|
La Loi d'Orientation Agricole, dont le
processus d'élaboration a été lancé
le 7 février 2005 résullte d'une volonté
présidentielle qui a germé lors de la première
journée paysanne organisée à Koutiala,sous
l'egide de son Excelence Amadou Toumani Touré. Cette loi
qui vise à définir une politique agricole pour
un Mali de demain, afin de favoriser une approche globale de
l'agriculture.
Il faudre pour cela, placer le paysan
malien au centre de la problématique en organisant des
séances de concertation basées sur l'écoute
de tous les acteurs. Il faudrait également réaliser
un diagnostic rigoureux tout en appréciant la pertinence
des solutions proposées. C'est dans ce contexte que le
Ministre de l'Agriculture avec comme élément moteur
la coordination nationale des organisations paysannes (CNOP)
a procédé au lancement des journées sectorielles
de concertation sur la loi d'orientation agricole. Tenues à
Djenné avec la participation d'une soixantaine de paysans
de la région de Mopti et de ses communes rurales. Ces
journées de concertation étaient un cadre idéal
pour les paysans d'échanger sur des questions qui ont
trait à l'agriculture et qui constituent une entrave dans
le cadre de l'exercice de leurs activités quotidiennes.
Il s'agit de la question foncière, de la gestion de l'eau,
et des ressources naturelles, de la prévention des calamités.
C'est ainsi que durant ces journées, plusieurs commissions
mixtes de travail ont été mis en place, et qui
regroupent à la foi d'agricultuers d'éleveurs et
de pêcheurs. Et au sein de ces commissions seront traités
les sujets et préoccupations d'intérêts communs.
La CNOP (Coordination Nationale des Organisations
Paysannes) dans le souci de donner à ces journées
tout leur caractère paysan, et pour éviter d'influencer
d'une manière ou d'une autre ces concertations, a défendu
toute intervention techniques et remis aux paysans le libre choix
de leur conversation. Il faut cependant rappeler que cette position
neutre de la CNOP résulte d'une volonté du Chef
de l'Etat, qu'il a exprimé lors du lancement du processus
de la LOA placer le paysan malien au centre de la problematique.
Lors du lancement de ces journées, le Ministre de l'Agriculture,
Son Excellence Seydou Traoré, dans son intervention a
tenu à mettre l'accen sur le rôle important que
jouera la contribution des producteurs et productrices dans l'élaboration
de la LOA et l'opportunité que ces concertations les offrent
concernant la prise en charge de leurs préoccupations.
"Ces processus vous permet de contribuer pleinnement à
la conception de la LOA. Cette approche participative vous donne
une grande opportunité de vous prononcer sur l'emble des
préoccupations qui touchent le développement de
notre agriculture", a souligné le Ministre Seydou
TRAORE.
Rapelons, qu'en prélige à
ces journées de concertation, une méthodologie
a été élaboré lors de la formation
des animateurs le 19,20, 21, et 22 du mois passé à
la Dette Publique. Et c'est ce document qui servira de base pour
mener les discutions. Pour sa part Monsieur Souleymane Keita,
le Coordinateur de la CNOP s'est dit très ému,
tout en invitant les uns et les autres à intervenir dans
un esprit de transparence et de démocratie, "Nous
voulons ces concertations très transparentes, démocratiques
et très participatives". La parole est donnée
aux producteurs et aux productrices, qu'ils la prennent pour
exprimer leurs préoccupations, leurs attentes et faire
des propositions pertinentes qui vont aider à l'élaboration
de cette boussole du développement de notre agriculture,
la LOA. Il continua pour souligner que "cette première
concertation pilote est la boussole des futures concertations
et des ateliers thématiques. Elle indiquera, avec celles
qui se tiendront à Sikasso et à Ségou, si
la méthodologie tient bon, si elle est pertinente et si
elle permet d'atteindre nos objectifs dont la rédaction
du Mémorandum Paysan "I a expliqué par la
suite que les réfexions porteront sur certains points
essentiels, qui sont de nos jours les plaies saignates de l'agriculture
(agriculture - élevage - pêche)
Les réflexions porterons entre
autres sur les questions de sécurité alimentaire,
de la place et du rôle de la femme dans l'exploitation
familiale, la gestion du fincier, le statut de l'agriculteur.
Notons que ces concertations qui se sont tenues à la maison
du peiple de Djenné sous la vigilence d'une forte délégation
du Ministère de l'agriculture et de la CNOP. Il s'agit
pour ceux-ci de se rassurer de la bonne tenue de ces concertation
et du respect des clauses qui servent de base pour les sicussions.
Dans les prochains jours les régions de Ségou et
Sikasso également verront leurs travaux de concertations
débutés.
Ousmane KONE |