Loi d'orientation agricole :

DJENNE DONNE LE COUP D'ENVOI DES CONCERTATIONS
L'ESSOR = N° 15455 du 18 mai 2005

Le ministre de l'Agriculture, Seydou Traoré, a lancé jeudi dernier à Djenné le processus des concertations pilotes (il y en aura deux autres cette semaine à Ségou et Kadiolo) sur la loi d'orientation agricole (LOA). Ce processus débouchera sur une synthèse nationale qui sera transcrite sous forme juridique et déposée sur la table de l'Assemblée nationale pour adoption.
Placées sous la conduite et la responsabilité de la coordination des organisations paysannes du Mali (CNOP), les concertations pilotes vont tester la méthodologie de conduite des débats a élaborée lors de la formation des animateurs en avril dernier. Cette méthologie facilitera la rédaction définitive de la LOA. Amendée maîtrisée, elle sera dupliquée pour les autres concertations qui vont se dérouler sur toute l'étendue du territoire.

COMBLER UN VIDE JURIDIQUE- Annoncée par le président de la République Amadou Toumani Touré en juin 2003 à Koutiala lors de la premier journnée paysanne, la loi d'orientation agricole a été solennellement lancée en février dernier à Koulouba. la LOA se veut une référence , une " loi cadre " , point de convergence d'autres lois sectorielles. Le document de la LOA proposé aux débats contient cinq thèmes majeurs déclinés en autant de titres et 17 chapitres. Durant les débats, les acteurs ont discuter, entre autres, des objectifs et stratégies de la politique de développement agricole, du statut des exploitations agricoles et des agriculteurs, des organisations de la profession agricole, de l'aménagement du territoire et de la gestion durable des ressources naturelles, du régime foncier, de la recherche agronomique et de vulgarisation, du financement de l'agriculture , de la maîtrise l'eau, des filières porteuses, des marchés et du conseil supérieur de l'agriculture. Le processus de concertation qui vien de prendre le départ a Djenné, est porteur despoir. Le vice -président de la CNOP , Souleymane Massamakan Kéita, qui conduit le processus pilote a souligné que les producteurs et productrices du monde rural attendent beaucoup de cette initiatives qu'ils vont enrichir par leurs préoccupations,suggestions .les organisations paysannes aideront ainsi a élaborer cette boussole du développement de notre agriculture et à écrire une nouvelle page de l'histoire agricole de notre pays. Le vide juridique qui subsistait autour de l'agricuture, poursuivra Souleymane Kéita , sera comblé grâce à une LOA qui se veut démocratique et participative.le vice- Président de la CNOP saluera ainsi l'initiative présidentielle destinée à doter le monde paysan de textes législatifs et réglementaires régissant l'exercice de la profession agricole . IL a également salué le choix porté sur la CNOP pour conduire les débats sur la LOA et pris l'engagement de mériter de la confiance placée dans les organisations paysannes.

RENCONTRE AVEC LES INSTITUTIONS- Mamadou Diarra, le secrétaire général de l'Association des pêcheurs résidant au Mali (APRAM) place aussi de grands espoirs dans ces concertations, notamment pour résoudre les conflits sur le partage des espaces .Si dans la théorie, explique -t-il , la terre et l'eau sont des biens de l'état, dans la pratique , réalité est toute autre . Les accrochages avec les propriétaires terriens ne sont pas rares, quand les membre de sa corporation cherchent un lopin pour cultiver ou pratiquer la pisciculture.car, nous vivons aussi d'agriculture par uniquement de pêche, relèvera t-il. Mme Guindo Yari Telly, est la représentante de la coopérative " Demeso " de Mopti qui fait du maraîchage. Les membre de cette coopérative sont essentiellement des veuves (45) responsables de familles. Pour pouvoir supporter ces charges familiales, la coopérative fait du maraîchage, de l'élevage de petits ruminants et de lapins. Mais cette entreprise rencontre pas mal difficultés , assurera Mme Guindo , en évoquant les étangs piscicoles saccagés par des crapauds qui se nourrissent d'alevins, les semences maraîchères de mauvaise qualité et périmées , le difficile accès à la terre , le manque d'encadrement et d'équippements. Les préoccupations de Mme Guindo et d'autres acteurs du monde rural trouveront des solutions avec la LOA, en cours de formulation. A la fin du processus, le document rédigé sera un outil important entre les main de ceux qui rendront la justice, offrira une meilleure approche à la gestion des conflits, au statut de l'agricuteur, à la place et au rôle de la femme dans l'exploitation familiale. En marge des concertations, une campagne d'information est en cours avec le secrétariat permanent de la LOA dirigé par le Dr Daouda Diarra. Ce dernier avait animé, la semaine dernière, une conférence - débats au haut conseil des collectivités territoriales (HCCT). Cette campagne de comunication en direction des institutions de la république dont le HCCT a été le point de départ, vas fournir , des informations sur le contenu du document préparatoire, discuter avec les responsables et recueillir toutes suggestions susceptibles d'améliorer la LOA . Daouda Diarra était accompagné pour ce premier exercice de Mme Dembélé Anne Réjane Koné, membre de son staff technique.
M.COULIBALY.

 
 
 
 
 
 

LA MECANISATION GRANDS PAS
 L'ESSOR = N° 15455 du 18 mai 2005
 
 

C''est dans une ambiance de fête que le ministère de l'Agriculture a abrité samedi, la cérémonie de signature d'un contrat d'équipement entre les paysans maliens à travers le Groupement des syndicats des cotonculteurs et vivriers du Mali et l'entreprise chinoise Datong entreprises groupe (DTE). L'événement qui était présidé par le ministre de l'Agriculture Seydou Traoré, a enregistré la présence de l'ambassadeur de Chine au Mali, WeiWenhua, des présidents de l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture du Mali (APCAM), Sékou Oumar Tall, du groupement des syndicats du cotonculteurs et vivriers du Mali, Bakary Togola, et de plusieurs autres personnalités du monde l'agriculture au Mali.
Le document qui fait l'objet d'un échange entre Bakary Togola et Ou yang Ripring, le PDG de DTE, définit les modalités d'acquisition de 156 tracteurs avec charrues d'une valeur de 868 millions de Fcfa auprès de l'entreprise chinoise par l'organisation syndicale du monde agricole. Les cotonculteurs et vivriers du Mali ambitionnent d'opérer la mécanisation de leurs activités pour que le secteur puisse affronter une concurrence mondialisée.
Seydou Traoré percevra dans l'accord la traduction dans les faits de la volonté des pouvoirs publics maliens de faire passer l'agriculture de son stade artisanal à un stade moderne en équipant les producteurs. Sans intervenir directement, l'Etat a cependant facilité l'accès des paysans à ces outils à travers les structures financières (BNDA) et d'encadrement (CMDT) qui ont permis d'enclencher le processus. Le ministre a ensuite salué le sens de la responsabilité de cotonculteurs et vivriers et leur volonté de se prendre en charge par la signature d'un tel contrat.
Le ministre Seydou Traoré a invité les paysans de la zone de l'Office du Niger à s'engager dans cette voie et à s'organiser en conséquence pour gagner le pari de la modernisation de notre agriculture.
Le matériel proposé aux bénéficiaires a été testé à Samanko pendant 5ans. C'est sur la base de résultats de ces essais rigoureux que les équipements ont été retenus par appel d'offre, a indiqué le PDG de DTE.

C.A. DIA

Météo :

Les pluies sont là

La situation météorologique au cours de la décade du 1er au 10 mais a été caractérisée par une aspiration de l'air humide au- delà de la latitude de Tombouctou. Ainsi,il a plu dans plusieurs localités et d'une manière assez importante par endroits. A la date du 10 mai,les pluies recueillies sont à peu près normales à excédentaires et supérieurs à celles de l'année dernière dans l'ensemble.
La situation hydrologique décadaire a été caractérisée par la poursuite de la baisse des niveaux d'eau dans tous les bassins du pays. D'une manière générale,la préparation des champs se poursuit.
Les pâturages et points d'eau sont bons au niveau des bourgoutières à Youwarou,Tenenkou, dans le karei et la partie sud de la région de Kayes où des repousses d'Andropogon sont observées. Des feux de brousse sont signalés dans les régions de Sikasso, Ségou et kayes.
Les conditions d'abreuvement et l'état d'embonpoint des animaux sont pas sables dans l'ensemble. Aucun mouvement inhabituel n'a été observé. Dans l'ensemble cependant, l'état de la végétation est peu satisfaisant.
Au cours du 1er trimestre 2005, les défrichements contrôles ont porté sur 195 ha et 21 cas de feu de brousse ont été recensée. La situation zoo sanitaire est calme dans l'ensemble.
Au cours de la première décade de mal, le marché agricole a été globalement caractérisé par un état d'approvisionnement moyen en céréales.
Les prix, dans l'ensemble, ont connu une hausse à la consommation. lls ont poursuivi leur hausse à Sikasso pour le sorgho et le maïs, Ségou pour les mil/ sorgho/ maïs et a Tombouctou pour l'ensemble des céréa les sèches et le riz.
Ainsi au cours de la première décade du mois de al 2005,les prix moyens à la consommation ont oscillé dans les fourchet- tes de 170 F le kg à Ségou et 200F le kg à Kayes pour le mil ; 160F le kg à Sikasso et 200 le kg à Kayes et Gao pour le sorgho ; 160F le kg à Sikasso et 200F le kg à Kayes pour le maïs ; 265F le kg à Tombouctou et 300F le kg à Kayes pour le riz RM40 ; 263F le kg Ségou et 300F le kg à Tombouctou et Gao pour le riz BG et enfin 275F le kg à Ségou et 300F le kg à Kayes et Gao pour le riz Gambiaka.

Comparés aux prix de l'année dernière et à la moyenne des cinq dernière année à la même période, les prix des céréales de la décade ont été élevés. En perspective, sur le plan météorologique, on assistera au retour progressif des hautes pressions sur le Maroc, le Nord de l'Algérie et de la Tunisie à partir du 18 mai.

Cette situation favorisera la présence de l'air humide sur le Sahel avec des remontées sporadiques au- delà de la latitude de Tombouctou . par conséquent, des activités pluvio- orageuses seront observées dans la région de Sikasso et le sud de celles de Koulikoro, Kayes et Ségou avec une possible extension sur le sud- est de la région de Mopti. Elles seront assez fréquentes dans la région de sikasso. La baisse se poursuivra sur tous les cours d'eau du pays.

 
 LA BIOTECHNOLOGIE AUX PORTE DE LA SOUS REGION (Essor du16 juin 2550)
 

L'Institut d'Economie Rurale (IER) en partenariat avec l'Université de Comell au Etat Unis et l'USAID Mali a organisé, du 1er au 3 juin dernier à l'Hotel Salam un atelier sur <<la comminication sur les biotechnologies agricoles: Tthéories et partiques>>,Second du genre après celui organisé il y a un an dans notre capitale, l'atelier a regroupé, en plus des journalistes maliens, des confrères venus du Burkina Faso, de Côte d'Ivoire, du Niger et du Sénégal. La session, on expliqué les initiateurs, devrait les préparer à couvrir la conférence ministérielle de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) sur la biotechnologie qui se tiendra à Bamako du 21 au 24 juin prochains.

Ce sont ainsi des confrères bien imprégnés de l'impacte de l'utilisation de la bitechnologie dans l'environnement africain qui travailleront à Bamako lors de la conférence ministérielle. En effet pendant trois jours, ils ont suivi avec intérêt des exposés sur la biotechnologie dans sa généralité et sa spécificité en ce qui concerne les organismes génétiquement modifiés (OGM)

Ils se sont aussi familiarisés avec les techniques journalistiques touchant les questions scientifiques parfois contreversées, comme c'est le cas des OGM. Les exposés ont également porté sur la compréhension et l'évaluation des risques liés aux biotechnilogies agricoles, la communication liée aux risques sur les nouveaux horizons technologiques, l'état de la biotechnologie agricole en Afrique, les options pour le Mali en matière de biotechnologie animale. Après les débats, une visite de terrain à conduit les participants au laboratoire de recherche de la faculté des sciences et techniques (FAST) où ils ont accru leurs connaissances sur d'autres domaines. de recherche. Le train de la biotechnologie agricole est en marche et aborde la porte des Etats africains c'est dans ce cadre que les pays de la sous-région à travers la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest, se pencheront pendant trois jours sur la question, ici à Bamako, afin d'adopter un plan d'action. Ils s'efforcerot d'élaborer une stratégie propre à promouvoir les biotechnologies, harmoniser les règlementations sur la biotechnologie et institutionnaliser la conférence ministérielle. Cette démarche aboutira nécessairement à la création d'une conférence ministérielle africaine de la biotechnologie.

Cette conférence aura la lourde tâche d'installer un système d'information en direction du public sur tout ce qui touche de près ou de loin les biotechnologies, d'instaurer un partenariat entre chercheurs des pays industrialisés et ceux du Sud, et de créer un centre Ouest-africain de biotechnologie.

M. COULIBALY

 
     
 LES MIRACLES DU GENIE GENETIQUE
 

La biotechenologie agricole regoupe des applications techniques qui améliorent un micro-organisme, une espèce végétale et animale. Cette science étudie la transmission des carastères d'une espèce végétrale, animale ou un micro-organisme. Le génie génétique ficilite donc le transfert d'un caractère d'une espèce à une autre. C'est une caractéristique bien déterminée. Exemple: la résidence à une maladie ou à la sècheresse. Cette racactéristique est supportée par un seul gène que les scientifiques prélèvent pour un transposer chez une autre espèce en vue de l'méliorer.

Autrefois, l'agriculteur croisait des espèces végétales pour améliorer ses semences. C'est ainsi que le coton, le maïs et bien d'autres semences végétales animales ou mocro-organismes ne pouvaient transmettre leurs gènes qu'à la même espèce. Dans ce cas d'espèces on peut citer, ici au Mlai, le croisement de la race N'Dama possède des gènes qui l'imunisent contre cette maladie transmise à l'animale par la piqûre de la mouche tsé-tsé, agent vecteur de la maladie du someil chez l'homme. Le gène gnétique a dépassé les limites de la recherche traditionnelle. Les barrières ainsi franchies offrent un éventail d'interventions destinées à améliorer l'espèce et lui inoculer des cactèristiques d'autres espèces, tout en donnant aux plantes des transplantes trangènes grâce au gène transféré, luttent contre les sècheresses et résitent aux maladies cibles.

Avec cette découverte, le producteur réalise une économie de gain considérable. De même, la santé du producteur et de toute la main d'oeuvre utilisée pour ce traitement s'en trouve améliorée. Par ailleurs la pollution de l'environnement, du fait de l'utilisation abusive des pesticides, baisse considérablement. Au bout de la chaine, la production et la productivité agricole ne s'en portent