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 DECLARATION DE BAMAKO SUR LE DEVELOPPEMENT DE LA FILIERE COTONNIERE EN AFRIQUE DE L'OUEST ET DU CENTRE
 
 
 

 

 

Filières agricoles: Blé

Historique et présentation de la filière blé

La culture du blé a été introduite dans le cercle de Diré avec l'exploitation de la plaine de Diré en coton par le CICNIC. Elle a été étendue à travers tout le cercle par le système traditionnel d'irrigation à l'aide de la calebasse. A partir de 1976, avec la création de l'action blé, la culture du blé a commencé à connaître un essor qui se poursuivra jusqu'à l'intervention de l'ONG Afrique-care au niveau du Sidi AMAR.
La production de blé dans la région de Tombouctou (seule zone productrice de blé) est passée de 2637 t en 1997/98 à 7540 t en 1999 et 5280t en 2000/2001.
La demande nationale est estimée à plus de 60 000t de farine dont la quasi totalité est importée (90%).
La production totale cumulée de blé au titre des campagnes 1998/99 à 2000/01 a été au niveau du PACEEM de 7819,8t contre 19650,78t pour l'ensemble de la région de Tombouctou. Le Mali a besoin annuellement de 40 000 à 50 000t (CAP-1995/96). Il a toujours fallu recourir à des importations commerciales sous forme de grain et farine de blé : 48 920t en 1999/00 et
52 740t en 2000/01.
Cependant le Mali dispose d'un potentiel de terre apte pour la culture du blé estimé à
50 000ha dont 3000ha seulement sont actuellement exploitées. L'eau est disponible pendant la période de production et le climat est favorable ;
Malgré tous ces atouts, il convient de reconnaître que des contraintes majeures au développement de cette filière existent et sont entre autres :
- l'insuffisance d'une véritable stratégie de relance de la production ;
- le caractère sommaire des aménagements ;
- l'insuffisance d'équipements agricoles ;
- la faible organisation de la production et de la commercialisation ;

- l'enclavement de la zone ;
- la faible formation des acteurs et
- les variétés inadaptées.

On note que la production de blé de 1994 à 1999 a évolué en dents de scies avec un maximum de 7540 tonnes en 1999/2000 et un minimum de 2637 tonnes en 1997/98. Quant aux rendements, on note un taux d'augmentation de 97,2% en 1998 par rapport à 1997/98 et une diminution de 12,2% en 1999 par rapport à 1998/99.

Commercialisation et valorisation :

Traditionnellement, la commercialisation du blé se fait par petites quantités livrées sur le marché local ou en direction de Tombouctou principal débouché dans la zone par des producteurs ou des marchands forains qui fréquentent les foires hebdomadaires et sillonnent les principaux marchés d'approvisionnement.
La vente se fait généralement par l'entremise de vendeuses installées au marché.
Au cours de la campagne 1994/95 une première tentative de mise en œuvre de cette politique visant à soutenir la commercialisation de quelques 800 tonnes de blé aux GGM grâce à l'octroi d'un crédit de campagne aux paysans par la BNDA n'a pas connu le succès escompté. Cependant pour les campagnes suivantes 1995/96 et 1996/97 des contrats de crédit de campagne pour respectivement 37 680 000 et 23 522 000 Fcfa à 11% sur six mois signés avec les groupements de producteurs et individuels ont été dénoués à 100% pour 470 tonnes de blé livrés, et la disponibilité pour 1000 tonnes a été annoncée par la coordination des producteurs installés à DIRE.
Quant aux quantités commercialisées au niveau du PACCEM par la GMM aux titres des campagnes 1998/99 et 2000, elles se présentent comme suit :

1998/1999
682 tonnes
1999/2000
1582 tonnes
2000/2001
974 tonnes
Total
3238 tonnes

Unités de transformation :

Deux minoteries notamment le GMM à Bamako avec une capacité de 70.000 tonnes et celle de Ségou de 3000 tonnes sont intéressées par le blé de Diré d'autant plus que la qualité actuelle répond à leurs besoins et que le coût de revient du blé commercialisé collectivement serait comparable et même légèrement inférieur au coût de revient du blé importé.
Cependant le GMM faute de quantité de blé suffisante, ne fonctionne qu'à 50%. Cet état de fait s'explique certainement par les insuffisances au niveau des circuits de collecte, de transport et de stockage.
Dans le cadre de la valorisation, en plus de la transformation du blé en farine, des utilisations multiples sont assurées à savoir : pain, vermicelle, diverses pâtes, gâteaux et bouillie.

Proposition de solutions à certains facteurs de blocage
- Commercialisation

identifier les fournisseurs fiables en matériels et en intrants
organiser un réseau de caisses mutuelles d'épargnes et de crédit
faciliter l'accès au crédit auprès des institutions financières
mieux organiser la collecte de la production
organiser les achats anticipés.

- Transformation

encourager les transformateurs locaux par la formation, l'organisation et l'équipement
établir une relation dynamique entre les producteurs, les grands moulins du Mali et les autres minoteries
améliorer les technologies de fabrication des mets locaux
améliorer le développement des agro-industries
améliorer le conditionnement des produits de transformation du blé.

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