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Au
nom de tous les producteurs et productrices de la région
de Sikasso (agriculteurs, éleveurs, pêcheurs et
exploitants forestiers) de tous nos services d'encadrement de
tous les responsables administratifs et politiques de cette région
je prends la parole pour vous adresser nos vifs remerciements. Nous louons très sincèrement l'institutionnalisation
de la journée du paysan et nous sommes fiers que cela
soit parti se notre région, c'était à Koutiala
le 14 juin 2003. Nous apprécions à
sa juste valeur cette journée, qui au délà
de sa portée économique et politique constitue
un lieu d'échanges et de recommandations pour la promotion
du monde rural. En un mot, c'est une journée
de vérité. Et quand on fait cas d'un l'adage haoussa
qui dit " le mensonge fait des fleurs, mais jamais des fruits
", nous tous en venant ici devons nous mettre en tête
que nous venons pour la vérité, rien que la vérité.
Monsieur
le Président de séance, Mesdames, Messieurs,
La
région de Sikasso, faut-il le rappeler, avec ses sept
(7) cercles (Bougouni, Kadiolo, Koutiala, Sikasso, Yanfolila
et Yorosso) ses 147 communes (dont 3 urbaines) reparties entre
1 821 villages occupe l'extrême sud du Mali et partage
les frontières avec la Côte d'Ivoire, le Burkina
Faso et la Guinée Konakry. Elle constitue une grande porte
de sortie et d'entrée du pays, d'où sa place de
leader en terme d'échanges commerciaux sur le plan national
et international. Quatre importantes, rivières
arrosent le territoire et traversent des plaines alluvionnaires
très fertiles qui ajoutées aux multitudes de marigots
et de mares font de cette région une zone agro- sylvo
-pastorale par excellence. Chaque année la région
produit les ¾ des coton malien, en plus de cela, ce sont
de grandes quantités de tonnes de maïs, de mil sorgho,
de riz, de fruits et légumes que nous produisons à
Sikasso.
Monsieur
le Président de séance, Mesdames, Messieurs,
Tout
n'est pas rose à Sikasso. Nous sommes confrontés
à d 'énormes problèmes qui sont : -les
retombées de la crise ivoirienne qui persiste entraînant
du coup une déséquilibre économique et social
sans précédent. -l'insuffisance
d'aménagements hydro-agricoles (60 000 ha aménageables,
dont 8 060 ha seulement le sont : soit 13,44%) alors que nous
sommes largement tributaires des aléas climatiques. Je
tiens à vous faire cas d'un problème que nous vivons
actuellement et qui est lié à ça : en 2000
quant il y a eu une grande pluviométrie, les installations
de la plaine de Kléla ont lâché, ce qui a
causé l'inondation de plus de 270 ha de riz, soit des
dégâts de plus de 38 millions de Francs CFA. Un
dossier a été constitué, déposé
à tous les niveaux et discuté, maintes fois, sans
aucune suite favorable jusqu'à nos jours. A Sélingué
aussi il y a eu beaucoup de dégâts.
- Le désenclavement (Yorosso-Boura) pour la commercialisation
de nos produits (fruits et légumes).
- L'insuffisance d'unités de transformation.
- Dieu merci, la filière coton s'est beaucoup améliorée
cette année comparativement aux autres années,
- en terme de commercialisation nous sommes à 100% d'évaluation
et de paiement ;
- en terme d'approvisionnement en intrants agricoles, hormis
le complexe céréales où il y a eu une petite
insuffisance, tous les besoins ont été faits grâce
aux efforts conjugués de la CMDT et du Groupement des
Syndicats qui a mis en place un système adopté
dont il faut encourager et accompagné en terme d'appui
car il est encore jeune. Tout le monde ici présent
est convaincu du fait que quand Sikasso est enrhumé c'est
tout le Mali qui tousse, de Kayes à Kidal. Cependant
l'espoir cette année est permis bien que nous avons eu
des sueurs froides sur le dos en début d'hivernage. Les
superficies réalisées jusqu'à la décade
du 10 juin dernier dépassent de loin celles de 2004 à
la même période :
- en coton : 144 457 ha contre 59 511 en 2004
- en maïs : 43 454 ha contre 13 997 en 2004
- en mil : 65 625 ha contre 24 824 en 2004
- en sorgho : 51677 ha contre 20 150 en 2004. En
termes de doléances, on ne fera que prendre chaque problème
et faire une proposition de solution. Ce que l'on peut ajouter
c'est le problème du PGR. Par actions concertées
et conjuguées de tous les acteurs à tous les niveaux
nous pourrons trouver un remède à notre mal.
Vive Sikasso
Vive le Mali.
Je vous remercie.
Kita,
le 25 Juin 2005
Le Président
Sibiri SANOGO |