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MAEP: Présentation

Cadre d'intervention de la Cellule d'Appui aux Réformes Institutionnelles (CARI)

Note de présentation de l'Office du Niger

Présentation suite

 

Cadre d'intervention de la Cellule d'Appui aux Réformes Institutionnelles (CARI):


Le mandat de la CARI est fixé par le Ministre du Développement Rural par décision n°0528 MDR - CAB du 11 octobre 2001) avec pour objectif général d'assister le MDR dans la coordination, le suivi et l'évaluation des activités de réforme institutionnelles dans le secteur du développement rural.
Il se décline en six objectifs spécifiques à savoir :

  1. veiller à la mise en œuvre de la stratégie et du programme de développement institutionnel du département ;
  2. proposer des textes législatifs et réglementaires rendus nécessaires pour assurer la cohérence globale et le fonctionnement efficace des institutions du développement rural ;
  3. proposer des outils et procédures de suivi et d'analyse de développement institutionnel du dispositif d'intervention de l'Etat dans le secteur ;
  4. animer les cadres de concertation entre les différents acteurs sur les thèmes de développement institutionnel ;
  5. préparer, suivre et évaluer les programmes d'accompagnement pour la mise en œuvre des transferts de certaines fonctions du Ministère en faveur des collectivités et organisations professionnelles agricoles et autres opérateurs filières ;
  6. proposer les mesures d'accompagnement adéquates pour renforcer les capacités du système privé d'appui au développement rural. encadre le Cercle de Kita appartenant à la région de Kayes, dans le Mali ouest.

Ressources humaines et matérielles disponibles:

Les ressources humaines de la CARI se compose de :

  • au niveau encadrement
    • d'un Coordinateur
    • de 2 (deux) Chargés de mission chargé du suivi de la mise en œuvre des stratégies de développement institutionnel :
      • d'un Chargé de mission chargé du suivi/évaluation de l'exécution technique et financière des programmes de développement institutionnel,
      • d'un Chargé de mission chargé du suivi de la mise en œuvre des programmes de transfert de fonction et du renforcement des capacités des opérateurs du secteur du développement rural


    L'ensemble des cadres est issu de la fonction publique.

  • au niveau personnel d'appui
    • une secrétaire informaticienne et un chauffeur ayant un statut de fonctionnaire auxquels s'ajoute le personnel contractuel suivant :un chauffeur, une secrétaire comptable et une secrétaire informaticienne.
    • Il est complété par une prestation de service de gardiennage et de nettoyage.

 

NOTE DE PRESENTATION DE L'OFFICE DU NIGER

CREATION:

L'Office du Niger est le plus ancien des périmètres irrigués de l'Afrique de l'Ouest et l'un des plus étendus. Aménagé à partir des années 1930 dans le delta intérieur du fleuve Niger, il devait devenir, selon les premiers projets élaborés, le principal fournisseur de coton des industries textiles de la France coloniale, le grenier à riz de l'Afrique de l'Ouest et un lieu d'innovations techniques et sociales. Les objectifs étaient ambitieux avec près d'un million d'hectares à aménager en 50 ans. Les grands ouvrages ont été conçus et construits pour répondre à ces objectifs. Parmi ceux-ci il faut citer le pont-barrage de Markala situé sur le fleuve Niger à 30 Km de Ségou (4ème région économique) et 270 km environ de Bamako, la capitale du Mali. Ce barrage permet relève le niveau d'eau d'environ 5 mètres au dessus du niveau normal de l'étiage, ce qui permet de dominer de vastes plaines appartenant au delta intérieur du Niger. A travers les anciens marigots et un réseau dense de canaux d'irrigation et de drainage, ce sont aujourd'hui près 74 000 ha qui sont aménagés et mis en valeur (riz cultures maraîchères et canne à sucre).

MISSIONS :

L'Office du Niger est un Etablissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) restructuré en 1994. Il est placé sous la tutelle du Ministre chargé du Développement Rural. Cette restructuration visait une plus grande libéralisation de l'économie et un transfert de responsabilité de l'Etat vers les acteurs privés par un recentrage des missions de l'Office du Niger. Elles sont aujourd'hui :

Dans le cadre de la mise en valeur et du développement du Delta Central du fleuve Niger :
la gestion des eaux ; et
la maintenance des aménagements.

Dans le cadre du contrat de concession de service public :
la maîtrise d'ouvrage déléguée pour les études et le contrôle des travaux ;
l'entretien des infrastructure primaires ;
la gérance des terres ;
le conseil rural et l'assistance aux exploitants des terres aménagées en approvisionnement, en intrants et matériels agricoles.

Le décret de gérance N° 96 - 188 / P - RM de 1996 définit les principales règles de gestion de l'eau et des terres en précisant les différents statuts fonciers et en instituant notamment des comités paritaires de gestion permettant de faire participer les exploitants agricoles aux prises de décision dans ces domaines.

L'activité de l'Office du Niger est planifiée dans le cadre de Contrats-Plans qui définissent les engagements et les performances pour une période de trois ans entre l'Etat, l'Office du Niger et les exploitants agricoles.

SOURCES DE FINANCEMENT :

Pour assurer ses missions, l'Office du Niger dispose des ressources financières issues essentiellement de :
la redevance payée par les exploitants pour le service de l'eau;
les subventions de l'Etat utilisées pour l'entretien du réseau primaire, la maîtrise d'ouvrage déléguée et le conseil rural.
des financements extérieurs dans le cadre de programmes spécifiques (réhabilitation, extensions, appui institutionnel et mesures d'accompagnement).

ORGANISATION DE LA STRUCTURE :

L'Office du Niger dispose aujourd'hui de 415 salariés permanents repartis comme suit :
Cadre A: 55
Cadre B: 62
Cadre C:117
Cadre D: 117
Cadre E: 64
Le siège social est à Ségou comprenant les structures suivantes :
Une direction générale ;
Une Direction de l'Aménagement et du Développement Rural ;
Une Direction Administrative et Financière ;
Un Audit Interne.
Cinq zones de production agricole constituent des subdivisions territoriales chargées de la mise en œuvre des activités ayant fait l'objet de plans et programmes approuvés par le Conseil d'Administration.

Les zones jouissent d'une autonomie de gestion se traduisant par:

  • la perception directe des fonds de redevance à titre de la rémunération du service l'eau ;
  • l'utilisation de cette redevance pour des besoins d'entretien du réseau secondaire et la couverture des frais généraux de la zone et du siège.

En matière de gestion de l'eau, l'Office du Niger mène des activités de planification, de suivi et d'évaluation des irrigations et du drainage avec un personnel affecté à la régulation de l'eau (aiguadier, éclusier, chef de casiers, etc.). La consommation de l'eau est de 13 000 m3 à 14 000 m3 à l'hectare.
En matière de maintenance des aménagements, l'Office du Niger assure, en collaboration avec les Exploitants Agricoles, l'entretien du réseau d'irrigation et de drainage de façon à les maintenir dans un parfait état de fonctionnement. La redevance est destinée à l'entretien du réseau secondaire et primaire pour environ 60% et le reste est affecté au fonctionnement des services en dehors du conseil rural pris en charge par l'Etat.
Le réseau tertiaire est directement sous la responsabilité des Exploitants Agricoles.
A ce titre ils doivent en assurer l'entretien

En matière de maîtrise d'ouvrage délégué, l'Office du Niger réalise les études d'aménagement et de réhabilitation des périmètres hydro-agricoles, le suivi de leur exécution ainsi que l'entretien du barrage et du réseau primaire (grands adducteurs et grands collecteurs).

L'Office du Niger a la responsabilité de la gestion foncière qu'il assure en partenariat avec les producteurs à travers des comités paritaires de gestion des terres et des comités paritaires de gestion des fonds d'entretien du réseau secondaire.

Enfin, l'Office du Niger appui les producteurs à travers un dispositif de Conseil Rural qui s'adresse aux exploitants agricoles et à leurs organisations.

QUELQUES RESULTATS:

L'objectif principal de l'Office du Niger est de contribuer à la sécurité alimentaire du Mali. Les résultats obtenus depuis une décennie sont bons puisqu'on assiste à une croissance rapide des productions et de la productivité. En effet, le rendement moyen en riz paddy est passé de 2,200 t/ha en 1987 avec une production de 88 011 tonnes, à 6,100t/ha en 2002, avec une production de 379 144 tonnes. Ce niveau de production de paddy correspondant à 246 000 tonnes de riz grain, permet à l'Office du Niger de contribuer pour environ 51 % aux besoins alimentaires en riz du Mali (485 900 tonnes en 2001).

Par ailleurs les sources de revenus se sont diversifiées dans la zone avec le développement rapide de la double culture du riz, des cultures maraîchères, l'augmentation des troupeaux et des activités liées à la pêche et à la pisciculture.
Sur les 379 144 tonnes de paddy produites en 2002 la contre-saison représente 27 007 tonnes .
La production maraîchère en 2002 est estimée à 160 000 tonnes pour toutes spéculations confondues (échalote, aïl, tomate etc).

CONTRAINTES DE DEVELOPPEMENT DE ZONE:

Les principales contraintes liées au développement de la zone sont entre autres :

  • l'insuffisance des terres aménagées qui constitue l'un des principaux freins à la poursuite de la croissance.
  • l'insuffisance de ressources financières pour l'aménagement des terres ;
  • le drainage et l'assainissement général de la zone constituent des enjeux majeurs pour le développement et la santé des populations ;
  • l'état actuel de dégradation des infrastructures primaires, en particulier les falas ;
  • les plantes envahissantes telles la jacinthe d'eau, le typha et autres plantes aquatiques qui constituent un frein à la bonne irrigation ;
  • les problèmes liés à la cohabitation agriculture/élevage extensif entraînant la dégradation du réseau hydraulique et des conflits agriculteurs/éleveurs;
  • l'insuffisance d'énergie, la faiblesse des infrastructures de transport et de communication limitent le développement des petites et moyennes entreprises;
  • l'insuffisance d'infrastructures de conservation et de transformation des produits maraîchers en vue de leur valorisation ;
  • l'insuffisance de financement pour faire face à la lutte antiavaire en vue de la protection des cultures;
  • Les maladies liées à l'eau (paludisme, maladies diarrhéiques) ;
  • Les infections sexuellement transmissibles (IST) et le SIDA dues au caractère de zone d'affluence des populations venant de tous les horizons.

ATTENTES DES POPULATIONS DE LA ZONE:

Les progrès enregistrés ces dernières années sur le plan de l'intensification agricole sont très importants et confirment que cette région peut effectivement devenir le grenier de l'Afrique de l'Ouest.
Les demandes sociales des populations de la zone sont entre autres:

  • la réalisation du projet d'installation d'une usine d'engrais à Markala ;
  • l'accès au crédit d'investissement par la mise en place d'une institution financière ;
  • l'augmentation des surfaces aménagées ;
  • l'accès à l'eau potable ;
  • l'assainissement des villages ;
  • l'électrification des villages ;
  • la construction des routes et leur entretien régulier pour l'écoulement facile des produits agricoles (RN6 en particulier);
  • la transformation des produits agricoles notamment les produits maraîchers.
  • la multiplication des mini-rizeries pour l'obtention de riz de qualité compétitif sur le marché international.

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