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PLUVIOMETRIE - HYDROLOGIE
 PLUVIOMETRIE.
Elle s'est caractérisée par l'installation tardive des pluies, la mauvaises répartition de celles-ci dans le temps et dans l'espace et aussi et surtout leur arrêt précoce dans la deuxième décade de septembre. L'analyse de l'évolution de la situation pluviométrique fait ressortir les constats suivants :
- mois de mai 2004 : sur les quinze stations pluviométriques de référence, onze n'ont reçu aucune pluie au cours de ce mois. Le cumul des pluies a été déficitaire dans l'ensemble des stations ;
- mois de juin 2004 : les hauteurs de pluies reçues ont été dans l'ensemble satisfaisantes. Seules les stations de Sofara et de Dia ont enregistré des cumuls mensuels déficitaires par rapport aux moyennes inter-annuelles, ailleurs ils ont été excédentaires.
Cette situation a favorisé le démarrage et la poursuite des travaux de préparation des sols et le démarrage des opérations de semis. Ainsi, les emblavures au 30 juin ont porté sur 5. 714 ha de mil, 1.208 ha de sorgho, 1 ha de maïs, 374 ha de riz de submersion contrôlée, 1. 381 ha de riz de submersion libre de PPIV et de riz pluvial .
Les conditions d'abreuvement, les pâturages et l'état d'embonpoint des animaux se sont beaucoup améliorés.
- mois de juillet 2004 : au cours de ce mois , sept stations (Diambacourou, Ouronéma, Tiroguel, Kouna, Sofara, Bougoula et Tenenkou) ont enregistré des cumuls mensuels supérieurs à ceux de l'année dernière et aux moyennes inter annuelles. Les stations, Tibo et Saré Mala ont enregistré des cumuls mensuels supérieurs à ceux de l'année dernière. Dans les autre stations, les quantités de pluies reçues ont été déficitaires par rapport aux cumuls de l'année dernière et aux moyennes des stations.
 
Ces pluies ont favorisé la poursuite des travaux de préparation des sols, de semis et la germination des plants. Les réalisations techniques au titre de ce mois ont été de : 17.569 ha de mil-sorgho, 68 ha de maïs, 14.232 ha de riz (dont 5608 ha dans les casiers de submersion contrôlée), 30 ha de fonio, 7,5 ha de sésame, 753 ha d'arachide, 363 ha de niébé, 98 ha de voandzou .
- mois d'août 2004 : seules les stations de Kouna et deTenenkou ont enregistré des cumuls mensuels supérieurs aux moyennes inter annuelles et aux quantités reçues l'année dernière. Les stations de Bougoula, Tibo et Saré Mala ont bénéficié de cumuls mensuels supérieurs aux moyennes inter annuelles; ailleurs les cumuls sont restés déficitaires à très déficitaires. Les pluies tombées au cours du mois ont été d'un grand apport dans le remplissage des mares des casiers de submersion contrôlée.
La situation générale des emblavures réalisées au cours de ce mois se présente comme suit : 4.924 ha de mil,
1 579 ha de sorgho, 154 ha de maïs, 8 365 ha de riz de submersion contrôlée, 1 947 ha de riz (de submersion libre, PPIV, riz pluvial), 14 ha de fonio, 16 ha de sésame, 468 ha d'arachide, 168 ha de niébé, 41 ha de voandzou.
- mois de septembre 2004 : exceptées les stations de Soufouroulaye et de Bougoula, le cumul pluviométrique a été déficitaire sur les treize autres stations. Le mois a connu des poches de sécheresse prolongées qui ont occasionné le dessèchement des cultures.
- mois d'octobre 2004 : les stations de Diambacourou, Ouro Néma et Dia n'ont reçu aucune pluie. Dans les autres stations les quantités de pluies reçues ont été déficitaires à très déficitaires. Cet état de fait a accentué le flétrissement voire le dessèchement des cultures sèches et des plants de riz non irrigués ;
L'installation tardive des pluies, leur insuffisance et leur mauvaise répartition ont été des contraintes au bon déroulement de la campagne agricole 2004-2005. Les cumuls des pluies reçues de mai à octobre sont inférieurs à ceux de l'année dernière dans l'ensemble des stations de la zone sauf dans la station de Tiroguel.
HYDROLOGIE.
Les crues des cours d'eau ont commencé cette année en début juillet pour le Niger et à la mi-juillet pour le Bani.
Elles ont connu une évolution en dent de scie mais assez bonne de leur démarrage jusqu'à la mi-septembre.
- Niger à Mopti port : la montée s'est poursuivie durant les mois de septembre et d'octobre. La crue est restée pratiquement stationnaire du 13 au 18 octobre 2004. La hauteur maximale a été atteinte le 16 octobre à 5,61 m (contre 6,49 m en 2003 et 5,38 m en 2002) pour une moyenne inter annuelle de 6,12 m. La décrue s'est amorcée le 19 octobre 2004.
- Bani à Sofara : le niveau de crue maximal a été atteint le 25 septembre 2004 a 4,44 m (contre 6,09 m en 2003 ; 4,22 m en 2002) pour une moyenne inter annuelle de 5,45 m. La décrue s'est amorcée le 26 septembre 2004.
 
HYDRAULIQUE DES CASIERS.
En raison de la faiblesse de la crue des cours d'eau notamment le Bani, la mise en eau des casiers a démarré avec difficulté dans la première décade de septembre pour l'ensemble des casiers exceptés Bougoula et Syn.
Dans les casiers de Saré Mala et de Soufouroulaye les ouvrages ont dû être fermés avant que la limite supérieure du riz flottant ne soit atteinte. Dans les casiers de Torokoro et de Kouna , la limite supérieure du riz dressé n'a pu être atteinte par les eaux d'irrigation. Le casier de Sofara non plus n'a pu faire le plein.
Par contre, le plan d'eau maximum a pu être atteint dans les casiers de Tibo et de Périmpé alimentés à partir du Bani et cela grâce à l'influence de la crue du Niger.
Dans la zone Mopti-nord, les casiers de Mopti-nord-Sévaré, de Tongorongo et de Tiroguel ont atteint le plan d'eau maximum contrairement aux casiers de Ouro-Néma et de Diambacourou où cela n'a pu être possible.
Dans la zone Diaka, seul le casier de Tenenkou a atteint son plan d'eau maximum. Dans celui de Dia les ouvrages ont dû être fermés depuis le 14 octobre avant que les eaux d'irrigation n'aient atteint la limite supérieure du riz dressé.
Le casier de Syn n'a pas fait l'objet d'irrigation en raison de la faiblesse de la crue tandis qu'à Bougoula, seules les eaux de ruissellement en provenance des falaises ont permis d'irriguer une partie du casier.
 
IMPACTS DE LA PLUVIOMETRIE ET DE LA CRUE SUR LES CULTURES.
L'installation tardive des pluies, leur insuffisance et leur mauvaise répartition ont eu pour incidence le retard dans la mise en place des cultures.
En riziculture de submersion contrôlée , sur une réalisation totale de semis de 13.780 ha, les semis à bonne date n'ont représenté que 52% (3.857 ha en zone basse et 3.386 ha en zone haute). Quant à la germination, elle a porté sur 10.672 ha (soit 77% des semis) dont 6.516 ha en zone basse et 4.011 ha en zone haute .
Par ailleurs il est à noter que la phase critique des besoins en eau des cultures (épiaison-floraison) s'est déroulée au courant de la poche de sécheresse intervenue durant les deux dernières décades de septembre sur l'ensemble de la zone d'intervention de l'ORM. Cet état de fait s'est traduit par une baisse considérable de la productivité.
Ces conditions pluviométriques difficiles dans le déroulement de la campagne ont occasionné en riziculture de submersion contrôlée, la non germination de 3.108 ha de semis et le dessèchement de 318 ha principalement dans les casiers de Ouro-Néma, Tiroguel, Mopti-nord-Sévaré,Torokoro, Kouna, Tenenkou et Dia.
Dans le domaine de l'irrigation, la faiblesse des crues des cours d'eau a fait que :
- 3.667 ha (27% des semis) n'ont pu être irrigués dans les casiers de Diambacourou et Ouro-Néma, Soufouroulaye, Sare-Mala, Torokoro, Kouna, Sofara, Syn, Bougoula et Dia
- le plan d'eau maximum n'a été atteint que dans six des seize casiers conduisant à un niveau élevé de retrait précoce sur les parcelles irriguées ,
En outre il est à enregistrer la perte par noyade de 691 ha pendant les deux premières décades d'octobre (dont 46 ha dans le casier de Bougoula) du fait des eaux de ruissellement provenant des falaises.

 ACTUALITÉ


PRESENTATION DES CASIERS

STRATEGIE D'ENCADREMENT ET RESULTATS OBTENUS

TYPES D'AMENAGEMENT ET GESTION DES INFRASTRURES HYDRO-AGRICOLES

AUTRES RESULTATS OBTENUS

POINT D'EXECUTION DE LA CAMPAGNE AGRICOLE 2004-2005
 

 Evènements

RENFORCEMENT DES CAPACITES

SITUATION DES MARCHES ET CONTRATS

DIFFICULTES PERSPECTIVES

PLUVIOMETRIE - HYDROLOGIE

SITUATION PHYTOSANITAIRE