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Situation
de l'exécution du programme de réforme
La
plupart des mesures identifiées au plan d'action exigent
avant leur mise en uvre des études préalables
de faisabilité ou d'éclairage. L'activité
essentielle a été la conduite de ces études
dont l'état d'exécution est présentée
ci-après.
a)
Assistance financière de l'Etat pour 80 milliards de F
CFA de 2000 à 2002.
b)
Etude pour la création d'une société cotonnière
privée en zone OHVN.
Il
s'agit de mener une expérience pilote de privatisation
dans une zone restreinte, avant la privatisation de l'ensemble
de la CMDT, prévue en 2005. La première phase de
l'étude a abouti à l'identification :
-
de la zone d'intervention de la nouvelle société
cotonnière :zone OHVN actuelle et région CMDT de
Kita ;
- des actifs à céder à la nouvelle société
cotonnière : les usines d'égrenage de Ouélessébougou,
Bamako et Kita et les autres actifs qui leur sont liés.
Après
la deuxième phase de l'étude, l'appel d'offres
a été lancé le 30 septembre 2002 et trois
dossiers d'éligibilité ont été présentés.
Les offres techniques ont été ouvertes le 10/12/02
et les offres financières le 06 février 2003 et
le rapport est soumis aux autorités.
c)
Etude d'un mécanisme de détermination du prix du
coton graine aux producteurs.
Il
s'agit de mettre en place un mécanisme qui lie les prix
aux producteurs (du coton graine) au prix de la fibre sur le
marché mondial et aux prix pratiqués dans la sous
région. Le rapport final de l'étude a été
déposé le 18 février 2002. C'est en application
du mécanisme que les prix aux producteurs pour la campagne
2002/2003 ont été fixés, le 10 mai 2002,
comme suit :
-
1er choix : 180 F CFA/kg ;
- 2ème choix : 155 F CFA/kg;
- 3ème choix : 125 F CFA/kg.
L'arrêté
interministériel N°02/1445/MDRE-MEF-MICT portant adoption
du mécanisme et création et fonctionnement de la
Commission d'application du mécanisme a été
signé le 05 juillet 2002. La commission cédera
plus tard ses prérogatives à l'interprofession
qui sera mise en place. En attendant, elle doit commencer les
activités portant sur la mise en place d'un fonds des
stabilisation au niveau des producteurs.
La
commission a également commencé ses travaux pour
fixer les prix pour la campagne 2003-2004.
d)
Etude sur le crédit aux producteurs
Cette
étude propose le renforcement des capacités des
producteurs aux plans juridique, financier et technique avant
le transfert de la fonction approvisionnement en intrants. Le
rapport final propose un délai de 2 - 3 ans et une étude
complémentaire est envisagée pour un transfert
rapide.
e)
Etude sur l'organisation future du conseil agricole
Une
nouvelle organisation de l'encadrement agricole a été
proposé par le Consultant (SOFRECO). Elle sera d'abord
testée avant application. La DNAMR a élaboré
un manuel de procédure pour le test de transfert et ce
programme démarrera cette année 2003.
f)
Appui pour le renforcement des capacités des producteurs
Les
besoins d'appui identifiés par le Consultant (AGROTEC)
seront pris en charge dans les projets et programmes en cours
'PASAOP, PASE, PDRIK, PACCEM, PNIR
).
g)
Etude socio-économique sur l'impact de la crise de la
filière coton
Pour
atténuer l'effet de la crise le Consultant (AGROTEC) a
proposé une série de mesures qui s'exécutent
en transversale dans les projets et programmes en cours.
h)
Etude sur la mise en place d'un fonds de calamité
L'étude
recense plusieurs préalables à la mise en place
d'un fonds de calamité, parmi lesquelles la nécessaire
bonne organisation des producteurs eux-mêmes.
i)
Etude sur l'expertise et l'évaluation des immobilisations
corporelles et des stocks de la CMDT.
Le
rapport final de cette étude a été déposée
le 07 février 2003.
j)
Etude sur le recentrage de la CMDT autour des activités
liées au système coton
Le
plan de désengagement de la CMDT des missions de service
public a été adopté par le Gouvernement
le 30 avril 2002 et une commission a été mise en
place auprès du Ministre chargé de l'Agriculture
pour sa mise en uvre. Les dispositions appropriées
ont été prises au plan budgétaire pour la
prise en charge par leurs nouveaux titulaires des fonctions abandonnées
par la CMDT.
Les
études sur la nouvelle organisation du conseil agricole,
sur le crédit agricole en zone cotonnière et sur
le renforcement des capacités des producteurs sont achevées
et le rapport final de chacun de ces études est disponible.
Il s'agit à présent de passer à la mise
en uvre des propositions retenues et les Directions Nationales
ont été déjà responsabilisées
et les dispositions ont été prise ou sont entrain
d' être prises.
Concernant
l'aspect rationalisation des effectifs, les études relatives
à l'audit du personnel et au plan social ont été
réalisées et le plan social a été
négocié. reste la mise en uvre du plan social.
k)
Appui à la finalisation du plan de redressement financier
de la CMDT.
Le
Consultant a déposé des rapports d'étape
en juin et octobre 2001 et en mai 2002. Le plan de redressement
sera finalisé en début 2003 lorsque les perspectives
seront claires en ce qui concerne la cession des actifs et le
recentrage. Il tiendra aussi compte des conclusions de l'étude
sur les immobilisations et stocks.
l)
Conseil assistance dans la privatisation de HUICOMA
L'Etat
détient 96,13% du capital de HUICOMA. Il a décidé,
en application de sa politique économique de ramener sa
part dans le capital à un maximum de 12%. L'appel d'offres
pour l'acquisition de ces actions de l'Etat a été
lancé le 06 décembre 2002.
m)
Etude sur les étapes et les options de la libéralisation
du secteur coton
Cette
étude est une des plus importantes car c'est en se basant
sur ces conclusions que le Gouvernement arrêtera le plan
de libéralisation qui sera notamment appliqué à
l'occasion de la privatisation de la CMDT.
L'étude
a démarré le 30 juillet 2002. Le rapport provisoire
a été discuté par le comité de pilotage
le 20 novembre 2002 et le rapport final a été déposé.
L'étude
a considéré la création de la nouvelle société
cotonnière de l'Ouest (NSCO) comme une constante et a
fait des propositions concernant le reste de la CMDT. Pour l'ensemble
de la CMDT, les trois options de privatisation sont les suivantes
:
Les enjeux actuels peuvent être ainsi présentés
:
Option
1 :
Maintien
d'une CMDT recentrée et privatise, coexistant avec la
NSCO.
Option
2
: Existence de trois ou quatre opérateurs (sociétés
cotonnières privées) dont la NSCO, avec pour chacun
l'exclusivité de l'achat du coton graine dans sa zone.
Variante
1 : Existence de quatre opérateurs (sociétés
cotonnières privées) dont la NSCO, avec pour chacun
l'exclusivité de l'achat du coton graine dans sa zone
:
-
Centre regroupant les usines de Fana, Dioïla et Ségou
avec une capacité d'égrenage de 106.000 tonnes
par an (région CMDT de Fana).
- Sud regroupant les usines de Kignan, Sikasso 1 et 2 Koumantou,
Bougouni 1 et 2 représentant une capacité d'égrenage
de 285.000 tonnes par an (régions CMDT de Sikasso et Bougouni)
;
- Est regroupant les usines de Koutiala 1, 2, 3 et 4, Kimparana
et Karangana, représentant une capacité d'engrenage
de 190.000 tonnes (régions CMDT de Koutiala et San).
- Ouest regroupant les usines de Ouélessébougou,
Bamako et Kita.
Variante
2 : Existence de trois opérateurs (sociétés
cotonnières privées) dont la NSCO, avec pour chacune
l'exclusivité de l'achat du coton graine dans sa zone
:
-
Centre Est regroupant les usines du Centre et de l'Est avec une
capacité d'égrenage de 296.000 tonnes par an (région
CMDT de Fana, San et Koutiala) ;
- Sud regroupant les usines de Kignan, Sikasso 1 et 2 Koumantou,
Bougouni 1 et 2 représentant une capacité d'égrenage
de 285.000 tonnes par an (région CMDT de Sikasso et Bougouni)
;
- Ouest regroupant les usines de Ouélessébougou,
Bamako et Kita
Option
3 :
Existence
de plusieurs opérateurs (sociétés cotonnières
privées) dont la NSCO sans affectation de zone.
La
rapport final de l'étude a été déposé
le 17 février 2003 auparavant, le rapport provisoire a
été discuté par le comité de pilotage
des études le 20 novembre 2002.
Dans
le rapport et comme le lui demandent les termes de référence,
le Consultant analyse les options et propose la variante n°2
de l'option n°2 en se basant sur les arguments suivants :
L'option
n°1, la CMDT recentrée et privatisée est à
écarter puisqu'elle risque d'aboutir tout simplement à
la cession de la CMDT à DAGRIS. En effet, cet autre actionnaire
aura droit de préemption pour les actions que l'Etat va
mettre en vente : 40% du capital car la part de l'Etat doit passer
de 60% à 20%. Et à cause de l'importance des montants
concernes, DAGRIS pourrait ne pas rencontrer beaucoup de concurrence
ni de la part des producteurs, ni de la part d'autres partenaires
stratégiques.
L'option
n°3 est aussi à écarter à cause du fait
que sans garantie de l'approvisionnement des usines en coton
graine au moins au départ, peu d'investisseurs sérieux
seront intéressés. Et en tout état de cause,
la formule pourrait être difficile à gérer
tant elle sera conflictuelle.
Le
risque de conflit sur les pénétrations de zones
réservées existe aussi avec l'option n°2 quoique
bien moindre. C'est donc essentiellement pour minimiser ce risque
que le choix du Consultant porte sur la variante n°2 de l'option
n°2 qui comporte moins de sociétés. Dans l'option
n°2, le risque de dominance par DAGRIS pourrait être
évité en lui réservant, selon une formule
à trouver une des zones. Les unités à acquérir
étant de bien moindres importance que dans l'option n°1,
la concurrence devrait être plus importante.
Le
comité de pilotage des études s'est réuni
sur le rapport provisoire de l'étude le 20 novembre 2002.
Il a, à l'unanimité moins la voix de la CMDT adhéré
à l'option n°2. Une des positions les plus tranchées
à cette rencontre est celle des représentants des
producteurs. Ils ont en effet, non seulement indiqué clairement
leur préférence pour la variante n°1 de l'option
n°2 (existence de quatre opérateurs dont la NSCO,
avec pour chacune l'exclusivité de l'achat du coton graine
dans sa zone) mais en plus, ils ont fait des propositions pour
les mesures d'accompagnement : approvisionnement en intrants,
classement du coton graine, prix aux producteurs, etc. Les représentants
des producteurs ont expliqué que quand il ya plus de sociétés
il y a certes une augmentation du risque de " cannibalisme
" : mais celle-ci est plus que compensée par l'avantage
d'une plus grande proximité entre les producteurs et les
dirigeants des sociétés. |