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DOMAINES D'INTERVENTION
PRIORITAIRES
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Les
domaines d'intervention prioritaires issus du bilan et de l'état
du secteur sont :
La sécurité alimentaire
La restauration et le maintien de la fertilité des sols
Le développement des aménagements hydro-agricoles
Le développement des productions végétales
Le développement des productions animales
Le développement des produits de cueillette
Le développement de la pêche et de la pisciculture
Le développement de l'emploi en milieu rural
Le développement du secteur coton
La promotion du crédit, de financement et de l'équipement
du secteur rural
Le renforcement de la communication dans le secteur rural
Le développement de l'intégration du secteur rural
dans les économies sous/régionales et mondiale
et sa participation au NEPAD
Le développement institutionnel
Ces
domaines répondent à la fois aux grands défis
nationaux pour un développement économique et social
durable et aux préoccupations directes et objectifs assignés
au secteur. Ils constituent un support cohérent pour les
interventions et programmes de développement du secteur
à moyen terme. |
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Sécurité alimentaire
Problématique
La stratégie de sécurité alimentaire et
nutritionnelle du Mali vise à satisfaire les besoins essentiels
de la population. Elle se base sur l'augmentation et la diversification
de la production agricole, l'amélioration des revenus
des populations par une meilleure organisation du marché
pour les aliments de base (céréales, viandes, poisson,
sucre, huile et fruits et légumes), le développement
des processus de transformation des produits locaux et la formation
nutritionnelle des populations.
Des résultats dans ce sens ont été atteints
depuis l'adoption du SDDR en 1992, à travers la poursuite
du PRMC et la mise en uvre du PASA qui se sont concrétisés
par la libéralisation des prix (prix au consommateur et
prix au producteur) et la libéralisation des marchés
des céréales, dont le riz en 1992. La libéralisation
a permis entre autres un approvisionnement régulier des
consommateurs urbains, une amélioration du système
de prévention des risques et une meilleure intégration
des marchés des régions du Nord.
La production alimentaire a augmenté au cours des 10 dernières
années. La production totale de céréales
est passée de 2 156 410 tonnes en 1989/1990 à 2
951 413 tonnes en 1999/2000 (CPS/MDR - 2000). C'est le riz qui
a connu le plus fort accroissement passant de 337 748 tonnes
de paddy en 1989/1990 à 754 505 tonnes en 1999/2000. Sa
part dans la production totale de céréales est
passée de 16 % à 25 % pendant la même période
avec des pointes de 27% et 28 % en 1996/1997 et 1998/1999.
L'étude des bilans céréaliers ex-post fait
apparaître une augmentation de la consommation de riz,
qui serait passée de 34 Kg/personne/an en 1988-89 à
44 Kg/personne/an en 1998-99 (comparaison entre les résultats
de l'Enquête Budget/Consommation 1988-89 et les bilans
céréaliers ex-post).
Les besoins en céréales sèches (mils, sorgho,
maïs) sont estimés à 203 Kg/pers./an soit
un besoin global de 2 400 000 tonnes en 2007 contre une production
actuelle de 2 190 000 tonnes en 2000. Cependant, malgré
un taux de couverture des besoins alimentaires et un niveau de
sécurité alimentaire satisfaisants en année
de bonne pluviométrie, plusieurs contraintes majeures
subsistent, parmi lesquelles on peut citer:
une grande disparité entre les régions et à
l'intérieur de celles-ci, avec des zones en situation
de déficit chronique;
l'enclavement de nombreuses zones de production et/ou zones de
consommation et une grande difficulté d'écoulement
des surplus commercialisables en année favorable;
une forte érosion du pouvoir d'achat des différentes
catégories socioprofessionnelles aux revenus fixes et
une détérioration de la situation alimentaire parmi
les groupes sociaux défavorisés;
une faible diversification de l'alimentation, dont la base reste
le mil/sorgho, à l'exception de certains groupes urbains
favorisés;
une situation de malnutrition chronique et aiguë au niveau
des couches les plus défavorisées et particulièrement
chez les jeunes enfants;
des conditions sanitaires préoccupantes de production,
transformation et de distribution des aliments.
Objectifs
Les objectifs visés en matière de sécurité
alimentaire sont :
Assurer la sécurité alimentaire dans toutes ses
dimensions : sécurité de la production et sécurité
de la consommation;
faciliter l'approvisionnement stable en céréales
de base des zones déficitaires et des groupes sociaux
défavorisés ;
améliorer la qualité sanitaire et nutritionnelle
des produits mis sur le marché et développer le
secteur de la transformation ;
accroître la contribution de la pêche et de la pisciculture
à la satisfaction des besoins du pays;
améliorer le niveau nutritionnel des populations;
Renforcer le cadre institutionnel de maîtrise de la sécurité
sanitaire des aliments;
Renforcer la coopération et l'intégration régionale.
c) Eléments de stratégie
La stratégie de sécurité alimentaire qui
repose également sur la collaboration avec les autres
secteurs comme la santé, l'éducation, l'industrie,
le commerce et les transports consistera à :
intensifier et diversifier la production agricole ;
Développer la fluidité des marchés agricoles
et agro-alimentaires dans la sous-région
Améliorer des conditions d'accès des groupes et
zones vulnérables à l'alimentation et aux services
sociaux de base;
Harmoniser et coordonner les méthodes d'analyse de la
vulnérabilité du réseau d'information sur
la sécurité alimentaire;
contribuer au développement des normes des produits agricoles
et agro-alimentaires et à l'amélioration du contrôle
de leur qualité ;
mettre en place un mécanisme cohérent de contrôle
et de surveillance de la qualité des denrées alimentaires;
développer le partenariat et la coopération avec
les pays de la sous-région;
promouvoir l'intégration irrigation-aquaculture dans les
aménagements hydro-agricoles;
améliorer les conditions d'approvisionnement des marchés,
de stockage des produits et des intrants;
promouvoir des unités de transformation des produits agricoles
;
assurer la protection phytosanitaire des cultures et sanitaire
des animaux;
former et informer les acteurs sur les innovations technologiques;
définir des normes et mettre en place des mécanismes
de contrôle de qualité ;
développer les cultures à haut potentiel de rendement
(maïs et sorgho hybrides);
renforcer et améliorer le système de prévention
et d'atténuation des crises alimentaires;
mettre en place un système de suivi de la sécurité
alimentaire;
mettre l'accent sur l'élevage à cycle court;
prendre en compte le cas spécifique de la sécurité
alimentaire et nutritionnelle des groupes défavorisés
où à risque ;
renforcer le cadre législatif et réglementaire
et le contrôle de son application.
Eléments d'action
Les éléments d'action sont:
créer un partenariat entre le Gouvernement, les communautés
bénéficiaires, les organisations paysannes et la
société civile pour la définition et la
mise en uvre des stratégies de sécurité
alimentaire et de réduction de la pauvreté.
adopter des normes de qualité des produits agricoles et
agro-alimentaires répondant aux exigences de la clientèle
;
élaborer des manuels de contrôle de la qualité
des aliments et des intrants;
mettre en place un mécanisme cohérent de contrôle
et de surveillance de la qualité des denrées alimentaires
;
adopter et harmoniser les textes législatifs et réglementaires
en matière de norme et de contrôle de qualité
des produits agricoles et agro-alimentaires aux contextes sous-régional
et international;
renforcer le cadre institutionnel de contrôle de la qualité
des produits agricoles et agro-alimentaires ;
préparer le Mali aux futures négociations commerciales
sous-régionales, africaines et mondiales;
créer des stocks villageois et des banques de céréales,
renforcer les programmes d'information, d'éducation et
de communication (IEC) relatifs à l'hygiène de
l'eau et des aliments, à la santé et à la
nutrition; renforcer le dispositif existant de prévention
et de gestion des crises alimentaires. Harmoniser les systèmes
d'information des différentes structures.
réaliser des études sur l'alimentation, la nutrition,
la vulnérabilité des groupes sociaux et des localités;
capitaliser les expériences de création de stocks
villageois et de banques de céréales ; contribuer
à la création et/ou renforcement d'infrastructures
de transport et de stockage dans les zones défavorisées
et secteurs associatifs /coopératifs ; finaliser, adopter
et mettre en uvre le plan de l'alimentation et de la nutrition;
élaborer une politique nationale de sécurité
sanitaire des aliments; réaliser une étude sur
l'amélioration de la circulation de l'information entre
les opérateurs ; mettre en réseau les opérateurs
avec les principales structures impliquées dans le système
d'information sur la sécurité alimentaire. Introduire
le riz dans le stock national de sécurité alimentaire
en raison de l'importance du potentiel des aménagements
hydro agricoles du pays ; améliorer la diffusion des informations
sur le prix des céréales ;
monter et renforcer les procédures actuelles d'achat et
de vente de céréales: appel d'offres, offres publiques
d'achat ;
organiser les opérateurs économiques et contribuer
à leur formation ; encourager par des incitations appropriées
la création d'unités de transformation des produits
agricoles ; créer un fonds de solidarité et de
secours d'urgence notamment au niveau des collectivités
territoriales; élaborer les textes législatifs
et réglementaires relatifs à l'alimentation et
à la protection des consommateurs et veiller à
leur application; participer aux rencontres initiées par
la FAO, l'OMS, l'OMC, l'OIE, le NEPAD, la CEDEAO, l'UEMOA, le
CILSS , relatives à la sécurité alimentaire
et au commerce international. |
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Restauration
et maintien de la fertilité des sols
Problématique
La
dégradation des ressources naturelles, et plus particulièrement
de la fertilité des sols, est devenue un phénomène
très inquiétant au Mali, alors que la majorité
des sols sont naturellement pauvres. Elle constitue une contrainte
majeure à l'intensification des systèmes de production
et à l'augmentation des productions agricoles.
Elle
s'est traduite entre autres par une progression du processus
de désertification et une accélération de
l'érosion éolienne et hydrique; une baisse importante
de la fertilité des sols par ailleurs naturellement pauvres;
la dégradation des berges des fleuves, des mares et lacs
et des terres de cultures; l'abandon progressif du système
de jachères; une diminution importante des pâturages
naturels et une concurrence accrue pour l'utilisation rationnelle
des espaces, etc.
D'une manière générale, les systèmes
de production extensifs et les pratiques agro-sylvo-pastorales
ne sont plus en adéquation avec les conditions agro-écologiques
du milieu et ne permettent plus la reconstitution du potentiel
de production en l'absence de fumure minérale et organique.
Dans les zones de production plus intensive (ON, CMDT), on observe
également des signes inquiétants de dégradation
des ressources naturelles: remontée des nappes et alcanisation/salinisation
des sols en zone ON, dues à l'insuffisance du drainage;
forte dégradation du couvert végétal et
des sols en zone CMDT, plus particulièrement dans le vieux
bassin cotonnier, avec une stagnation, voire une baisse des rendements
et une augmentation des superficies cotonnières au détriment
des cultures céréalières, des jachères
et réserves sylvo-pastorales.
Si les populations rurales sont de plus en plus conscientes de
la gravité de la dégradation et montrent leur volonté
d'inverser ce processus, leurs capacités de prise en charge
des actions de restauration/conservation des ressources naturelles
restent le plus souvent très limitées du point
de vue technique, financier et organisationnel. A cela s'ajoutent
les insuffisances et la méconnaissance des textes juridiques.
Les études menées dans le cadre de l'Initiative
pour la Fertilité des Sols (IFS) ont permis de jeter les
bases d'une stratégie de restauration et de maintien de
la fertilité des sols au Mali.
Objectifs
Les objectifs généraux de la restauration et maintien
de la fertilité des sols sont les suivants:
élaborer de façon participative une stratégie
à long terme de restauration/maintien de la fertilité
et de GRN ;
mettre en place les structures de concertation et de suivi-évaluation
des programmes et actions aux différents niveaux national,
régional et local ;
restaurer à grande échelle la fertilité
des sols et le potentiel de production agro-sylvo-pastorale dans
toutes les zones dégradées.
Eléments
de la stratégie
Pour la restauration et le maintien de la fertilité des
sols, il s'agit de :
valoriser les acquis de la recherche ;
capitaliser les expériences de défense et de restauration
des sols ;
adopter une approche intégrée de la fertilité
en favorisant la synergie entre le recours aux intrants et les
autres mesures correctives ou de maintien de la fertilité
;
mettre en place et organiser les structures ;
développer les capacités d'appui ;
renforcer l'intégration agricole-élevage et agriculture-pêche.
Eléments d'actions
Les interventions viseront une mise à jour accélérée
des connaissances et expériences, l'élaboration
et la mise en uvre de programmes d'intervention et de renforcement
de capacités adaptés aux différents niveaux
(national, régional et local) en matière de restauration
et de maintien de la fertilité des sols. Les actions ci-après
ont été retenues :
réaliser des études complémentaires ;
mettre au point des programmes d'intervention, notamment en matière
de développement de la filière engrais ;
identifier et élaborer des programmes de formation, d'éducation
et de communication au niveau de tous les acteurs ;
mener des actions adaptées de restauration et de maintien
de la fertilité des sols, notamment dans les zones de
grandes productions fortement dégradées. |
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Varie en fonction
de la rubrique |
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