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Cette
communication, présentée par le Directeur général
de l'IER, le Dr Bino TEME, a d'abord insisté sur les progrès
importants accomplis en biologie et en génétique
au cours des dernières années :" les manipulations
du génome font qu'il n'y a plus de barrières entre
les individus de genres ou d'espèces différents.
Les connaissances du patrimoine héréditaire des
plantes et des animaux permettent leur clonage ".
Ces
avancées significatives enthousiasment les scientifiques
et même les politiques ou décideurs, mais en même
temps, suscitent des interrogations : questions d'éthique,
bouleversement des rapports économiques entre pays pauvres
et riches détenant les technologies, impacts négatifs
éventuels sur la santé et l'environnement ".
Après
une description détaillée du processus de fabrication
et de la répartition de la production des OGM dans le
monde (USA : 66% ; Argentine : 23% ; Canada : 3.5% ; Chine :
2.1% ; reste du monde : 5.4%), le Dr TEME a posé la question
centrale suivante : " l'agriculture malienne peut-elle faire
aujourd'hui l'impasse sur les plantes génétiquement
modifiées et l'acquisition des connaissances scientifiques
en la matière ? "
Au
cours des débats, les préoccupations suivantes
ont été soulevées:
¢ ne va-t-on pas créer des problèmes supplémentaires
aux paysans, notamment en matière d'acquisition des semences
OGM ?
¢ quels sont les impacts sur l'environnement et la sur la
santé des consommateurs ?
¢ les chercheurs maliens sont-ils suffisamment formés
et équipés en la matière ?
Pour
le Directeur général de l'IER, ces préoccupations
sont légitimes et ne peuvent être prises en charge
qu'en s'engageant dans un processus de recherche et de communication
appropriée avec les producteurs qui se doivent aujourd'hui
de piloter, cela en cohérence avec les autorités
politiques, la recherche agricole nationale.
En
conclusion, on retient que les OGM suscitent des inquiétudes.
D'où la nécessité de disposer d'une législation
appropriée pour baliser les activités de recherche
et des opérateurs économiques importateurs de produits
et de denrées alimentaires.
Les
débats ont également démontré la
nécessité pour la recherche agricole malienne de
s'engager dans ce type de recherche pour acquérir les
connaissances scientifiques en vue d'éclairer les prises
de décisions aussi bien au niveau des politiques que des
agriculteurs. |