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 Institut d'Economie Rurale
 RUBRIQUES
 Commercialisation
LA TETE PENSANTE DU PROCESSUS DE DEVELOPPEMENT RURAL
 
 L'Institut d'Economie Rurale (IER) est une institution de recherche ayant pour mission de relever la productivité agricole par des recherches adaptées aux besoins du monde rural, de préserver les ressources naturelles, d'accroître la sécurité alimentaire et le revenu des agriculteurs et d'assurer un développement rural durable faisant du secteur du développement rural un atout majeur de la croissance économique du pays.
 
Pour mener à bien cette mission, l'Institut d'Economie Rurale a établi des liens étroits avec les utilisateurs, l'Univertsité, les ONG, les services agricoles, les agro-industries et le secteur privé.
Fondé en 1960, l'IER évolue actuellement comme un Etablissement public à caractère scientifique et technologique (EPST). Il est doté de la personnalité morale et de l'autonomie financière et administrative. L'IER brasse dans ses activités un budget annuel de 4 millions de dollars qui proviennent de nombreux partenaires au développement (multilatéraux et bilatéraux). Il s'agit entre autres de la Banque Mondiale, de l'USAID, de la France, des Pays-Bas et de la Suisse. De plus l'IER a conclu des accords de collaboration avec des fondations privées ou commerciales.
 
Les experts de l'IER apportent leur soutien à l'élaboration de système de gestion et au développement de méthodologies dans les domaines de la production végétale (sorgho, mil, maïs, niébé, arachide, riz irrigué, riz de bafond, fruits et légumes, coton) des productions forestières et halieutiques, de la production animale (bovin, petit ruminants, volaille) de l'économie des filières, du système de production des ressources naturelles (SPGRN). Il comporte des laboratoires (nutrition animale, sol-eau-plante, technologie alimentaire), une Unité des ressources génétique et d'autres services comme le bureau de documentation, d'information et de publication (BDIP) et de centre de formation et de recyclage (CEFOR).
L'IER se donne comme objectifs de contribuer à la définition et à la mise en oeuvre des objectifs et des moyens de recherche et d'étude au service du développement agricole; d'assurer un appui technique au développement agricole, y compris par des études; de procéder à la mise au point de technologies appropriées pour l'accroissement de la production et l'amélioration de la productivité du monde rural. Il s'occupe aussi de diffuser les résultats de recherches et d'études par la formation scientifique et technique du personnel de recherche et du développement agricole et de fournir des prestations de services dans les divers domaines de sa compétence.
 
Par la nature même de ses activités, l'IER est un fervent partisan de la coopération institutionnelle permanente qu'il estime indispensable au développement durable et effectif, et il est convaincu qu'une coopération efficace repose sur la complémentarité des partenaires au développement. Compte tenu de son statu d'EPST, l'IER cherche à établir un équilibre entre sa mission de service public et la gestion des activités génératrices de revenus, il s'agit d'ajuster l'offre à la demande et de s'adapter d'une manière flexible aux besoins de la clientèle.
 
Formateurs, consultants et experts, le personnel de l'IER a une expérience de travail aussi bien avec les entreprises commerciales qu'avec des institutions gouvernementales et des organisations de base. Ce personnel est compétent dans divers domaines comme l'agronomie, l'agro-foresterie, l'agrochimie, la foresterie, la biochimie, l'écologie, l'entomologie, la malherbologie, la nutrition animale et humaine, la pisciculture, la phytopathologie, la sélection, la technologie alimentaire, la medicine vétérinaire, la zootechnique et la télédétection.
Les principaux domaines d'intervention de l'iER sont le développement rural intégré, la décentralisation, la recherche développement pour une agriculture durable, la formation, le crédit agricole, le genre et développement, la gestion des ressources naturelles, le développement des entreprises rurales (PME), les organisations de producteurs/productrices, les filières agricoles, l'édition et la publication. Les laboratoires (nutrition animale, analyse sol-eau-plante, technologie alimentaire), la biodiversité et l'environnement.

 ACTUALITÉ

Rencontre préparatoire de la journée du paysan à Mopti du 9 au 11 juin 2004
Présentation de la déclaration de politique générale du Gouvernement à l'Assemblée Nationale 10 JUIN 2004
Tenue du forum des femmes rurales à Bamako du 4 au 5 juin 2004

 Evènements
Formation du nouveau gouvernement le 2 mai 2004, Le Ministère de l'Agriculture de l'Elevage et de la Pêche désormais scindé en deux départements distincts: le Ministère de l'Agriculture dirigé par Mr Seydou TRAORE et le Ministère de l'Elevage et de la Pêche par Mr Oumar Ibralim TOURE
 

 La vision sur le développement dans le monde a évolué rapidement d'une série de projets avec des intrants et extrants bien définis vers une "approche programmée" à travers un encadrement professionnel et la facilitation des changements institutionnels. De plus en plus, l'IER s'est orienté vers la gestion du processus de développement et plus spécifiquement vers les aspects comme les relations entre toutes les parties concernées, la gestion de l'information et la communication, le contrôle de qualité, les relations coûts-bénéfices et la gestion financière, le suivi-évaluation et les relations avec les différents acteurs du développement.
 
Beaucoup d'acteurs sont concernés par le processus du développement: paysans (hommes et femmes), chercheurs, vulgarisateurs, ONG, organisations de producteurs, institutions de crédit, le secteur privé etc...
La participation de ces acteurs aux différentes phases du cycle de programmation des projets est essentielle pour garantir sa pertinence et son efficacité. L'accès adéquat à l'information et l'organisation efficace de la communication au sein de l'institution de recherche et entre les partenaires et les clients est vitale pour la planification et la mise en oeuvre des programmes de développement rural. Des directives et des procédures claires de gestion doivent être conçues afin d'établir et de suivre les relations avec les partenaires. Il faut des outils pour identifier ces différents partenaires et pour faciliter la communication et l'échange d'information.
 
A cet égard, l'IER et ses partenaires utilisent et développement plusieurs modèles de gestion du partenariat et plusieurs outils permettant une analyse et une planification commune comme la Méthode d'Action Recherche Participative (MARP)
Ainsi l'approche de l'IER dans le domaine de la recherche et de la vulgarisation a évolué à travers les années d'une recherche système de production vers une contractualisation de la recherche issue de la demande des cients. L'expérience acquise couvre toutes les phases de la recherche et du développement notamment le zonage agro-écologique et la détermination des zones de recommandation, l'élaboration de messages et d'approches de vulgarisation, l'organisation et la mise en oeuvre des programmes intégrés.
 
L'expertise disponible couvre également la filière agricole en amont et en aval de la production, notamment l'analyse socio-économique et financière de filières spécifiques, l'approvisionnement en intrants et en crédits, la commercialisation des produits agricoles et la technologie alimentaire.
 
 

Le développement d'une approche système va de pair avec la mise au point de méthodes participatives dans toutes les phases du processus de recherche-vulgarisation: diagnostic, détermination des priorités, planifcation, mise en oeuvre des tests et suivi-évaluation. L'IER facilite la communication entre chercheurs, paysans et autres parties engagées et des outils participatifs ont été élaborés afin de baser le développement technologique sur les connaissances locales et traditionnelles. L'approche système actuelle tient compte dans ses recommandations de la diversité paysanne, des intérêts divergents relatifs au genre et à l'appartenance à des groupes sociaux divers, et des flux de croissance et de leur contrôle.
 
Les laboratoires centraux et unités de l'IER sont des structures spécialisées tranversales rattachées à la Direction Générale. Ils ont pour triple mandats d'exécuter des projets spécifiques de recherche; de collaborer avec les programmes de l'IER, les structures de recherche nationales, régionales et internationales dans l'exécution de leurs projets de recherche; et enfin d'appuyer, conseiller les partenaires (structures publiques, ONG, Agro-industries, privés etc...)
 
A ce titre le Laboratoire de Nutrition Animale a pour mission la mise au point des technologies de transformation et de conservation des produits agricoles, la formation aux méthodes d'analyses et de techniques de transformation des aliments, le contrôle de qualité des aliments et la détermination de la valeur nutritive des aliments.
Le laboratoire Sol-Eau-Plante a pour mission l'analyse chimique du sol, de l'eau et des plantes, les études pédagogiques et de topo-séquences, la recherche sur la fertilité des sols et la mise au point d'un système d'information géographique (SIG).
Le laboratoire de Technologie Alimentaire a pour mission d'améliorer les techniques de séchage des fruits: améliorer la conservation de la mangue, de la banane, de la papaye; les techniques de séchage des l"gumes frais: améliorer la conservation de la tomate, de l'oignon et de la courge; les techniques de préparation de confiture: améliorer la transformation des fruits (mangue, papaye et oseille); les techniques de préparation de sirops: améliorer la transformation de gingembre, oseille et tamarin; et les techniques de préparation des buscuits: croquettes, gâteaux à base de farine composée.
 
L'unité des Ressources Génétiques a pour mission la sauvegarde du matériel génétique végétal et animal, la conservation et utilisation durable des ressources génétiques et de la biodiversité, le recensement, l'inventaire et la caractérisation des ressources génétiques et de la biodiversité.