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Développement des aménagements hydro-agricoles

Problématique

La valorisation de l'important potentiel hydro-agricole au Mali (estimé à plus 2 millions d'ha) nécessite l'adoption de la Stratégie Nationale de Développement de l'Irrigation (SNDI) qui a été faite en 1999. Ceux-ci constituent en effet un atout considérable, tant dans la recherche de la sécurité alimentaire que dans la perspective de l'important marché sous-régional.
La problématique du développement des aménagements hydro-agricoles est cependant complexe. Parmi les contraintes les plus importantes, on peut citer: la difficulté de maîtriser le problème foncier et de gestion des espaces aménagés; la répartition inégale des ressources en eau sur toute l'étendue du territoire; la difficulté de mobiliser les ressources financières locales; l'enclavement des zones aménageables; la mauvaise conception technique de certains grands aménagements et leurs coûts d'entretien; le coût élevé des aménagements; la dégradation de l'environnement au niveau des périmètres aménagés anciens, avec le phénomène d'alcanisation/salinisation dû à l'utilisation massive des engrais minéraux et à l'insuffisance des entretiens et du drainage, qui a conduit à la remontée progressive des nappes.
La réalisation et/ou la réhabilitation des grands aménagements hydro-agricoles, notamment ceux concernés par la maîtrise totale de l'eau, demeurent prioritaires. Cela nécessitera le renforcement de l'avantage comparatif que possède le Mali dans la réalisation de tels investissements par une meilleure efficience dans la mobilisation des fonds et une prise en compte effective des aspects environnementaux.
Les études ont montré par ailleurs que les populations rurales adhèrent à la construction de petits barrages de retenue fiables et peu coûteux, réalisables avec leur participation et pour l'aménagement de bas-fonds, de micro et petits périmètres (utilisant des pompes manuelles ou l'énergie solaire pour l'exhaure) ou encore l'exécution des forages et de puits agricoles. Il apparaît également nécessaire de mieux valoriser les aménagements, notamment par la diversification des productions et la pratique de la double culture.

Les besoins en riz du pays dans cinq ans sont estimés à environ 575 000 tonnes de riz soit plus de 800 000 tonnes de paddy pour une population estimée à 11 633 000 habitants, ce qui correspond à un besoin additionnel de 250 000 tonnes de paddy environ. Avec un rendement de 5 t/ha de paddy, il faudrait aménager environ 10.000 ha par an pour suivre l'accroissement de la population et satisfaire la demande locale.
Afin de couvrir entièrement les besoins nationaux en blé estimés à 76 000 t en maintenant le rendement actuel entre 2 et 4 t/ha, la superficie à aménager serait de 20.000 ha sur un potentiel d'environ 100.000 ha de terres aptes à cette culture en 6ème région.

Objectifs
Les objectifs visent à
contribuer à l'accroissement des productions agricoles ; développer l'aménagement progressif dans les zones recelant d'importantes potentialités hydro-agricoles pour 50 000 Ha (dont 38 000 Ha pour lesquels les financements sont disponibles) en maîtrise totale de l'eau sur les 5 ans et 10 000 Ha pour le Blé. Ce qui correspondrait à un besoin additionnel de 65 milliards de F CFA (dont 45 milliards F CFA pour le Riz et 20 milliards pour le Blé). Cela correspond à un financement de 13 milliards F CFA par an.;
intensifier et diversifier la production agricole au niveau des périmètres aménagés (6 Tonnes/Ha de paddy en moyenne); développer l'aménagement des Bas-fonds et la construction de petits barrages dans les parties Sud et Ouest du pays, 500 Ha/an soit 2500 ha d'ici 2007. Ce qui correspond à 2,5 milliards F CFA; minimiser les impacts environnementaux négatifs et les conflits sociaux engendrés par le développement de l'irrigation.

Eléments de stratégie
La stratégie de développement des périmètres hydro-agricoles repose sur les éléments suivants:
poursuivre l'inventaire des potentialités et sites pour les aménagements hydro-agricoles ;
poursuivre la mise en œuvre du Schéma Directeur des Ressources en Eau ;
poursuivre la mise en œuvre du Programme National d'Infrastructures Rurales (PNIR) ;
élaborer et mettre en œuvre un programme de recherche en irrigation ; maîtriser les questions foncières et impliquer les populations dans la réalisation des aménagements hydro-agricoles ; mettre en place un mécanisme de financement durable des infrastructures et équipement ; renforcer les capacités techniques des structures d'appui, des organisations de producteurs, et des opérateurs privés dans les domaines de la planification, de la mise en place, de la gestion et de la maintenance des périmètres irrigués.

Eléments d'actions
Les éléments d'action envisagés sont :
rélire la stratégie nationale de développement de l'irrigation ; réaliser des études complémentaires d'inventaires de potentialités ; réaliser les aménagements du PNIR; élaborer un programme de recherche en irrigation ; renforcer les capacités techniques des structures d'appui au développement de l'irrigation ;
élaborer et mettre en œuvre un programme de formation des organisations de producteurs ;
reformer le cadre législatif et institutionnel du sous secteur de l'irrigation ; mettre en place de mécanismes fonctionnels de financement de l'irrigation, notamment à travers la création du Fonds National d'Aménagement Hydro-agricole (FNAHA).

Développement des productions végétales
Problématique

Les principales cultures considérées sont les céréales sèches (mil, sorgho, maïs, fonio), le riz, le blé, le coton, le dah, l'arachide, la canne à sucre, le niébé, le wouandzou, les cultures maraîchères (oignons, tomates, pommes de terre…etc.) et fruitières (mangues, agrumes, anacardium…etc.), les tubercules et les cultures de diversification (sésame, oseille de guinée et le pois sucré). Trois d'entre elles, le coton, la canne à sucre et l'arachide, ont vocation de cultures industrielles.

L'autre catégorie est constituée de plantes en voie de domestication telles que le jujubier, le baobab qui donnent respectivement des fruits ou des feuilles recherchés sur les plans alimentaire et médicinal.

Cultures sèches :
En ce qui concerne les céréales sèches(mil/sorgho/maïs/fonio), la libéralisation totale de leur commercialisation et de leur prix depuis plus d'une dizaine d'années n'a pas eu d'effets significatifs sur leur condition de culture. Les rendements sont restés pratiquement au même niveau et l'utilisation des variétés améliorées et des engrais demeure très faible. De plus, l'adoption de techniques de conservation des récoltes, de transformation et d'amélioration de la qualité commerciale est également insuffisante. Le fonio ne requiert toujours pas l'attention nécessaire malgré l'accroissement de la demande urbaine en ce produit. L'absence de techniques améliorées de sa culture et les problèmes que posent sa transformation constituent les principales contraintes qui se posent à sa valorisation.
Le coton s'est développé aux dépens des terres en jachères et par une substitution aux cultures vivrières et aux pâturages dans les zones cotonnières anciennes (Régions CMDT de Koutiala et de Fana) et par la mise en cultures des friches dans les nouvelles zones.
Malgré une réponse positive des acteurs et des tendances favorables à la filière coton après la dévaluation, l'amélioration de la productivité et de la compétitivité demeure compromise par des coûts de production, certes les plus bas du monde, mais encore insuffisamment couverts par les prix aux producteurs de coton graine à cause de la hausse des prix des intrants (engrais, pesticides) intervenue après la dévaluation, le surcoût à payer pour l'expansion des superficies en coton (notamment main-d'œuvre salariale) et les fluctuations du cours mondial. Par ailleurs, le secteur de la transformation industrielle (filaterie, bonneterie) ne connaît qu'un timide début de réalisation avec FITINA-SA.
L'extension de l'arachide, le développement de la culture du niébé et du voandzou demeurent confrontés aux problèmes d'accès aux intrants (semences sélectionnées, engrais et pesticides) avec en aval de leur production des problèmes liés au stockage et à l'insuffisance des techniques et moyens de conservation/transformation.
Le développement des cultures de diversification (sésame, oseille de guinée et pois sucré et pastèques) connaît un certain essor. Ces cultures restent confrontées cependant aux problèmes de maîtrise de leurs filières : conditionnement, transport, débouchés et organisation des producteurs.

Cultures irriguées :
La filière rizicole est l'une des plus porteuses des filières agro-alimentaires du pays en raison du potentiel de production considérable reparti dans la quasi totalité des régions, avec en tête celle de l'Office du Niger. Les contraintes majeures de la culture du riz sont les coûts d'investissement élevés pour certains types d'aménagement, le développement inégal de la riziculture entre les zones de production et au sein des mêmes zones (Office du Niger en moins), l'opacité du marché surtout en aval et l'existence de conditions d'exportation peu propices (qualité du produit non standard pour l'exportation, nombreuses barrières administratives et tarifaires).
Le développement du blé dans le Nord du pays (Région de Tombouctou) est confronté à la fois au relèvement de la production et de la productivité en raison de l'insuffisance des aménagements et des difficultés d'accès aux techniques de production et de transformation.
La production actuelle de sucre est nettement insuffisante et ne couvre que le cinquième des besoins nationaux pendant que d'importantes possibilités de production de sucre existent à l'Office du Niger. La production plafonne depuis plus de deux décennies avec une industrie confrontée à des difficultés d'extension et de modernisation.
Le développement des cultures maraîchères et fruitières s'est poursuivi dans les périmètres périurbains, les zones anciennes de production (Plateau Dogon, Périmètre de Baguinéda et Office du Niger) et sur de nouveaux sites, comme les petits périmètres irrigués villageois. A signaler un nouvel engouement pour les plantations d'anacardium dont les amandes sont exportées. Les tubercules continuent d'être produites au Sud et sur les périmètres irrigués de façon traditionnelle sans aucune assistance. La pomme de terre qui est connue et prisée des populations ne fait pas l'objet d'attention suffisante.
Les principales contraintes au développement des cultures maraîchères et fruitières et des tubercules sont entre autres : la méconnaissance de la dynamique de ces filières, la saisonnalité de la production, le coût des intrants, l'insuffisance des techniques de transformation et de conservation, l'inexistence d'unités de transformation efficientes et de grandes capacités, le coût du transport.

Atouts et opportunités :
Cependant, il existe des opportunités réelles de développement pour toutes ces productions. En effet, la demande de maïs, et dans une moindre mesure le mil et le sorgho qui demeurent cependant la base alimentaire de la majorité de la population malienne est en forte expansion, tant pour l'alimentation humaine qu'animale. Il existe également de bonnes opportunités d'exportation de maïs et de sorgho vers la sous-région.
En ce qui concerne le riz, l'expansion du marché national et les perspectives prometteuses d'échanges régionaux constituent désormais les facteurs déterminants de son développement.
Le développement du blé rentre dans une stratégie de promotion de moyen et long terme avec des facteurs favorables que constituent la tradition de sa culture dans la Région de Tombouctou et la disponibilité de terres aménageables et propices à sa culture dans la zone de l'Office du Niger.
Celui de la production de canne à sucre doit être vu sous les perspectives de nouveaux investissements dans les périmètres sucriers du Kala Supérieur en vue de satisfaire les demandes nationale et régionale.
L'accroissement de la consommation nationale de l'arachide, les unités artisanales de transformation, les possibilités du marché sous-régional constituent autant d'opportunités d'augmentation de cette production. Par ailleurs, une demande urbaine de plus en plus forte et diversifiée en produits frais, notamment les produits maraîchers et les fruits, comme les oignons, la tomate, la pomme de terre, le piment, les melons, les agrumes, les mangues, …etc existe également. L'essentiel de ces produits, continuera de provenir du Plateau Dogon, de la zone ON et au niveau des zones périurbaines de Bamako, Sikasso, Ségou et Kayes.

Objectifs
Pour toutes productions confondues les objectifs de développement des productions végétales sont les suivants :
appuyer la sécurité foncière des zones de production; développer et mettre à la disposition des producteurs des technologies adaptées ; renforcer les capacités des activités post-récoltes comme le stockage et la transformation ; renforcer la compétitivité des produits locaux ; améliorer la qualité des produits agricoles notamment d'exportation (fruits et légumes) ; mettre en œuvre des stratégies de développement des cultures respectueuses de l'environnement ; appuyer les opérateurs dans la transformation, le stockage et la commercialisation ; augmenter la production maraîchère et fruitière ;
renforcer les programmes de recherche sur les fruits et légumes et les cultures de diversification (sésame, oseille de guinée, pois sucré, jujubier, baobab) ; assainir la gestion de la filière coton ; réduire de 20% les importations de semences de pomme de terre; poursuivre les recherches sur l'amélioration variétale de l'arachide, des protéagineux (sésame, oseille de guinée, pois sucré) ; développer la production de semences d'arachide, de protéagineux et de cultures de diversification (sésame, oseille de guinée, pois sucré); développer la production des cultures à tubercules.

Eléments de stratégie
Les éléments de stratégie sont :
renforcer des liens recherche et développement ; développer des technologies de conservation et de transformation des produits agricoles ; désenclaver les zones de production ; renforcer la sécurité foncière des producteurs particulièrement dans les zones aménagées en valorisant les techniques de Gestion des Terroirs Villageois ; définir des schémas et des mécanismes d'approvisionnement en intrants et équipements agricoles ; appuyer les opérateurs privés dans la production des semences de produits agricoles; financer et étaler les périodes de production et de commercialisation des fruits et des produits maraîchers ; promouvoir des programmes d'intensification du maïs ; promouvoir l'agriculture oasienne (Dattier); sécuriser à long terme la filière coton ; renforcer le contrôle de la qualité des produits agricoles.

Eléments d'actions
Les éléments d'actions sont ci-après :
sélectionner et diffuser les semences de variétés adaptées aux différentes zones agro-écologiques ;
mettre au point des techniques de lutte intégrée contre les maladies et nuisibles ; réaliser des études approfondies sur la demande intérieure et les exportations des produits agricoles (riz, maïs, fruits et légumes) et de diversification (sésame, oseille de guinée, pois sucré); instaurer des normes nationales pour l'exportation et leur harmonisation avec celles de la sous région des céréales notamment le riz et le maïs ;
renforcer les programmes de recherche/action dans le domaine de la conservation/ transformation/ commercialisation ; relire et adapter les textes en matière de législation foncière ; améliorer l'approvisionnement en intrants et équipements agricoles ; organiser des voyages et réaliser des études de prospection de marchés du riz, du maïs, des fruits et des légumes ; élaborer des programmes d'intensification du maïs ; clarifier les rôles du privé et de l'action publique et collective dans la filière coton ;
définir un mécanisme stable de sécurisation de la filière coton ; conserver les ressources naturelles et restaurer les terroirs dégradés ; améliorer le fret aérien (coûts, capacité et fréquence) de fruits et de légumes ; introduire et adapter de nouvelles variétés de semences de fruits et des légumes ;
améliorer les connaissances sur les filières fruitières, maraîchères et horticulture ornementale.

Développement des productions animales
Problématique

L'élevage au Mali, pratiqué de façon extensive, est assez diversifié (bovins, ovins, caprins et volailles). Il est caractérisé cependant par son faible niveau de productivité en viande et en lait, dus essentiellement à des taux de mortalité élevés, aux nombreuses pathologies de la reproduction et aux parasitoses endémiques (trypanosomiases ou ectoparasitoses, etc.) et au faible potentiel génétique d'une manière générale des races. Toutefois, quelques races de ruminants, le N'dama et les zébu Azaouak (bovin), la chèvre du Hoggar (caprin), le dromadaire (camelin), et une race canine (le lévrier de Ménaka) ont des caractéristiques très réputées et recherchées sur les marchés.

Au Mali, il existe une tradition d'exportation du bétail sur pied. Si la dévaluation a dans un premier temps favorisé les exportations de bétail malien, les pays côtiers, généralement importateurs, ont renforcé ces dernières années la protection au niveau de leurs frontières. Ces mesures de protection , contraires aux Accords de l'UEMOA, ont réduit substantiellement les exportations maliennes.

Par ailleurs, les noyaux d'élevage intensifs (embouche, production laitière, volailles) se multiplient au niveau des ceintures périurbaines. S'ils constituent une réponse à la demande croissante en milieu urbain, leur importance est encore minime par rapport à l'apport des systèmes extensifs traditionnels.

A l'heure actuelle, le développement de l'élevage est confronté à un certain nombre de contraintes majeures, parmi lesquelles on peut citer:
l'absence d'une politique de l'élevage, définissant clairement les objectifs et axes d'intervention;
l'insuffisance de concertation inter-sectorielle ; la diminution des pâturages naturels et une forte concurrence pour la gestion de l'espace agro-sylvo-pastoral, particulièrement autour des points d'eau semi-permanents et des zones de transhumance; le manque de formation et professionnalisation des éleveurs et bouchers;
de nombreux problèmes liés aux infrastructures et équipements (dont abattoirs, installations frigorifiques….etc.) et au transport

Objectifs
Les objectifs de développement de la production animale sont :
élaborer et mettre en œuvre une politique de développement de l'élevage ; améliorer la production et la productivité du cheptel national ; développer le crédit à l'endroit du secteur de l'élevage ; améliorer les données statistiques sur le secteur bétail/viande ; développer l'élevage des camelins, équins, asins et porcins et des autres ; développer l'insémination artificielle dans les zones périurbaines;
développer l'élevage des petits ruminants et de la volaille ; développer la commercialisation du bétail et des produits animaux en augmentant de 10% les exportations ; développer les cultures fourragères, l'utilisation des sous/produits agricoles et la fabrication des aliments concentrés en vue d'augmenter la production laitière et diminuer de 20% les importations de produits laitiers.

Eléments de stratégie
Les éléments de stratégies sont les suivants:
définir et mettre en place les cadres de concertation ; capitaliser les études et réflexions existantes ;
intensifier l'élevage ; intégrer l'agriculture et l'élevage ; améliorer l'élevage extensif ; adapter le système de crédit existant ; élaborer une politique d'information ; élaborer et mettre en œuvre des programmes de développement de l'élevage des camélins, équins, asins et porcins et des autres élevages ;
améliorer l'adéquation entre infrastructures (marchés, pistes, points d'abreuvement) et besoins des producteurs; renforcer les capacités des organisations socioprofessionnelles du secteur bétail/viande ;
améliorer la compétitivité des produits d'élevage ; élaborer et mettre en œuvre un programme de développement de l'alimentation du cheptel; promouvoir l'aviculture.

Eléments d'actions
Intensifier des actions de prévention et de lutte contre les maladies traditionnelles et émergentes (tuberculose, brucellose, fièvre aphteuse, dermatoses, peri-pneumonie, fièvre de la vallée du Rift, maladie de Newcastle…) ; Intensifier la lutte contre les parasites ; Assurer l'accès aux intrants vétérinaires ;
ouvrir des pistes, créer et équiper les points d'abreuvement en adéquation avec les ressources fourragères ;
construire et équiper les marchés; créer des aménagements hydro-agricoles pastoraux; Gérer les parcours dans le cadre des schémas et plans d'aménagement des terroirs villageois et pastoraux; Mettre en œuvre la Charte pastorale; Restaurer les terres et les pâturages dégradés; Développer le suivi des écosystèmes pastoraux; Vulgariser et développer les cultures fourragères surtout en zone peri-urbaines; Valoriser les sous-produits de récolte et agro-industriels; Intensifier la production d'aliment-bétail; Valoriser le potentiel génétique des races locales; Renforcer l'insémination artificielle; Caractériser les races locales (potentiel génétique); Mettre en place un système de suivi zootechnique; Elaborer les textes législatifs et réglementaires adaptés au nouveau contexte d'introduction des races exotiques; Etendre les interventions du PDAM à l'ensemble du pays.

Développement des Produits de cueillette
Problématique

Les ressources naturelles renouvelables (sol, eau, flore) se caractérisent de nos jours par un phénomène de dégradation très intense.
Le processus de dégradation des ressources naturelles se marque entre autres par une perte de fertilité des terres de culture, une diminution des pâturages naturels, une migration des populations.
D'une manière générale, l'ensemble de ces facteurs a conduit à la détérioration progressive de la qualité et du cadre de vie des populations, que l'on soit en milieu urbain ou en zone rurale.
En dépit de cette situation générale, de nombreuses ressources naturelles recèlent des filières porteuses. Il s'agit notamment des principaux produits de cueillette : karité, néré, gommier, jujubier et baobab, …etc.).

Objectifs
rationaliser/exploiter les produits de cueillette ; augmenter la production des produits de cueillette à haute valeur commerciale (Karité, Gomme Arabique); développer la recherche sur les essences forestières et les ressources fauniques; développer la recherche sur les filières de produits de cueillette à haute valeur marchande; constituer une base de données sur les ressources forestières et fauniques

Eléments de stratégie
Les éléments de stratégies sont :
renforcer la concertation inter-sectoriellle; valoriser les potentialités en tenant compte des contraintes propres à chaque zone agro-écologique, des spécificités locales et des besoins des populations en particulier des femmes ; renforcer l'implication/responsabilisation des producteurs/productrices en liaison avec la gestion durable des ressources agro- sylvo-pastorales; renforcer la coopération sous-régionale en terme de législation et gestion rationnelle des produits de cueillette.

Eléments d'actions
La mise en œuvre de ces stratégies consistera à :
valider les esquisses des schémas nationaux et régionaux d'aménagement du territoire; développer un programme de recherche en agro-foresterie; encourager la plantation d'essences fruitières à haute valeur commerciale (karité, gomme arabique, jujubier…etc.); animer et renforcer les cadres de concertation existants; améliorer l'accès des femmes aux techniques de conservation, d'exploitation et de transformation des produits forestiers

Développement de la pêche et de la pisciculture

Problématique
La situation de la pêche et de la pisciculture est caractérisée par :

au plan de la pêche :
le manque d'infrastructures de base (les seules unités de production de glace, par exemple, se trouvent à Bamako); le manque d'équipements de pêche et l'endettement des pêcheurs auprès des commerçants;
le manque de fonds de roulement pour les femmes transformatrices et commerçantes de poisson ;
l'absence d'institutions de crédit pour les opérateurs du secteur; l'analphabétisme des pêcheurs;
le nomadisme des pêcheurs; la non intégration des communautés de pêcheurs au développement local;
l'insuffisance de la valorisation des produits de pêche.

au plan de la pisciculture :
l'insuffisance du système d'approvisionnement en alevins des pisciculteurs;
l'insuffisance d'informations et d'éléments d'analyse, notamment économiques;
le manque de répertoire des plans d'eau au niveau national pour des besoins d'aménagement piscicole.

Objectifs
L'objectif global de la pêche et de la pisciculture est fondamentalement la gestion durable des ressources halieutiques et piscicoles.
Les objectifs spécifiques sont :
accroître la contribution de la pêche et de la pisciculture à l'économie nationale et améliorer les conditions de vie des communautés de pêcheurs; accroître la contribution de la pêche et de la pisciculture à la satisfaction des besoins alimentaires et à l'économie nationale ; promouvoir un aménagement durable des pêcheries maliennes

Eléments de stratégies
Ils sont définis par le Schéma directeur comme suit :
aménagement des pêcheries et développement de la pisciculture; valorisation de la filière poisson.
appui institutionnel; appui à la recherche halieutique et piscicole.

Eléments d'actions
actualiser le schéma et son plan d'investissement; développer des systèmes de cogestion, production d'alevins et les types de pisciculture adaptée; renforcer les capacités de vulgarisation et de formation de la station de Molodo; inventorier les zones de production secondaires (pêche et pisciculture)
appuyer les actions communautaires des groupes socioprofessionnels (pêche, pisciculture et diversification); faciliter l'accès au crédit ; développer infrastructures et équipements de base (débarcadères, chaînes de froid marchés modernes de poisson ); appuyer les pêcheurs en équipements de pêche (filets, hameçons, moteurs hors bord, pirogues et pièces de rechange ); améliorer conditions hygiène, santé, éducation et communication; appuyer les pisciculteurs dans les différents types de pisciculture; renforcer les capacités des acteurs; organiser des voyages d'études et échanges d'expérience; développer les liaisons echerche-développement ( techniques piscicoles adaptées, nouvelles formules alimentaires, autres espèces locales et pêche en eau profonde/barrages de retenue).

Développement de l'emploi en milieu rural
Problématique

Les différentes contraintes pour le développement de l'emploi en milieu rural sont les suivantes:
la faiblesse du cadre institutionnel pour l'emploi; l'excès de l'Offre par rapport à la demande,
la saisonnalité des activités agricoles; la formation professionnelle inadaptée au secteur rural,
l'insuffisance de l'organisation au niveau de l'emploi; et la faible rentabilité des activités économiques.
Objectifs
L'emploi en milieu rural a pour principal objectif de réduire l'exode rural et de créer des emplois en milieu rural.
Eléments de stratégies
lutter contre l'exode et le sous-emploi par l'amélioration des revenus en milieu rural ; renforcer les capacités des acteurs notamment les femmes et les jeunes; développer les infrastructures de base qui sont grandes créatrices d'emplois; faciliter l'accès aux ressources (foncières, financières…etc.) et aux facteurs de production; améliorer l'environnement institutionnel, juridique, économique, social et culturel;
renforcer les secteurs privés et informels; renforcer le suivi-évaluation des politiques et programmes en faveur de l'emploi. secteurs privés.
Eléments d'actions
création d'infrastructures de base en milieu rural;
développer des programmes de formation, d'information et de sensibilisation en milieu rural;
promouvoir les institutions locales (organisations de femmes et de jeunes);
développer les systèmes financiers décentralisés en milieu rural;
promouvoir les PME et PMI;
installer des jeunes diplômés dans la production, la santé animale et l'appui conseil;
mettre en place un système de suivi de l'emploi en milieu rural.

Développement du secteur coton

Problématique
La zone cotonnière (CMDT, OHVN) couvre une superficie de 179 000 km2 pour une population estimée à environ 3,2 millions d'habitants. La filière coton du Mali se caractérise actuellement par l'existence de nombreuses exploitations de petites tailles. Elles pratiquent la culture attelée (75% possèdent au moins un équipement complet). Les deux zones réunies produisent 571 000 tonnes de coton graine.
La couverture de cette zone, sur le plan encadrement et industriel, est assurée à travers 6 Directions Régionales, 32 secteurs et 17 usines d'égrenage d'une capacité de 575 000 tonnes.
La CMDT emploie 4 087 agents dont 2 401 permanents et 2 686 saisonniers.
A partir de la campagne 1997-1998, la filière cotonnière malienne est tombée en crise avec la chute des cours de la fibre. C'est ainsi que le prix de vente moyen à l'exportation est passé de 927 F Cfa/kg en 1997-98 à 773 F Cfa/kg en 1998-1999 F et 699 FCFA/kg en 1999-2000.
La crise s'est traduite pour la CMDT par une série de résultats déficitaires de 24,9 milliards en 1999 ; 23,1 milliards en 2000 et 2,4 milliards en 2001.
La baisse des cours mondiaux a également conduit à une diminution du revenu des producteurs car les déficits de la filière ne permettaient pas de leur distribuer la ristourne qui est le complément de prix obtenu en cas de marge bénéficiaire dégagée par la filière sur les ventes de la fibre.
Ce revenu est ainsi passé de 185 F Cfa/kg de coton graine ( 145 de prix plancher et 40 F de ristourne ) pour la campagne 1998-99 à 150 F Cfa/kg en 1999-2000.
Cette baisse de revenus exacerbée par le surendettement des producteurs et les inondations de parcelles auxquelles on a assisté pendant la campagne 1999-2000 a suscité un mouvement de mécontentement des producteurs qui a conduit au boycott de la culture du coton lors de la campagne agricole 2000/2001.
Ce boycott s'est traduit par une chute de la production de coton graine qui n'a été que de 243 000 tonnes en 2000/2001 contre 459 000 tonnes la campagne précédente. Ceci a eu pour conséquence d'amplifier les problèmes financiers de la CMDT et de retarder la sortie de crise.
Pour juguler cette crise la CMDT et l'Etat en collaboration avec ses partenaires au développement se sont attelés au redressement de la situation de la filière coton toujours pénalisée jusqu'à ce jour par des cours déprimés suite aux politiques de subvention appliquées par des pays développés (USA, Union Européenne).
Objectifs
Les principaux objectifs de la réforme du secteur coton sont les suivants :
Désengager la CMDT des missions de service public suivantes:
Réhabilitation & ouverture pistes ;Hydraulique villageoise ; Diversification des revenus en milieu rural ;
Développement local; Aménagements hydro-agricoles (plaines, bas fonds) et mise en valeur ;
Genre & Développement; Assurer le développement du secteur coton ; maîtriser et réduire les coûts de production afin de rendre le coût de revient de la fibre compatible avec le niveau des cours mondiaux ;
améliorer les rendements au champ par la mise en œuvre des techniques de maintien ou de restauration de la fertilité des sols et le respect des itinéraires techniques ; dynamiser les organisations paysannes ;
renforcer la participation du secteur privé, des producteurs et des collectivités locales dans l'atteinte des objectifs de mission de service public dans le secteur ; contribuer à la lutte contre la pauvreté.
Eléments de stratégie
Les grandes lignes des reformes à opérer dans la filière coton sont tracées dans la Lettre de Politique de Développement du Secteur Coton (LPDSC) adoptée dans sa dernière version par le Gouvernement en Octobre 2001. Cette lettre définit les orientations stratégiques visant à corriger les dysfonctionnements actuels de la filière en vue de lui insuffler un dynamisme nouveau.
Pour cela, elle définit les stratégies nécessaires pour atteindre ces objectifs :
Recentrage de la CMDT autour des seules activités liées au système Coton
Meilleure participation des producteurs dans la gestion de la filière coton
Libéralisation des secteurs coton et oléagineux
Eléments d'action
La vulgarisation dans le domaine du conseil à l'exploitation en matière de :
Protection phytosanitaire; Intégration agriculture-élevage; Gestion de la fertilité des sols et du potentiel productif; Préservation de la qualité des récoltes; La vulgarisation conseils aux femmes dans le système de production coton ; La modernisation des exploitations agricoles ; La formation du personnel d'encadrement ; L'alphabétisation fonctionnelle et la promotion des organisations paysannes ;
Appui à la recherche cotonnière ; La recherche d'accompagnement ; La production et la mise en place des semences ; L'entretien conservatoire des pistes cotonnières ; Le suivi évaluation.

Promotion du crédit, de financement et de l'équipement du secteur rural

Problématique
Les petits agriculteurs qui sont de loin majoritaires, manquent d'équipements et de matériels agricoles et n'ont pas les moyens de s'en procurer, ni d'acquérir les intrants nécessaires à l'augmentation de la productivité agricole. Les conditions d'accès aux crédits bancaires classiques (taux d'intérêt, délais de remboursement, apports personnels de l'emprunteur, garanties….etc.) ne permettent pas à l'immense majorité des ruraux, de recourir à ces sources de financement pour assurer non seulement le bon déroulement des campagnes de production et de commercialisation, mais également la réalisation d'investissements de moyens et long termes indispensables à l'amélioration continue de la production et de la productivité.
En plus, la participation des populations rurales au financement des investissements reste dans la plupart du temps très faible.A cela s'ajoutent l'inadéquation entre l'offre et la demande de crédit en milieu rural d'une part, et la non satisfaction des nouveaux besoins issus de l'agriculture urbaine et périurbaine par le système bancaire d'autre part.
Pour faire face aux besoins des producteurs ruraux, des formes de systèmes financiers décentralisés ont vu le jour. Ainsi le développement du micro crédit à travers l'épargne rurale connaît de plus en plus de l'essor, mais reste limité au regard des besoins en crédit des populations (absence de crédits moyen et long terme, faible couverture géographique, coût élevé des structures d'appui….).

Objectifs
Développement de l'épargne et du crédit agricole ainsi que du financement des investissements dans le secteur rural; Rehaussement du document d'équipement de 15%.

Eléments de stratégie
Elaborer une stratégie et un plan d'actions pour la promotion du crédit agricole et le financement des investissements (infrastructures et équipements)du secteur rural.

Eléments d'action
Développer et adapter l'implantation des différents systèmes financiers décentralisés aux principaux systèmes de production et de filières agricoles
Créer le Fonds National d'Aménagement Hydro-Agricole (FNAHA).
Faciliter l'accès des petits producteurs, des femmes et des jeunes ruraux aux crédits agricoles.

Renforcement de la communication dans le secteur rural

Problématique
Compte tenu de la faiblesse de la communication au niveau du département, il est ressorti la nécessité de mettre en place une cellule de communication au sein du département qui a été créée dans le cadre du PASAOP
Objectif
Doter le MAEP d'une stratégie globale et décentralisée d'information et de communication
Faire communiquer en synergie et de manière pérenne l'ensemble des acteurs du secteur rural

Eléments de stratégies
Développer la concertation et l'information des agents de structures et organismes; Développer la concertation et l'information en direction des partenaires; Doter les acteurs ruraux de capacités de communication; Professionnaliser les médias; Assurer la promotion des produits agricoles sur les marchés
Promouvoir une communication sous régionale

Eléments d'actions
Mise en place d'une cellule de communication; Mise en place des comités régionaux de communication
Création d'un site Web; Edition d'un guide d'information ; Organisation de foires agricoles régionales
Mise en place d'un fond de communication; Institutionnalisation des rencontres avec le monde rural

Le Développement de l'Intégration du secteur rural dans les économies sous/régionales et mondiale et sa participation au NEPAD
Problématique

L'accélération du processus d'intégration régionale en Afrique de l'Ouest, à travers l'UEMOA, la CEDEAO et le CILSS, la participation du pays au NEPAD implique de rechercher une meilleure compétitivité et d'exploiter tous nos avantages comparatifs.
Pour le Mali, cette ouverture à un marché potentiel de 220 millions de personnes dans la sous/région et son extension prochaine aux autres marchés africains, constitue une bonne opportunité de valoriser l'important potentiel agricole (riz, coton, bétail-viande, produits maraîchers, terres irrigables et maîtrise des aménagements hydro-agricole,…) constitue un véritable enjeu. Elle passe par une mise en œuvre pertinente des accords de l'UEMOA et de la CEDEAO mais aussi de notre capacité à saisir les opportunités qu'offre le NEPAD.

Objectif
Pour relever ce défi, il s'agira entre autres de:
Favoriser l'investissement continu dans la gestion de l'eau et l'amélioration de la terre; Améliorer la productivité agricole; Réduire la dépendance vis à vis de l'importation des produits alimentaires.

Eléments de stratégies
Développer les infrastructures et équipements de transports; améliorer les cadres législatif et fiscal et adapter le Code des Investissements et celui du Commerce aux nouvelles directives et accords de l'UEMOA, de la CEDEAO et de l'OMC ; participer activement à toutes les concertations et négociations pour une harmonisation progressive des politiques de développement agricole; renforcer les capacités des agriculteurs, éleveurs, pêcheurs et opérateurs du secteur rural.

Eléments d'action
appuyer le développement des filières porteuses et la diversification des produits d'exportation, à travers des mesures institutionnelles et juridiques adéquates ; améliorer la connaissance des marchés nationaux et extérieurs par la prospection et la recherche de créneaux nouveaux tout en favorisant la diffusion des informations sur ces marchés ; développer le partenariat et la coopération avec les pays de la sous-région ;
renforcer le contrôle de la qualité ; favoriser le développement des industries de conditionnement /transformation des produits exportés pour plus de valeurs ajoutées ; créer les conditions pour l'émergence d'entrepreneurs dynamiques.

Le Développement institutionnel

Problématique :
Dans le cadre de la mise en œuvre du Schéma Directeur de Développement du secteur Rural (SDDR) le ministère a été restructuré en trois nouvelles directions en lieu et place des six directions existantes en 1997.
La reforme institutionnelle du secteur rural a été faite selon les grands axes suivants :

le désengagement de l'Etat et la responsabilisation accrue des acteurs du développement rural;
la professionnalisation du secteur.

Objectifs :
Les objectifs du développement institutionnel visent à :
réduire la pauvreté par une opérationnalisation des réformes institutionnelles du secteur rural visant à renforcer l'agriculture paysanne ;
rendre davantage fonctionnelles les Chambres d'Agriculture et les Organisations Professionnelles Agricoles en vue de leur permettre d'assumer leurs fonctions de représentation et de défense des intérêts de la profession agricole et de les organiser en filières au niveau local, régional et national dans le but de fournir à leurs membres, les services pour lesquels elles ont été créées ;
améliorer les performances des institutions de recherche et de vulgarisation agricole, en focalisant leurs activités vers la demande des utilisateurs en vue de faciliter un transfert de technologies aux producteurs agricoles susceptibles d'accroître les rendements, moderniser les exploitations agricoles et procurer davantage de revenus permettant de participer au financement durable de la recherche et de la vulgarisation agricole aux côtés de l'Etat ;

tester dans certaines régions le transfert de la vulgarisation agricole à certaines communes rurales et organisations professionnelles agricoles dans des conditions acceptables par elles ;
mettre en œuvre un programme de rationalisation et de renforcement des capacités des services du MAEP accompagné par un transfert de fonction ;
réaliser des programmes spécifiques de communication rurale, de lutte contre le sida en milieu rural, de formation agricole, de restauration et de maintien de la fertilité des sols.

Eléments de stratégie
responsabilisation des communautés et leur promotion
renforcement des capacités de MAEP; transfert de certaines fonctions aux secteur privé ,organisations professionnelles agricoles et chambres d'agriculture; rationalisation des structures du MAEP
Renforcement des capacités des organisations professionnelles agricoles

Eléments d'actions :
renforcer la capacité de pilotage et de suivi du développement institutionnel du MAEP ; rationaliser les capacités institutionnelles des structures du MAEP; développer les capacités institutionnelles des acteurs bénéficiaires des transferts de fonctions et compétences ; transférer la médecine vétérinaire, la vulgarisation agricole, la production, la collecte, le stockage, la commercialisation et la diffusion des semences sélectionnées, les abattoirs régionaux, aires d'abattage et marchés à bétail, et insémination artificielle,
rationaliser les capacités d'appui conseil pour la promotion de la filière bétail viande (OMBEVI) ;
rationaliser les capacités de production de vaccin et de recherche diagnostique en santé animale (LCV) ;
mettre en oeuvre le programme de lutte contre le SIDA en milieu rural ; mettre en oeuvre la stratégie de Communication rurale ; élaborer et mettre en oeuvre une politique de formation agricole des cadres du MAEP et des producteurs; mettre en oeuvre le programme test de transfert de la vulgarisation;
renforcer les capacités institutionnelles des chambres d'agricultures, des organisations professionnelles paysannes et des prestataires de services.

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