JOURNEE NATIONALE PAYSANNE

 

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Commercialisation
 

Communications

Communication sur le Programme maïs
Cette présentation a été faite par Mr Issa Djiré Directeur Général de l'Office de la Haute Vallée du Niger (OHVN).
Il a d'abord situé le contexte et la justification de la culture du maïs dans notre pays du fait du climat favorable et des potentialités d'exportation au niveau de la sous région. L'objectif de ce programme est de promouvoir la culture du maïs par l'augmentation de la production à hauteur d'un million de tonnes par an. Le programme maïs sera développé dans les zones d'encadrement de la CMDT, de l'OHVN, de l'OPIB, de l'ODRS, de l'ORS, de l'ORM, de l'ON et des DRAMR et autres programmes. Ce programme fera l'objet de renforcement des capacités de base, de formation des paysans et des organisations de producteurs, l'appui à la production et à la commercialisation. Ce programme sera financé par le Gouvernement du Mali avec l'appui de la coopération Egyptienne sous forme de crédit marchandise. Les producteurs et les organisations de producteurs seront fortement impliquées dans la mise en oeuvre de ce projet.

Communication sur le coton irrigué

Cette présentation a été faite par le Dr Bino TEME Directeur Général de l'IER et le Dr Amadou Aly Yattara, Chef du programme coton à l'IER.

Les présentateurs ont d'abord fait un rappel historique de cette expérience à travers le double objectif de la création de l'office du Niger qui était de produire 100 000 tonnes de coton fibre pour les industries françaises et de produire du riz pour la consommation des colonies françaises de l'époque. Les premières expérimentations en matière de culture de coton irrigué datent de 1913 par l'introduction des variétés américaines à Banankoro et des variétés Barbadense en 1917 à la station de Diré.

Mais force est de constater que la culture du coton irrigué en zone Office du Niger a été un échec, les rendements moyens n'ayant pas dépassé les 600kg/ha.
Sur la base de cette expérience il faudrait envisager la culture du coton irrigué en zone Nord du pays (moins de 400mm par an) avec la variété Barbadense.

Pour ce faire il faut :
- reprendre les expérimentations
- aménager les zones identifiées (Mema Farimaké, lacs et mares du Mali)
- organiser la filière coton.

Communication sur la biotechnologie (OGM):

Cette communication, présentée par le Directeur général de l'IER, le Dr Bino TEME, a d'abord insisté sur les progrès importants accomplis en biologie et en génétique au cours des dernières années :" les manipulations du génome font qu'il n'y a plus de barrières entre les individus de genres ou d'espèces différents. Les connaissances du patrimoine héréditaire des plantes et des animaux permettent leur clonage ".

Ces avancées significatives enthousiasment les scientifiques et même les politiques ou décideurs, mais en même temps, suscitent des interrogations : questions d'éthique, bouleversement des rapports économiques entre pays pauvres et riches détenant les technologies, impacts négatifs éventuels sur la santé et l'environnement ".

Après une description détaillée du processus de fabrication et de la répartition de la production des OGM dans le monde (USA : 66% ; Argentine : 23% ; Canada : 3.5% ; Chine : 2.1% ; reste du monde : 5.4%), le Dr TEME a posé la question centrale suivante : " l'agriculture malienne peut-elle faire aujourd'hui l'impasse sur les plantes génétiquement modifiées et l'acquisition des connaissances scientifiques en la matière ? "

Au cours des débats, les préoccupations suivantes ont été soulevées:
¢ ne va-t-on pas créer des problèmes supplémentaires aux paysans, notamment en matière d'acquisition des semences OGM ?
¢ quels sont les impacts sur l'environnement et la sur la santé des consommateurs ?
¢ les chercheurs maliens sont-ils suffisamment formés et équipés en la matière ?

Pour le Directeur général de l'IER, ces préoccupations sont légitimes et ne peuvent être prises en charge qu'en s'engageant dans un processus de recherche et de communication appropriée avec les producteurs qui se doivent aujourd'hui de piloter, cela en cohérence avec les autorités politiques, la recherche agricole nationale.

En conclusion, on retient que les OGM suscitent des inquiétudes. D'où la nécessité de disposer d'une législation appropriée pour baliser les activités de recherche et des opérateurs économiques importateurs de produits et de denrées alimentaires.

Les débats ont également démontré la nécessité pour la recherche agricole malienne de s'engager dans ce type de recherche pour acquérir les connaissances scientifiques en vue d'éclairer les prises de décisions aussi bien au niveau des politiques que des agriculteurs.



Information sur le premier Recensement Général Agricole
Cette présentation a été faite par le Dr Hamadoun Sow DG CPS/MA assisté de Mr Amadou Dembélé du bureau de recensement général. Le recensement général s'inscrit dans le cadre du programme FAO-Banque Mondiale du développement des statistiques de l'Alimentation et de l'Agriculture. Le projet vise à obtenir les données fondamentales du secteur rural, les caractéristiques structurelles des exploitations , les facteurs de production, les filières agricoles pour la mise en place d'une banque de données et servir de repères pour les estimations futures. Ce travail sera réalisé par le bureau central de recensement agricole au niveau national et régional. Le projet est financé à hauteur de 3 765 356 000 Fcfa par le Gouvernement de la République du Mali et les partenaires au développement (FAO, Union Européenne, USAID et Banque Mondiale ) pour respectivement 64% et 36%.
Le projet concernera tout le territoire national et touchera les exploitations de type traditionnel et moderne.
Ce projet dont le démarrage effectif est prévu pour le 1er juillet 2004 s "achèvera en Février 2005. Il mobilisera 506 enquêteurs, 100 contrôleurs, des superviseurs régionaux et nationaux.

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