Vingt et neuf milliards trois cent quarante sept millions de franc CFA, c’est ce qu’il faut au Mali pour réaliser son ambitieux programme d’aménagement agricole de cinquante mille hectares. Initié par le gouvernement de la République du Mali, ce programme vise à satisfaire les besoins fondamentaux des populations en matière de terres aménagées conformément aux instructions de la lettre de cadrage du Président de la République Amadou Touré.
Le programme envisage d’aménager en maîtrise totale de l’eau 50 000 hectares entre la période de 2002 et 2007. C’est pourquoi, avec le soutien tant sollicité de ses partenaires au développement, le Mali veut entreprendre la réalisation d’un projet d’aménagement agricole qui porte par ordre de priorité sur:
- L’aménagement de 36 350 hectares nouveaux en vue de boucler le financement du programme gouvernemental de 50 000 hectares;
- l’ouverture du troisième bief du Fala de Molodo en vue de réaliser 200 000 hectares du Ména Farimaké;
- L’ouverture du deuxième bief du Fala de Boky Wéré en vue de rendre disponible l’eau d’irrigation en tête des systèmes hydrauliques de Macina, du Karéri et de Kokéri;
- La constitution d’un portefeuille d’études pour l’aménagement d’une tranche de 50 000 hectares dans les systèmes hydrauliques de Macina et du Farimaké.

Entre autres résultats, l’aménagement des 36 000 hectares va permettre de produire 261 720 tonnes de riz paddy par an et une grande quantité de produits maraîchers. Au total, ils sont sept projets, dont les études ont été déjà réalisées, qui sont actuellement à la recherche de financement. (Lire la présentation de ces projets dans le prochain numéro).
Potentialités Hydro agricoles du Mali
Le Mali possède un potentiel de 2,2 millions d’hectares aptes à l’irrigation dont la grande partie est située dans le delta Central Nigérien (960 000 hectares par gravité dans la seule zone Office du Niger).
L’Office du Niger avec son potentiel de 960 000 hectares est au cœur des préoccupations du gouvernement en terme d’extension d’aménagement. Le Mali n’exploite actuellement que 10% de ces potentialités.
Le Barrage de Markala permet d’irriguer gravitairement l’ensemble des terres de cette zone sans nécessité de pompage. La topographie quasi régulière des grandes plaines offre des possibilités d’aménagement avec un coût d’investissement faible variant entre 2 500 000 F CFA et 3 000 000 de F CFA l’hectare.