PDR-MS  

 PROGRAMME DE DIVERSIFICATION DES REVENUS EN ZONE NON-COTONNIERE DU MALI SUD
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 DECLARATION DE BAMAKO SUR LE DEVELOPPEMENT DE LA FILIERE COTONNIERE EN AFRIQUE DE L'OUEST ET DU CENTRE
 
 
 
 
Le PDR-MS crée en 1996, est un programme d'appui à la diversification des revenus en zone non cotonnière du Mali Sud. Il est né de la volonté du Gouvernement Malien en accord avec le FIDA pour venir en aide aux populations dans leurs efforts de développement.
C'est un projet de développement rural mis en œuvre par le Gouvernement du Mali et les bénéficiaires ruraux avec l'appui financier du FIDA, de la BOAD, du Fonds de l'OPEP pour un coût total de 13 507 600 000 FCFA et un délai d'exécution de 7 ans (1996-2004).
Objectif fondamental
L'objectif fondamental est d'assurer aux populations des 43 communes de la zone d'intervention :
dans un premier temps une aide technique et matérielle dans un cadre institutionnel programmé et au fur à mesure du déroulement du Programme, un transfert de compétences.
Objectifs spécifiques
Le Programme vise à :
- Promouvoir par des actions de conseil rural et des moyens d'accompagnement appropriés, l'émergence de 300 Sociétés Villageoises de Développement (SVD) ;
- Promouvoir la production agricole et animale et la protection de l'environnement par la diffusion d'itinéraires techniques appropriés ;
- Promouvoir l'établissement d'un système financier rural par la mise en place de 57 Caisses Mutuelles d'épargne et de Crédit (CMEC) et 3 unions de caisses ;

- Contribuer au désenclavement de la zone par la réalisation de 258,5 Km de pistes praticables en toute saison et 2 bacs de 20 tonnes
- Contribuer à la satisfaction des besoins en eau potable de la population par la réalisation de 20 forages positifs et la réhabilitation de 200 forages déjà existants dont les équipements sont actuellement en panne ;
- Améliorer les conditions socio sanitaires par la construction de 14 nouveaux CSCOM et la réhabilitation de 7 anciens.
 Localisation
Située dans le Nord du Mali Sud, la zone du Programme appartient à deux régions administratives (Ségou et Mopti). Elle est située en zone sahélienne entre les isohyètes 600 et 800mm. Elle couvre une superficie de 14 000 km2 à cheval sur le Bani qui est la principale source d'eau de surface.
La population concernée est estimée à 539 261 habitants répartie entre les cercles de San, Tominian, Bla, Macina et Djenné.
Financement
Le coût total du Programme s'élève à 13 507 millions de FCFA financé par le FIDA, la BOAD, l'OPEP, le Gouvernement et les Bénéficiaires.
Durée
Prévu pour une durée de 7 ans (1996-2002), le Programme a été prorogé jusqu'en 2004
Administration
Le programme est administré par une Unité de Gestion du Programme (UGP) jouissant de l'autonomie financière et de gestion. Elle est placée sous la tutelle du Ministère de l'Agriculture de l'Elevage et de la Pêche. L'UGP est une structure légère chargée de la coordination, de la gestion et du suivi de l'exécution des différents volets du Programme impliquant l'intervention des organismes publics, parapublics et privés.
 Principaux Partenaires
- CMDT : assurait l'organisation du monde rural et la vulgarisation ;
- DRAMR/Ségou : a pris en 2003 la relève de la CMDT pour la vulgarisation
- BNDA : appuie la mise en place du réseau de caisses mutuelles d'épargne et de crédit et gère la ligne de crédits ;
- DNHE : assure l'exécution du volet hydraulique villageoise ;
- IER : assure l'exécution du volet recherche ;
- CEDREF qui a remplacé la CMDT pour l'organisation du monde rural
- Autres consultants.
Toutes ces structures agissent pour le compte du Programme par voie de protocole d'accord avec l'UGP

Organigramme de l'UGP

STRATEGIES DU PROGRAMME

Elles s'inscrivent dans l'esprit des dispositions des projets de lois et décrets adoptés en Conseil des Ministres le 28 juin 1996 relatives aux réformes du Ministère du Développement Rural et de l'Environnement, consacrant, entre autres, la reconnaissance du rôle du secteur privé dans le développement et la responsabilisation des producteurs.
La stratégie préconisée en la matière dans le cadre des projets FIDA se fonde sur la philosophie d'intervention basée sur le " faire-faire " autrement dit le développement de relations de partenariat avec des structures techniques privées ou para- publiques spécialisées dans les domaines d'intérêts desdits projets.
A cet effet, la mise en œuvre des actions programmées se fera selon un processus de désengagement progressif de l'encadrement de base en vue de pouvoir responsabiliser les bénéficiaires. Ainsi, le dispositif d'encadrement sera dégressif d'année en année allant de 169 agents en année 1 à 80 agents en dernière année d'exécution du programme.
Une Unité de Gestion du Programme (UGP) est mise en place à San pour suivre l'exécution, assurer la coordination des différents volets prévus dans le programme et pour mobiliser les fonds des Institutions de financement.

 ACTUALITÉ
Etat d'avancement global du proramme
 
Plan d'opération 2004
 
Planning des activités 2004

 Evènements
Formation du nouveau gouvernement le 2 mai 2004, Le Ministère de l'Agriculture de l'Elevage et de la Pêche désormais scindé en deux départements distincts: le Ministère de l'Agriculture dirigé par Mr Seydou TRAORE et le Ministère de l'Elevage et de la Pêche par Mr Oumar Ibralim TOURE

Composantes

Composante I

Composante II

Composante III

Composante IV

Composante V

LES GROUPES CIBLES

Le programme vise à améliorer la capacité d'analyse, d'auto promotion, tant en matière d'organisation qu'en matière de financement des activités productives et sociales et la capacité de diversification des revenus des populations de 300 villages repartis dans les 43 communes des Cercles de San, Tominian, Bla et Djenné décrits ci-dessus.
La caractéristique principale du groupe cible est sa marginalisation dans une zone où le coton n'est plus cultivé ; d'où un revenu faible et instable. Le groupe cible comprendra donc les chefs de ménages, les femmes et les jeunes. En effet toute stratégie d'amélioration de la situation, de diversification de la production et des revenus, d'assurance d'un développement durable (développement et conservation des ressources naturelles) doit intégrer les stratégies individuelles et souvent contradictoires des chefs de ménage, des femmes et des jeunes.

Les femmes

Leur situation varie d'un groupe socio ethnique à l'autre. Tout en participant à tous les travaux, elles sont exclues, quel que soit le groupe, de la transmission du patrimoine foncier. Elles peuvent cependant constituer des patrimoines propres à elles, qui leur permettent d'assurer un rôle majeur dans les stratégies familiales de sécurité alimentaire et de développement. Leurs stratégies individuelles s'articulent principalement autour des productions de légumineuses, des légumes, des ovins / caprins et du petit commerce, de la cueillette, de la transformation de karité et du soja, de la bière de sorgho.
Du fait de son statut, elle demeure toujours dépendante. Elle ne peut être chef d'exploitation d'où sa marginalisation dans les actions de vulgarisation, sauf dans des actions de groupe particulièrement suivies. Il s'agira donc de lever toutes ces contraintes pour permettre aux femmes collectivement et individuellement d'accéder à la promotion sous toutes les formes afin améliorer leurs conditions d'existence.

Les jeunes

Ce sont les cadets garçons et filles, qui constituent le deuxième groupe fragilisé. Bien qu'ils soient numériquement le plus importants, ils sont exclus de tout système d'allocation des facteurs de production. La précarité agro climatique, créant une longue saison sèche accentue cette situation de dépendance. Dès lors, il faut envisager des stratégies complémentaires d'amélioration de leurs conditions, en facilitant leur accès aux facteurs de production, et mieux gérer les phénomènes migratoires. Il s'agira de trouver une nouvelle rationalité qui réconcilie les intérêts des trois catégories aussi bien au niveau de l'allocation des facteurs de production que de la répartition des produits dans une économie de marché.

LES CONTRAINTES GENERALES DES GROUPES CIBLES

Outre les contraintes agro - économiques, écologiques et institutionnelles, les populations de la zone du programme sont confrontées à différents problèmes dont les principaux sont : la santé, l'éducation, la formation, la disponibilité de l'eau potable et l'enclavement.
Les infrastructures socio - sanitaires et éducatives (écoles, centre d'alphabétisation, case de santé, dispensaires) sont en nombre insuffisant et manquent de personnel qualifié.
L'insuffisance de disponibilité d'eau potable est souvent accompagnée de systèmes vétustes et / ou inadaptables d'exhaure. Ceci aggrave la situation sanitaire déjà précaire d'une part, et contrarie toutes activités maraîchères ou d'arboriculture de contre saison d'autre part.
L'enclavement se manifeste par l'absence de pistes praticables en toutes saisons limitant ainsi les flux d'échanges de tout genre entre les villages, les chefs-lieux de collectivités publiques et les principaux marchés.
Particulièrement des contraintes subsistent concernant les femmes et les jeunes. Outre l'exclusion à l'accès au foncier les femmes subissent un calendrier d'activités productive et ménagère qui les occupe plus de 16 heures par jour. Aussi tout desserrement de ce calendrier qui ne serait pas largement quantitatif et qualitatif laissera les choses à l'état où elles sont. Par exemple, pour que les femmes aient accès à une éducation et une formation dignes de ce nom et à des activités de diversification des revenus, il faudra des actions préalables d'allégement des travaux ménagers, de production et de soins aux enfants.