Delta central Niger autour de la gestion des eaux et de la
maintenance des aménagements. Dans le cadre du contrat
de concession de service public, elle intègre la maîtrise
d'ouvrage déléguée pour les études
et le contrôle des travaux, l'entretien des infrastructures
primaires, la gérance des terres, le conseil rural et
l'assistance aux exploitants des terres, aménagées
en approvisionnement, en intrants et matériels agricoles.
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- Le décret
de gérance N° 96-188/PRM de 1996 définit les
principales règles de gestion de l'eau et des terres en
précisant les différents statuts fonciers et en
instituant notamment des comités paritaires de gestion
permettant de faire participer les exploitants agricoles aux
prises de décisions dans ces domaines.
- L'activité
de l'Office du Niger est planifiée dans le cadre de contrat-plan
qui définissent les engagements et les performances pour
une période de trois ans entre l'Etat, l'Office du Niger
et les exploitants agricoles.
- Pour assurer ses missions, l'ON dispose des
ressources financières issues essentiellement de la redevance
payée par les exploitants pour les services de l'eau,
des subventions de l'Etat utilisées pour l'entretien du
réseau primaire, la maîtrise d'ouvrage delégué
et le conseil rural et des financements dans le cadre de programmes
spécifiques (réhabilitation, extension, appui institutionnel
et mesures d'accompagnement).
- L'Office du
Niger dont le siège social se trouve à Ségou
se compose d'une Direction Générale, d'une Direction
de l'Aménagement et du Développement rural, d'une
Direction Administrative et Fianacière et d'un Audit interne.
- Cinq zones de production agricole constituent
des subdivisions territoriales chargée de la mise en oeuvre
des activités ayant fait l'objet de plans et programmes
approuvés par le Conseil d'Administration. Les zones jouissent
d'une autonomie de gestion se traduisant par la perception directe
des fonds de redevance pour des besoins d'entretien du réseau
secondaire et la couverture des frais généraux
de la zone et du siège.
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- L'objectifs
principale de l'Office du Niger est de contribuer à la
sécurité alimentaire du Mali. Les résultats
obtenus depuis une décenie en attestent puisqu'on assiste
à une croissance rapide des productions et de la productivité.
En effet, le rendement moyen en riz paddy est passé de
2,2 tonnes/ha en 1987 avec une production de 88.011 tonnes, à
6,1 tonnes/ha en 2001, avec une production 376,187 tonnes de
riz graines, permet à l'Office du Niger de contribuer
pour environ 50% aux besoins alimentaires en riz au Mali (485,900
tonnes en 2001).
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- Par ailleurs,
les ressources de revenus se sont diversifiées dans la
zone avec le développement rapide de la double culture
du riz, des cultures maraîchères, l'augmentation
des troupeaux et des activités liées à la
pêche et à la pisciculture. Pour la seule spéculation
riz, le niveau de réalisation au cours de la campagne
2001/2002 est de 376.187 tonnes de paddy dont 24.049 tonnes attendus
en contre saison. La production maraîchère en 2001
est estimée à 160.000 tonnes pour toutes les spéculations
confondues (échalote, ail, tomate etc...).
- Malgré
ces résultats encourageants, l'Office du Niger est confronté
à un certain nombre de contraintes qui sont entre autre
l'insuffisance des terres aménagées qui constitue
l'un des principaux freins à la poursuite de la croissance,
aini que l'insuffisance de ressources financières pour
l'aménagement des terres. Le drainage et l'assainissement
général de la zone constituent des enjeux pour
le développement et la santé des populations, la
dégradation des infrastructures en particulier des falas,
l'invasion de plantes telles la jacinthe d'eau et la typha constituent
des freins à la bonne irrigation.
- Les problèmes
liés à la cohabitation agriculture/éleveur
extensif entraîne de plus en plus la dégradation
du réseau hydraulique et des conflits entre agricultulteurs
et éleveurs. L'insufisance de fourniture d'énergie,
la faiblesse des infrastructures de transport et de communication
limitent le développement des petites et moyennes entreprises.
L'insiffisance d'infrastructures de conservation et de transformation
des produits maraîchers en vue de leur valorisation, l'absence
de financement pour faire face à la lutte anti-aviaire
en vue de la protection des cultures, la persistance des maladies
liées à l'eau (paludisme, maladies diarrhéiques),
la montée des infections sexuellement transmissibles (IST)
et du Sida, montée amplifiée par la convergence
dans la zone de population venant de tous les horizons complètent
le tableau des contraintes.
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- En dépit de ces difficultés
les progrès réalisés ces dernières
années sur le plan de l'intensification agricole sont
très importants et confirment que cette région
peut effectivement devenir le grenier de l'Afrique de l'Ouest.
Pour cela, il faudra entre autre satisfaire les doléances
des producteurs qui sont la réalisation du projet d'installation
d'une usine d'engrais à Markala, l'accès au crédit
d'investissement par la mise en place d'une institution financière,
l'augmentation des surfaces aménagées, l'accès
à l'eau potable, l'assainissement et l'électrification
des villages.
- La construction des routes et lleur entretien
pour l'écoulement facile des produits agricoles (en particulier
la route Nationale 6), la transformation des produits agricoles
notamment les produits maraîchers et la multiplication
des minirizeries pour l'obtention de riz de qualité compétitif
sur le marché international s'inscrivent également
dans la panoplie des péoccupation paysannes.
- L'optimisme reste donc de mise. C'est ainsi
que les objectifs de superficies pour la campagne 2002/2003 sont
de 65.428 ha (dont 60.855 ha en casier et 4.573 ha en hors casier).
La prévision de production est de 513.335 tonnes de paddy
(dont 393.963 tonnes en casier et 19.372 tonnes en hors casier).
Les rendements attendus sont de 6,5 tonnes par hectares en casier
et 4,1 tonnes par hectares en hors casier.
- La principale ambition de l'Office du Niger
est de procéder à une extention conséquente
des superficies aménagées. Pour ce faire et en
vue de l'installation de grands opérateurs privés,
il est nécessaire de rendre exploitables les systèmes
hydrauliques du reste du Macina, du Karreri, du Kokéri,
du Ména et du Farmaké par l'aménagement
du deuxième bief du fala de Boky Wéré et
du troisième bief du fala de Molodo ainsi que l'exécution
des infrastructures principales concernées.
- Le schéma directeur de développement
de la zone Office du Niger, en cours d'élaboration, définira
les options et les objectifs d'extention. Mais il est déjà
acquis que cette extension des superficies aménagées
est l'activité locomotive qui va entraîner toutes
les actions de développement de la région Office
du Niger.
- L'Office du Niger paut peinnement jouer son
rôle d'outil d'intégration sous-régionale
si les dispositions sont prises pour la mobilisation des capitaux
nationaux et étrangers en vue de faire aboutir le grand
projet d'extention. Le Mali se donnera alors les noyens d'atteindre
un des objectifs initiaux de l'Office qui est de devenir le grenier
de l'Afrique de l'Ouest.
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- Un site naturel propice à l'irrigation
- La zone de l'Office du Niger est un site
comportant une immense réserve en terres irrigables par
gravité (environ 960 000 ha) à partir du barrage
de Markala sur le fleuve Niger dont les ressources en eau sont
considérables en période de crue. Par son climat
et la qualité des sols, cette région est favorable
à une large gamme de productions agricoles et aux échanges
de produits. La main d'oeuvre est considérable et peu
onéreuse. La législation récente assure
la sérénité foncière à travers
des baux ordinaires (30 ans renouvelables) et emplytéotiques
(50 ans renouvelables) Enfin, le pays s'est dité d'un
code des investissements très attractifs. Le Mali dispose
d'un marché intérieur en force croissance pour
de nombreuses productions telles que le riz ou le sucre. En raison
notamment du site de l'Office du Niger, le Mali s'aprête
à devenir la zone de production agricole de la sous-région.
Ce sont donc tous les marchés des pays voisins qui peuvent
être alimentés à partir de cette région.
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- Une activité en pleine expansion
- La superfice cultivée annuellement
a progressé de plus de 53% au cours de ces dix dernières
années (période 1994-1995 à 2002-2003).
L'augmentation des superficies en riz résulte des récupérations
de terres lors des travaux de réhabilitation et d'extension.
Par ailleurs la culture de contre saison est en pleine expansion.
En effet, le développement des autres cultures, et tout
particulièrement du maraîchage, avec la culture
des oignons/échalote, et plus récemment la pomme
de terre, a été rapide. L'évolution la plus
spectaculaire est celle de l'intensification de la production
agricole irrigué avec une augmentation constante des rendements
en riz depuis plus de dix ans. La production annuele du riz paddy
a progressé rapidement pour atteindre environ 427 807
tonnes en 2002/2003 sur une superficie mise en valeur de 74 504
ha. Cette production en riz paddy représente plus de 57%
des besoins de consommation nationale en riz marchans estimés
à 486 000 tonnes en 2001/2002. En ce qui concerne la diversification,
la zone de l'Office du Niger regorge de nombreuses opportunités
d'affaires pour le secteur agro-industriel.
- La crissance des productions agricoles se
traduit par une amélioration du revenu et des conditions
de vie des populations. A titre d'exemple, la valeur de la production
de paddy lors de la campagne 2002/2003 s'élève
à 50 milliards de francs CFA et environ 30 milliards de
francs CFA générés par les cultures maraîchères.
La valeur de la production agricole au titre de cette campagne
peut ainsi être astimée à 80 milliards de
francs CFA.
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- Les activités dérivées
de la production agricole ou favorisées par la mise en
eau permanente des falas (anciens marogots) ont également
fortement progressé. La population non agricole s'adonne
aux activités telles que le transport, le battage, la
transformation, la commercialisation, ainsi qu'aux travaux de
maintenance des infrastructures hydrauliques et études
variées en tant qu prestataires privés. Les infrastructures
existantes en pleine promotion témoignent de la dynamique
économique de la zone Office du Niger. A titre d'exemple,
en 2003, l'Office du Niger a payé 1,8 milliards de francs
CFA aux entrepreneurs dans le cadre de l'entretien du réseau
primaire et secondaire. En outre, 782 batteuses et 749 décortiqueuses
ont évolué en zone Office du Niger.
- La commercialisation des produits agricoles
a généré au profit des transporteurs, environ
trois milliards de francs CFA dont deux milliards pour le transport
du riz et un milliard pour celui des produits maraîchers.
- Les facteurs ci-haut évoqués
font de la zone Office du Niger un pôle de développement
attrayant des fortes densités de populations (environ
100 hbts/km² dans le Kala inférieur).
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DEMOGRAPHIE EN 2003 - 2004 |
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Nombre de villages |
249 |
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Nombre de familles encadrées |
26 435 |
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Population totale |
350 079 |
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Hommes |
174 471 |
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Femmes |
175 608 |
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- Des perspectives encourageantes
- L'Office du Niger connaît depuis une
décennie une croissance agricole soutenue. Un des enjeux
majeurs de l'ON reste l'extension des surfaces aménagées
avec la participation des bénéficiaires et/ou la
mobilisation des capitaux nationaux et étrangers afin
d'augmenter les superficies aménagées et répondre
ainsi à une pression foncière de plus en plus forte.
- L'extension du domaine aménagé
est possible au regard des disponibilités importantes
de ressources naturelles. Le Mali vise d'une part le maintein
de l'autosiffisance alimentaire du riz et d'autre part son exportation
vers les autres pays de la sous-région. Pour relever ce
défi, le gouvernement vient de lancer un important programme
d'extension de 50 000 ha à aménager d'ici 2007
dont 26 326 ha à l'Office du Niger. Par ailleurs, la mise
en oeuvre du schéma directeur de développement
de la zone Office du Niger prévoit l'aménagement
de 120 000 ha afin d'assoir l'autosiffisance alimentaire au Mali,
et d'exporter l'exédent céréalier sur les
parché sous-régional, dont le déficit en
riz s'élève chaque année à 1,8 millions
de tonnes pour un besoin de 3 millions de tonnes. Toujours dans
le cadre des extensions de superficies, l'Office du Niger a lancé
un appel aux investisseurs maliens de l'intérieur, de
l'extérieur ou aux investisseurs étrangers. En
plus de ces actions d'autres, non moins importantes sont à
envisager, notamment la promotion de la production nationale
de sucre, la transformation des produits agricoles et la réalisation
d'une usine d'engrais à Markala.
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