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Commercialisation
et valorisation :
Traditionnellement, la commercialisation du
blé se fait par petites quantités livrées
sur le marché local ou en direction de Tombouctou principal
débouché dans la zone par des producteurs ou des
marchands forains qui fréquentent les foires hebdomadaires
et sillonnent les principaux marchés d'approvisionnement.
La vente se fait généralement par l'entremise de
vendeuses installées au marché.
Au cours de la campagne 1994/95 une première tentative
de mise en uvre de cette politique visant à soutenir
la commercialisation de quelques 800 tonnes de blé aux
GGM grâce à l'octroi d'un crédit de campagne
aux paysans par la BNDA n'a pas connu le succès escompté.
Cependant pour les campagnes suivantes 1995/96 et 1996/97 des
contrats de crédit de campagne pour respectivement 37
680 000 et 23 522 000 Fcfa à 11% sur six mois signés
avec les groupements de producteurs et individuels ont été
dénoués à 100% pour 470 tonnes de blé
livrés, et la disponibilité pour 1000 tonnes a
été annoncée par la coordination des producteurs
installés à DIRE.
Quant aux quantités commercialisées au niveau du
PACCEM par la GMM aux titres des campagnes 1998/99 et 2000, elles
se présentent comme suit :
1998/1999
682 tonnes
1999/2000
1582 tonnes
2000/2001
974 tonnes
Total
3238 tonnes
Unités de transformation :
Deux minoteries notamment le GMM à
Bamako avec une capacité de 70.000 tonnes et celle de
Ségou de 3000 tonnes sont intéressées par
le blé de Diré d'autant plus que la qualité
actuelle répond à leurs besoins et que le coût
de revient du blé commercialisé collectivement
serait comparable et même légèrement inférieur
au coût de revient du blé importé.
Cependant le GMM faute de quantité de blé suffisante,
ne fonctionne qu'à 50%. Cet état de fait s'explique
certainement par les insuffisances au niveau des circuits de
collecte, de transport et de stockage.
Dans le cadre de la valorisation, en plus de la transformation
du blé en farine, des utilisations multiples sont assurées
à savoir : pain, vermicelle, diverses pâtes, gâteaux
et bouillie.
Proposition de solutions à certains
facteurs de blocage
- Commercialisation
identifier les fournisseurs fiables en matériels
et en intrants
organiser un réseau de caisses mutuelles d'épargnes
et de crédit
faciliter l'accès au crédit auprès des institutions
financières
mieux organiser la collecte de la production
organiser les achats anticipés.
- Transformation
encourager les transformateurs locaux par
la formation, l'organisation et l'équipement
établir une relation dynamique entre les producteurs,
les grands moulins du Mali et les autres minoteries
améliorer les technologies de fabrication des mets locaux
améliorer le développement des agro-industries
améliorer le conditionnement des produits de transformation
du blé.
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