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Le ministre de l'Agriculture,
Seydou Traoré, a lancé jeudi dernier à Djenné
le processus des concertations pilotes (il y en aura deux autres
cette semaine à Ségou et Kadiolo) sur la loi d'orientation
agricole (LOA). Ce processus débouchera sur une synthèse
nationale qui sera transcrite sous forme juridique et déposée
sur la table de l'Assemblée nationale pour adoption.
Placées sous la conduite et la responsabilité de
la coordination des organisations paysannes du Mali (CNOP), les
concertations pilotes vont tester la méthodologie de conduite
des débats a élaborée lors de la formation
des animateurs en avril dernier. Cette méthologie facilitera
la rédaction définitive de la LOA. Amendée
maîtrisée, elle sera dupliquée pour les autres
concertations qui vont se dérouler sur toute l'étendue
du territoire.
COMBLER UN VIDE JURIDIQUE-
Annoncée par le président de la République
Amadou Toumani Touré en juin 2003 à Koutiala lors
de la premier journnée paysanne, la loi d'orientation
agricole a été solennellement lancée en
février dernier à Koulouba. la LOA se veut une
référence , une " loi cadre " , point
de convergence d'autres lois sectorielles. Le document de la
LOA proposé aux débats contient cinq thèmes
majeurs déclinés en autant de titres et 17 chapitres.
Durant les débats, les acteurs ont discuter, entre autres,
des objectifs et stratégies de la politique de développement
agricole, du statut des exploitations agricoles et des agriculteurs,
des organisations de la profession agricole, de l'aménagement
du territoire et de la gestion durable des ressources naturelles,
du régime foncier, de la recherche agronomique et de vulgarisation,
du financement de l'agriculture , de la maîtrise l'eau,
des filières porteuses, des marchés et du conseil
supérieur de l'agriculture. Le processus de concertation
qui vien de prendre le départ a Djenné, est porteur
despoir. Le vice -président de la CNOP , Souleymane Massamakan
Kéita, qui conduit le processus pilote a souligné
que les producteurs et productrices du monde rural attendent
beaucoup de cette initiatives qu'ils vont enrichir par leurs
préoccupations,suggestions .les organisations paysannes
aideront ainsi a élaborer cette boussole du développement
de notre agriculture et à écrire une nouvelle page
de l'histoire agricole de notre pays. Le vide juridique qui subsistait
autour de l'agricuture, poursuivra Souleymane Kéita ,
sera comblé grâce à une LOA qui se veut démocratique
et participative.le vice- Président de la CNOP saluera
ainsi l'initiative présidentielle destinée à
doter le monde paysan de textes législatifs et réglementaires
régissant l'exercice de la profession agricole . IL a
également salué le choix porté sur la CNOP
pour conduire les débats sur la LOA et pris l'engagement
de mériter de la confiance placée dans les organisations
paysannes.
RENCONTRE AVEC LES INSTITUTIONS-
Mamadou Diarra, le secrétaire général de
l'Association des pêcheurs résidant au Mali (APRAM)
place aussi de grands espoirs dans ces concertations, notamment
pour résoudre les conflits sur le partage des espaces
.Si dans la théorie, explique -t-il , la terre et l'eau
sont des biens de l'état, dans la pratique , réalité
est toute autre . Les accrochages avec les propriétaires
terriens ne sont pas rares, quand les membre de sa corporation
cherchent un lopin pour cultiver ou pratiquer la pisciculture.car,
nous vivons aussi d'agriculture par uniquement de pêche,
relèvera t-il. Mme Guindo Yari Telly, est la représentante
de la coopérative " Demeso " de Mopti qui fait
du maraîchage. Les membre de cette coopérative sont
essentiellement des veuves (45) responsables de familles. Pour
pouvoir supporter ces charges familiales, la coopérative
fait du maraîchage, de l'élevage de petits ruminants
et de lapins. Mais cette entreprise rencontre pas mal difficultés
, assurera Mme Guindo , en évoquant les étangs
piscicoles saccagés par des crapauds qui se nourrissent
d'alevins, les semences maraîchères de mauvaise
qualité et périmées , le difficile accès
à la terre , le manque d'encadrement et d'équippements.
Les préoccupations de Mme Guindo et d'autres acteurs du
monde rural trouveront des solutions avec la LOA, en cours de
formulation. A la fin du processus, le document rédigé
sera un outil important entre les main de ceux qui rendront la
justice, offrira une meilleure approche à la gestion des
conflits, au statut de l'agricuteur, à la place et au
rôle de la femme dans l'exploitation familiale. En marge
des concertations, une campagne d'information est en cours avec
le secrétariat permanent de la LOA dirigé par le
Dr Daouda Diarra. Ce dernier avait animé, la semaine dernière,
une conférence - débats au haut conseil des collectivités
territoriales (HCCT). Cette campagne de comunication en direction
des institutions de la république dont le HCCT a été
le point de départ, vas fournir , des informations sur
le contenu du document préparatoire, discuter avec les
responsables et recueillir toutes suggestions susceptibles d'améliorer
la LOA . Daouda Diarra était accompagné pour ce
premier exercice de Mme Dembélé Anne Réjane
Koné, membre de son staff technique.
M.COULIBALY. |