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Renforcer
les capacités d'intervention de l'ensemble des acteurs
du secteur
Le développement du secteur repose sur la participation
et la responsabilisation de tous les acteurs aux différents
niveaux (collectivités territoriales, producteurs/ OPA/APCAM,
secteur privé, services techniques, ONG et autres partenaires).
Or, l'analyse a montré que les capacités d'intervention
plus particulièrement des organisations de producteurs
et du secteur privé sont le plus souvent limitées
du point de vue organisationnel, de la formation, des moyens
techniques et financiers. Ces insuffisances freinent à
leur tour le processus de transfert des compétences en
cours.
Par ailleurs, le recentrage des missions de l'Etat nécessite
également le renforcement des capacités des agents
en matière d'appui-conseil, de contrôle, de suivi/évaluation
et de coordination des activités de développement
du secteur aux différents niveaux (national, régional
et local).
Pour
renforcer les capacités de l'ensemble des acteurs du secteur,
il s'agira plus particulièrement de:
renforcer le rôle des chambres d'agriculture auprès
des organisations membres, à travers la formation et l'adéquation
des moyens matériels et financiers ;
appuyer la fédération et la professionnalisation
des organisations de producteurs aux différents niveaux
local, régional et national, mise en place de faîtières
d'Organisations Paysannes en vue de développer leurs capacités
d'intervention et de négociation ;
développer le crédit rural et renforcer les systèmes
financiers décentralisés ;
promouvoir et renforcer les capacités des opérateurs
privés et l'entreprenariat agricole, à travers
leur organisation, l'information, la formation, les mesures incitatives
et un appui financier adéquat ;
renforcer les capacités et adapter les structures techniques
d'appui du MAEP à leurs nouveaux rôles, à
travers la formation, la communication et l'information, et les
doter en moyens financiers et matériels ;
doter les structures chargées de la coordination et du
suivi/évaluation de capacités humaines, matérielles
et financières nécessaires à leurs missions;
renforcer les capacités de planification des organisations
paysannes.
Promouvoir
la gestion rationnelle des ressources naturelles en vue d'un
développement durable
En dépit des importants efforts consentis et des nombreux
programmes et projets mis en uvre depuis plusieurs décennies,
le processus de dégradation des ressources naturelles
et de désertification qui n'a pu être ni inversé,
ni même freiné. Or, les ressources naturelles (eaux,
sols, couvert végétal) constituent la base productive
pour l'ensemble du secteur du développement rural, qui
doit faire face aux aléas climatiques et à l'augmentation
constante des divers besoins (alimentaires et en eau pour les
hommes et les animaux, en pâturages, en bois de chauffe
et de service, etc.).
La restauration/conservation des ressources naturelles, et plus
particulièrement de la fertilité des sols et du
potentiel agro-sylvo-pastoral, constitue une condition indispensable
à l'intensification de la production et au développement
durable du secteur. Celle-ci a été confirmée
par le PNAE/PAN-CID, qui a identifié parmi les 9 programmes
prioritaires, un programme de gestion des ressources naturelles.
La prise en compte de cette préoccupation essentielle
pour le développement durable du secteur nécessitera
entre autres de:
prendre en compte de la gestion des ressources naturelles dans
tous les programmes et actions visant le développement
de la production agro-sylvo-pastorale et halieutique ;
renforcer les capacités techniques et financières
des collectivités territoriales, des communautés
de base, des producteurs et des OPA pour la prise en charge des
actions de restauration et conservation des ressources naturelles
;
capitaliser et diffuser les résultats de la recherche
dans le domaine et les acquis des diverses expériences
en matière de gestion participative des ressources naturelles
;
appliquer la charte pastorale en tenant compte de la décentralisation
et des terroirs villageois ;
favoriser le développement d'outils d'études et
de gestion des ressources naturelles adéquats aux échelles
communale et de terroir.
Appuyer
la capacité de planification régionale et locale
en vue de promouvoir un développement durable du Secteur
Rural
Avec l'opérationalisation de la décentralisation
et la mise en place des Collectivités territoriales autonomes,
la planification décentralisée aux niveaux régional
et local est devenue indispensable. Or, les capacités
régionales et locales en matière de planification
sont très limitées (faiblesse des ressources humaines,
matérielles et financières, jeunesse des institutions,
etc.).
Plusieurs outils sont disponibles. Il s'agit entre autres de
:
l'Esquisse du Schéma d'Aménagement du Territoire
(ESAT, 1995), des Avant-projets de Schéma régionaux
d'aménagement et de développement (AP-SRAD, 1997)
qui, après finalisation, conféreront à la
planification une dimension territoriale ;
et les résultats des diverses expériences menées
sur une base participative en matière de gestion des ressources
naturelles (GRN), de gestion de terroirs villageois (GTV) et
de développement local qui, après capitalisation,
permettront de promouvoir la planification locale.
Par ailleurs, une des missions confiées à la Cellule
de Planification et de Statistique (CPS) du secteur rural, structure
chargée de la planification du secteur, est d'apporter
un appui à la planification décentralisée
du secteur, à travers les structures de relais que sont
les bureaux statistiques et de suivi-évaluation et les
bureaux documentation, information et communication, créées
au sein des trois directions Centrales du MAEP et leurs structures
déconcentrées. A ce niveau, il s'agit aussi de
la valorisation de l'outil "Système d'Analyse et
de Développement des Capacités Institutionnelles
(SADCI)".
Pour faire face aux défis de la décentralisation
et de la planification décentralisée du secteur,
il s'agira entre autres de:
capitaliser et valoriser les résultats des expériences
d'aménagement et de gestion de terroirs villageois et
de gestion des ressources naturelles;
définir les articulations entre l'aménagement au
niveau du village et les collectivités territoriales (communes,
cercles, régions) ;
mettre en place les mécanismes d'appui aux collectivités
territoriales et renforcer les capacités régionales
et locales de planification décentralisée, notamment
pour le secteur du développement rural ;
Développer
les infrastructures et équipements de base
Le développement du secteur est confronté à
des contraintes majeures liées au financement, à
l'enclavement des zones de production (très faible niveau
de couverture du réseau routier et pistes rurales), à
l'insuffisance de l'équipement individuel (nombre, qualité,
coûts), à la faiblesse des infrastructures et équipements
de base (magasins de stockage, installations frigorifiques, conditionnement
et transformation,
etc.), au coût élevé
de l'énergie électrique et du parc automobile pour
le transport. A ces facteurs, on peut ajouter l'insuffisance
et la mauvaise gestion des marchés et leur localisation
souvent inadéquate (cas de Bamako, où tous les
marchés de gros sont concentrés au centre de la
ville).
Par ailleurs, les aménagements hydro-agricoles et le rythme
de leur réalisation sont largement insuffisants par rapport
à l'important potentiel de terres aménageables
(plus de 2 millions ha), notamment au niveau du Delta du Niger
et des bas-fonds au Sud et Sud-Ouest du pays.
Pour remédier à cette situation, le MAEP a élaboré
un Programme National d'Infrastructures Rurales (PNIR), dont
le financement est acquis et dont la mise en uvre a démarré
en 2001. Ce programme vise à lever progressivement les
diverses contraintes et comporte 4 grands volets: Irrigation,
Hydraulique villageoise et Assainissement, Pistes rurales et
Environnement. En plus de la mise en uvre de cet important
programme, il s'agira également de:
accélérer la réalisation des grands projets
d'infrastructure de base et le désenclavement des régions
;
développer les synergies avec les autres départements
ministériels (télécommunications, transport,
énergie,
)
élaborer une stratégie d'équipement du monde
rural.
Promouvoir
le rôle des femmes et des jeunes ruraux et soutenir les
mécanismes de solidarité en milieu rural
Les nombreuses analyses ont montré que, si les femmes
et les jeunes ruraux constituent la majeure partie de la population
et la plus productive, ils sont confrontés à de
nombreuses contraintes, notamment dans les domaines de la santé
(couverture sanitaire insuffisante, fécondité élevée,
forte prévalence du paludisme, risque important de IST/SIDA,
),
de la formation et de l'alphabétisation, de l'accès
aux ressources et facteurs de production (foncier, intrants,
crédit,
).De plus, les femmes et les jeunes ruraux
souffrent d'une insuffisance de prise en compte de l'approche
genre et de leurs besoins dans les programmes de développement.
Par ailleurs, on observe de plus en plus l'affaiblissement des
valeurs et des structures sociales traditionnelles, basées
sur l'entraide et la solidarité au sein des communautés
villageoises. Cette situation nouvelle est favorisée par
l'exode rural, le sous-emploi et la pauvreté croissante
tant en milieu urbain que rural.
Pour promouvoir le rôle des femmes et des jeunes et renforcer
la solidarité en milieu rural, il s'agira notamment de:
adopter l'approche genre dans l'élaboration, la mise en
uvre et le suivi-évaluation des programmes et projets
de développement rural;
renforcer les capacités d'intervention des femmes et des
jeunes ruraux, à travers notamment la formation, l'alphabétisation
fonctionnelle et l'accès aux ressources et aux facteurs
de production ;
développer des activités génératrices
de revenus en milieu rural, y compris dans le cadre de la conservation
et de la transformation des produits agricoles;
renforcer les mécanismes de solidarité traditionnelle
envers les groupes sociaux défavorisés et vulnérables
;
développer des synergies avec les autres programmes de
développement sectoriel (santé, éducation,
planning familial,
) aux niveaux national, régional
et local, notamment en matière de lutte contre le paludisme,
la pandémie du VIH/SIDA et les IST.
Promouvoir
l'emploi en milieu Rural
Les orientations stratégiques concernent les aspects suivants:
lutter contre l'exode et le sous-emploi par l'amélioration
les revenus en milieu rural ;
appuyer l'installation des jeunes diplômés dans
les domaines de la production, de la commercialisation, de la
transformation, du conseil rural et des services.
renforcer les capacités des acteurs notamment les femmes
et les jeunes;
développer les infrastructures de base qui sont grandes
créatrices d'emplois;
faciliter l'accès aux ressources (foncières, financières)
et aux facteurs de production;
améliorer l'environnement institutionnel, juridique, économique,
social et culturel;
renforcer les secteurs privés et informels;
renforcer le suivi-évaluation des politiques et programmes
en faveur de l'emploi. secteurs privés;
Renforcement
de la communication dans le secteur rural
Conscient du rôle et de la place que la communication pour
le développement peut jouer dans la situation du pays,
le Gouvernement a élaboré en 1993 une Politique
Nationale de Communication pour le Développement (PNCD)
qui se fonde sur les principes de la démocratie et les
grandes options du développement socio-économique
du pays.
En dépit de l'existence d'une telle politique, le secteur
développement rural ne dispose toujours pas d'une stratégie
et d'un plan d'action en matière de communication, ce
qui a amené les différents programmes et projets
à développer des actions de communication dans
leur domaine d'intervention
Ces actions sont restées dans la plupart du temps limitées,
faute de soutien budgétaire conséquent. A cela
s'ajoutent l'insuffisance et le manque de formation des cadres
et agents à tous les niveaux en matière de communication
pour le développement, la faiblesse du cadre institutionnel
existant, la faible performance des centres de documentation.
Par ailleurs, l'absence et/ou l'insuffisance des données
exhaustives fiables, disponibles et accessibles à tous
constitue un grand handicap pour la bonne information des acteurs
du secteur.
Communiquer
doit aujourd'hui devenir tout à la fois un geste quotidien,
une attitude, un comportement. Le secteur rural doit en faire
son credo. Il aborde en effet une phase cruciale de son évolution
qui l'oblige à mieux communiquer en synergie avec d'autres
partenaires en vue d'expliquer, de faire partager et accepter
ses points de vue sur les activités le concernant.
La
stratégie proposée a l'ambition d'être un
instrument efficace pour gagner la bataille de la communication.
Elle est à la fois globale et décentralisée.
Elle se décline à travers un certain nombre d'axes
visant à améliorer la communication interne et
externe.
Développer la concertation et l'information des agents
de structures et organismes
Développer la concertation et l'information en direction
des partenaires
Doter les acteurs ruraux de capacités de communication
Professionnaliser les médias
Promouvoir une communication sous régionale |