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Objectifs
Pour toutes productions confondues les objectifs de développement
des productions végétales sont les suivants :
appuyer la sécurité foncière des zones de
production; développer et mettre à la disposition
des producteurs des technologies adaptées ; renforcer
les capacités des activités post-récoltes
comme le stockage et la transformation ; renforcer la compétitivité
des produits locaux ; améliorer la qualité des
produits agricoles notamment d'exportation (fruits et légumes)
; mettre en uvre des stratégies de développement
des cultures respectueuses de l'environnement ; appuyer les opérateurs
dans la transformation, le stockage et la commercialisation ;
augmenter la production maraîchère et fruitière
;
renforcer les programmes de recherche sur les fruits et légumes
et les cultures de diversification (sésame, oseille de
guinée, pois sucré, jujubier, baobab) ; assainir
la gestion de la filière coton ; réduire de 20%
les importations de semences de pomme de terre; poursuivre les
recherches sur l'amélioration variétale de l'arachide,
des protéagineux (sésame, oseille de guinée,
pois sucré) ; développer la production de semences
d'arachide, de protéagineux et de cultures de diversification
(sésame, oseille de guinée, pois sucré);
développer la production des cultures à tubercules.
Eléments
de stratégie
Les éléments de stratégie sont :
renforcer des liens recherche et développement ; développer
des technologies de conservation et de transformation des produits
agricoles ; désenclaver les zones de production ; renforcer
la sécurité foncière des producteurs particulièrement
dans les zones aménagées en valorisant les techniques
de Gestion des Terroirs Villageois ; définir des schémas
et des mécanismes d'approvisionnement en intrants et équipements
agricoles ; appuyer les opérateurs privés dans
la production des semences de produits agricoles; financer et
étaler les périodes de production et de commercialisation
des fruits et des produits maraîchers ; promouvoir des
programmes d'intensification du maïs ; promouvoir l'agriculture
oasienne (Dattier); sécuriser à long terme la filière
coton ; renforcer le contrôle de la qualité des
produits agricoles.
Eléments
d'actions
Les éléments d'actions sont ci-après :
sélectionner et diffuser les semences de variétés
adaptées aux différentes zones agro-écologiques
;
mettre au point des techniques de lutte intégrée
contre les maladies et nuisibles ; réaliser des études
approfondies sur la demande intérieure et les exportations
des produits agricoles (riz, maïs, fruits et légumes)
et de diversification (sésame, oseille de guinée,
pois sucré); instaurer des normes nationales pour l'exportation
et leur harmonisation avec celles de la sous région des
céréales notamment le riz et le maïs ;
renforcer les programmes de recherche/action dans le domaine
de la conservation/ transformation/ commercialisation ; relire
et adapter les textes en matière de législation
foncière ; améliorer l'approvisionnement en intrants
et équipements agricoles ; organiser des voyages et réaliser
des études de prospection de marchés du riz, du
maïs, des fruits et des légumes ; élaborer
des programmes d'intensification du maïs ; clarifier les
rôles du privé et de l'action publique et collective
dans la filière coton ;
définir un mécanisme stable de sécurisation
de la filière coton ; conserver les ressources naturelles
et restaurer les terroirs dégradés ; améliorer
le fret aérien (coûts, capacité et fréquence)
de fruits et de légumes ; introduire et adapter de nouvelles
variétés de semences de fruits et des légumes
;
améliorer les connaissances sur les filières fruitières,
maraîchères et horticulture ornementale.
Développement
des productions animales
Problématique
L'élevage au Mali, pratiqué de façon extensive,
est assez diversifié (bovins, ovins, caprins et volailles).
Il est caractérisé cependant par son faible niveau
de productivité en viande et en lait, dus essentiellement
à des taux de mortalité élevés, aux
nombreuses pathologies de la reproduction et aux parasitoses
endémiques (trypanosomiases ou ectoparasitoses, etc.)
et au faible potentiel génétique d'une manière
générale des races. Toutefois, quelques races de
ruminants, le N'dama et les zébu Azaouak (bovin), la chèvre
du Hoggar (caprin), le dromadaire (camelin), et une race canine
(le lévrier de Ménaka) ont des caractéristiques
très réputées et recherchées sur
les marchés.
Au
Mali, il existe une tradition d'exportation du bétail
sur pied. Si la dévaluation a dans un premier temps favorisé
les exportations de bétail malien, les pays côtiers,
généralement importateurs, ont renforcé
ces dernières années la protection au niveau de
leurs frontières. Ces mesures de protection , contraires
aux Accords de l'UEMOA, ont réduit substantiellement les
exportations maliennes.
Par
ailleurs, les noyaux d'élevage intensifs (embouche, production
laitière, volailles) se multiplient au niveau des ceintures
périurbaines. S'ils constituent une réponse à
la demande croissante en milieu urbain, leur importance est encore
minime par rapport à l'apport des systèmes extensifs
traditionnels.
A
l'heure actuelle, le développement de l'élevage
est confronté à un certain nombre de contraintes
majeures, parmi lesquelles on peut citer:
l'absence d'une politique de l'élevage, définissant
clairement les objectifs et axes d'intervention;
l'insuffisance de concertation inter-sectorielle ; la diminution
des pâturages naturels et une forte concurrence pour la
gestion de l'espace agro-sylvo-pastoral, particulièrement
autour des points d'eau semi-permanents et des zones de transhumance;
le manque de formation et professionnalisation des éleveurs
et bouchers;
de nombreux problèmes liés aux infrastructures
et équipements (dont abattoirs, installations frigorifiques
.etc.)
et au transport
Objectifs
Les objectifs de développement de la production animale
sont :
élaborer et mettre en uvre une politique de développement
de l'élevage ; améliorer la production et la productivité
du cheptel national ; développer le crédit à
l'endroit du secteur de l'élevage ; améliorer les
données statistiques sur le secteur bétail/viande
; développer l'élevage des camelins, équins,
asins et porcins et des autres ; développer l'insémination
artificielle dans les zones périurbaines;
développer l'élevage des petits ruminants et de
la volaille ; développer la commercialisation du bétail
et des produits animaux en augmentant de 10% les exportations
; développer les cultures fourragères, l'utilisation
des sous/produits agricoles et la fabrication des aliments concentrés
en vue d'augmenter la production laitière et diminuer
de 20% les importations de produits laitiers.
Eléments
de stratégie
Les éléments de stratégies sont les suivants:
définir et mettre en place les cadres de concertation
; capitaliser les études et réflexions existantes
;
intensifier l'élevage ; intégrer l'agriculture
et l'élevage ; améliorer l'élevage extensif
; adapter le système de crédit existant ; élaborer
une politique d'information ; élaborer et mettre en uvre
des programmes de développement de l'élevage des
camélins, équins, asins et porcins et des autres
élevages ;
améliorer l'adéquation entre infrastructures (marchés,
pistes, points d'abreuvement) et besoins des producteurs; renforcer
les capacités des organisations socioprofessionnelles
du secteur bétail/viande ;
améliorer la compétitivité des produits
d'élevage ; élaborer et mettre en uvre un
programme de développement de l'alimentation du cheptel;
promouvoir l'aviculture.
Eléments
d'actions
Intensifier des actions de prévention et de lutte contre
les maladies traditionnelles et émergentes (tuberculose,
brucellose, fièvre aphteuse, dermatoses, peri-pneumonie,
fièvre de la vallée du Rift, maladie de Newcastle
)
; Intensifier la lutte contre les parasites ; Assurer l'accès
aux intrants vétérinaires ;
ouvrir des pistes, créer et équiper les points
d'abreuvement en adéquation avec les ressources fourragères
;
construire et équiper les marchés; créer
des aménagements hydro-agricoles pastoraux; Gérer
les parcours dans le cadre des schémas et plans d'aménagement
des terroirs villageois et pastoraux; Mettre en uvre la
Charte pastorale; Restaurer les terres et les pâturages
dégradés; Développer le suivi des écosystèmes
pastoraux; Vulgariser et développer les cultures fourragères
surtout en zone peri-urbaines; Valoriser les sous-produits de
récolte et agro-industriels; Intensifier la production
d'aliment-bétail; Valoriser le potentiel génétique
des races locales; Renforcer l'insémination artificielle;
Caractériser les races locales (potentiel génétique);
Mettre en place un système de suivi zootechnique; Elaborer
les textes législatifs et réglementaires adaptés
au nouveau contexte d'introduction des races exotiques; Etendre
les interventions du PDAM à l'ensemble du pays.
Développement
des Produits de cueillette
Problématique
Les ressources naturelles renouvelables (sol, eau, flore) se
caractérisent de nos jours par un phénomène
de dégradation très intense.
Le processus de dégradation des ressources naturelles
se marque entre autres par une perte de fertilité des
terres de culture, une diminution des pâturages naturels,
une migration des populations.
D'une manière générale, l'ensemble de ces
facteurs a conduit à la détérioration progressive
de la qualité et du cadre de vie des populations, que
l'on soit en milieu urbain ou en zone rurale.
En dépit de cette situation générale, de
nombreuses ressources naturelles recèlent des filières
porteuses. Il s'agit notamment des principaux produits de cueillette
: karité, néré, gommier, jujubier et baobab,
etc.).
Objectifs
rationaliser/exploiter les produits de cueillette ; augmenter
la production des produits de cueillette à haute valeur
commerciale (Karité, Gomme Arabique); développer
la recherche sur les essences forestières et les ressources
fauniques; développer la recherche sur les filières
de produits de cueillette à haute valeur marchande; constituer
une base de données sur les ressources forestières
et fauniques
Eléments
de stratégie
Les éléments de stratégies sont :
renforcer la concertation inter-sectoriellle; valoriser les potentialités
en tenant compte des contraintes propres à chaque zone
agro-écologique, des spécificités locales
et des besoins des populations en particulier des femmes ; renforcer
l'implication/responsabilisation des producteurs/productrices
en liaison avec la gestion durable des ressources agro- sylvo-pastorales;
renforcer la coopération sous-régionale en terme
de législation et gestion rationnelle des produits de
cueillette.
Eléments
d'actions
La mise en uvre de ces stratégies consistera à
:
valider les esquisses des schémas nationaux et régionaux
d'aménagement du territoire; développer un programme
de recherche en agro-foresterie; encourager la plantation d'essences
fruitières à haute valeur commerciale (karité,
gomme arabique, jujubier
etc.); animer et renforcer les
cadres de concertation existants; améliorer l'accès
des femmes aux techniques de conservation, d'exploitation et
de transformation des produits forestiers
Développement
de la pêche et de la pisciculture
Problématique
La situation de la pêche et de la pisciculture est caractérisée
par :
au
plan de la pêche :
le manque d'infrastructures de base (les seules unités
de production de glace, par exemple, se trouvent à Bamako);
le manque d'équipements de pêche et l'endettement
des pêcheurs auprès des commerçants;
le manque de fonds de roulement pour les femmes transformatrices
et commerçantes de poisson ;
l'absence d'institutions de crédit pour les opérateurs
du secteur; l'analphabétisme des pêcheurs;
le nomadisme des pêcheurs; la non intégration des
communautés de pêcheurs au développement
local;
l'insuffisance de la valorisation des produits de pêche.
au
plan de la pisciculture
:
l'insuffisance du système d'approvisionnement en alevins
des pisciculteurs;
l'insuffisance d'informations et d'éléments d'analyse,
notamment économiques;
le manque de répertoire des plans d'eau au niveau national
pour des besoins d'aménagement piscicole.
Objectifs
L'objectif global de la pêche et de la pisciculture est
fondamentalement la gestion durable des ressources halieutiques
et piscicoles.
Les objectifs spécifiques sont :
accroître la contribution de la pêche et de la pisciculture
à l'économie nationale et améliorer les
conditions de vie des communautés de pêcheurs; accroître
la contribution de la pêche et de la pisciculture à
la satisfaction des besoins alimentaires et à l'économie
nationale ; promouvoir un aménagement durable des pêcheries
maliennes
Eléments
de stratégies
Ils sont définis par le Schéma directeur comme
suit :
aménagement des pêcheries et développement
de la pisciculture; valorisation de la filière poisson.
appui institutionnel; appui à la recherche halieutique
et piscicole.
Eléments
d'actions
actualiser le schéma et son plan d'investissement; développer
des systèmes de cogestion, production d'alevins et les
types de pisciculture adaptée; renforcer les capacités
de vulgarisation et de formation de la station de Molodo; inventorier
les zones de production secondaires (pêche et pisciculture)
appuyer les actions communautaires des groupes socioprofessionnels
(pêche, pisciculture et diversification); faciliter l'accès
au crédit ; développer infrastructures et équipements
de base (débarcadères, chaînes de froid
marchés modernes de poisson ); appuyer les pêcheurs
en équipements de pêche (filets, hameçons,
moteurs hors bord, pirogues et pièces de rechange ); améliorer
conditions hygiène, santé, éducation et
communication; appuyer les pisciculteurs dans les différents
types de pisciculture; renforcer les capacités des acteurs;
organiser des voyages d'études et échanges d'expérience;
développer les liaisons echerche-développement
( techniques piscicoles adaptées, nouvelles formules alimentaires,
autres espèces locales et pêche en eau profonde/barrages
de retenue).
Développement
de l'emploi en milieu rural
Problématique
Les différentes contraintes pour le développement
de l'emploi en milieu rural sont les suivantes:
la faiblesse du cadre institutionnel pour l'emploi; l'excès
de l'Offre par rapport à la demande,
la saisonnalité des activités agricoles; la formation
professionnelle inadaptée au secteur rural,
l'insuffisance de l'organisation au niveau de l'emploi; et la
faible rentabilité des activités économiques.
Objectifs
L'emploi en milieu rural a pour principal objectif de réduire
l'exode rural et de créer des emplois en milieu rural.
Eléments de stratégies
lutter contre l'exode et le sous-emploi par l'amélioration
des revenus en milieu rural ; renforcer les capacités
des acteurs notamment les femmes et les jeunes; développer
les infrastructures de base qui sont grandes créatrices
d'emplois; faciliter l'accès aux ressources (foncières,
financières
etc.) et aux facteurs de production;
améliorer l'environnement institutionnel, juridique, économique,
social et culturel;
renforcer les secteurs privés et informels; renforcer
le suivi-évaluation des politiques et programmes en faveur
de l'emploi. secteurs privés.
Eléments d'actions
création d'infrastructures de base en milieu rural;
développer des programmes de formation, d'information
et de sensibilisation en milieu rural;
promouvoir les institutions locales (organisations de femmes
et de jeunes);
développer les systèmes financiers décentralisés
en milieu rural;
promouvoir les PME et PMI;
installer des jeunes diplômés dans la production,
la santé animale et l'appui conseil;
mettre en place un système de suivi de l'emploi en milieu
rural.
Développement
du secteur coton
Problématique
La zone cotonnière (CMDT, OHVN) couvre une superficie
de 179 000 km2 pour une population estimée à environ
3,2 millions d'habitants. La filière coton du Mali se
caractérise actuellement par l'existence de nombreuses
exploitations de petites tailles. Elles pratiquent la culture
attelée (75% possèdent au moins un équipement
complet). Les deux zones réunies produisent 571 000
tonnes de coton graine.
La couverture de cette zone, sur le plan encadrement et industriel,
est assurée à travers 6 Directions Régionales,
32 secteurs et 17 usines d'égrenage d'une capacité
de 575 000 tonnes.
La CMDT emploie 4 087 agents dont 2 401 permanents et 2 686 saisonniers.
A partir de la campagne 1997-1998, la filière cotonnière
malienne est tombée en crise avec la chute des cours de
la fibre. C'est ainsi que le prix de vente moyen à l'exportation
est passé de 927 F Cfa/kg en 1997-98 à 773 F Cfa/kg
en 1998-1999 F et 699 FCFA/kg en 1999-2000.
La crise s'est traduite pour la CMDT par une série de
résultats déficitaires de 24,9 milliards en 1999
; 23,1 milliards en 2000 et 2,4 milliards en 2001.
La baisse des cours mondiaux a également conduit à
une diminution du revenu des producteurs car les déficits
de la filière ne permettaient pas de leur distribuer
la ristourne qui est le complément de prix obtenu en cas
de marge bénéficiaire dégagée par
la filière sur les ventes de la fibre.
Ce revenu est ainsi passé de 185 F Cfa/kg de coton graine
( 145 de prix plancher et 40 F de ristourne ) pour la campagne
1998-99 à 150 F Cfa/kg en 1999-2000.
Cette baisse de revenus exacerbée par le surendettement
des producteurs et les inondations de parcelles auxquelles on
a assisté pendant la campagne 1999-2000 a suscité
un mouvement de mécontentement des producteurs qui a conduit
au boycott de la culture du coton lors de la campagne agricole
2000/2001.
Ce boycott s'est traduit par une chute de la production de coton
graine qui n'a été que de 243 000 tonnes en 2000/2001
contre 459 000 tonnes la campagne précédente. Ceci
a eu pour conséquence d'amplifier les problèmes
financiers de la CMDT et de retarder la sortie de crise.
Pour juguler cette crise la CMDT et l'Etat en collaboration avec
ses partenaires au développement se sont attelés
au redressement de la situation de la filière coton toujours
pénalisée jusqu'à ce jour par des cours
déprimés suite aux politiques de subvention appliquées
par des pays développés (USA, Union Européenne). Objectifs
Les principaux objectifs de la réforme du secteur coton
sont les suivants :
Désengager la CMDT des missions de service public suivantes:
Réhabilitation & ouverture pistes ;Hydraulique villageoise
; Diversification des revenus en milieu rural ;
Développement local; Aménagements hydro-agricoles
(plaines, bas fonds) et mise en valeur ;
Genre & Développement; Assurer le développement
du secteur coton ; maîtriser et réduire les coûts
de production afin de rendre le coût de revient de la fibre
compatible avec le niveau des cours mondiaux ;
améliorer les rendements au champ par la mise en uvre
des techniques de maintien ou de restauration de la fertilité
des sols et le respect des itinéraires techniques ; dynamiser
les organisations paysannes ;
renforcer la participation du secteur privé, des producteurs
et des collectivités locales dans l'atteinte des objectifs
de mission de service public dans le secteur ; contribuer à
la lutte contre la pauvreté.
Eléments de stratégie
Les grandes lignes des reformes à opérer dans la
filière coton sont tracées dans la Lettre de Politique
de Développement du Secteur Coton (LPDSC) adoptée
dans sa dernière version par le Gouvernement en Octobre
2001. Cette lettre définit les orientations stratégiques
visant à corriger les dysfonctionnements actuels de la
filière en vue de lui insuffler un dynamisme nouveau.
Pour cela, elle définit les stratégies nécessaires
pour atteindre ces objectifs :
Recentrage de la CMDT autour des seules activités liées
au système Coton
Meilleure participation des producteurs dans la gestion de la
filière coton
Libéralisation des secteurs coton et oléagineux Eléments d'action La
vulgarisation dans le domaine du conseil à l'exploitation
en matière de :
Protection phytosanitaire; Intégration agriculture-élevage;
Gestion de la fertilité des sols et du potentiel productif;
Préservation de la qualité des récoltes;
La vulgarisation conseils aux femmes dans le système de
production coton ; La modernisation des exploitations agricoles
; La formation du personnel d'encadrement ; L'alphabétisation
fonctionnelle et la promotion des organisations paysannes ;
Appui à la recherche cotonnière ; La recherche
d'accompagnement ; La production et la mise en place des semences
; L'entretien conservatoire des pistes cotonnières ;
Le suivi évaluation.
Promotion
du crédit, de financement et de l'équipement du
secteur rural
Problématique Les
petits agriculteurs qui sont de loin majoritaires, manquent d'équipements
et de matériels agricoles et n'ont pas les moyens de s'en
procurer, ni d'acquérir les intrants nécessaires
à l'augmentation de la productivité agricole. Les
conditions d'accès aux crédits bancaires classiques
(taux d'intérêt, délais de remboursement,
apports personnels de l'emprunteur, garanties
.etc.) ne
permettent pas à l'immense majorité des ruraux,
de recourir à ces sources de financement pour assurer
non seulement le bon déroulement des campagnes de production
et de commercialisation, mais également la réalisation
d'investissements de moyens et long termes indispensables à
l'amélioration continue de la production et de la productivité.
En plus, la participation des populations rurales au financement
des investissements reste dans la plupart du temps très
faible.A cela s'ajoutent l'inadéquation entre l'offre
et la demande de crédit en milieu rural d'une part, et
la non satisfaction des nouveaux besoins issus de l'agriculture
urbaine et périurbaine par le système bancaire
d'autre part.
Pour faire face aux besoins des producteurs ruraux, des formes
de systèmes financiers décentralisés ont
vu le jour. Ainsi le développement du micro crédit
à travers l'épargne rurale connaît de plus
en plus de l'essor, mais reste limité au regard des besoins
en crédit des populations (absence de crédits moyen
et long terme, faible couverture géographique, coût
élevé des structures d'appui
.).
Objectifs
Développement de l'épargne et du crédit
agricole ainsi que du financement des investissements dans le
secteur rural; Rehaussement du document d'équipement de
15%.
Eléments
de stratégie
Elaborer une stratégie et un plan d'actions pour la promotion
du crédit agricole et le financement des investissements
(infrastructures et équipements)du secteur rural.
Eléments
d'action
Développer et adapter l'implantation des différents
systèmes financiers décentralisés aux principaux
systèmes de production et de filières agricoles
Créer le Fonds National d'Aménagement Hydro-Agricole
(FNAHA).
Faciliter l'accès des petits producteurs, des femmes et
des jeunes ruraux aux crédits agricoles.
Renforcement
de la communication dans le secteur rural
Problématique
Compte tenu de la faiblesse de la communication au niveau du
département, il est ressorti la nécessité
de mettre en place une cellule de communication au sein du département
qui a été créée dans le cadre du
PASAOP
Objectif
Doter le MAEP d'une stratégie globale et décentralisée
d'information et de communication
Faire communiquer en synergie et de manière pérenne
l'ensemble des acteurs du secteur rural
Eléments
de stratégies
Développer la concertation et l'information des agents
de structures et organismes; Développer la concertation
et l'information en direction des partenaires; Doter les acteurs
ruraux de capacités de communication; Professionnaliser
les médias; Assurer la promotion des produits agricoles
sur les marchés
Promouvoir une communication sous régionale
Eléments
d'actions
Mise en place d'une cellule de communication; Mise en place des
comités régionaux de communication
Création d'un site Web; Edition d'un guide d'information
; Organisation de foires agricoles régionales
Mise en place d'un fond de communication; Institutionnalisation
des rencontres avec le monde rural
Le
Développement de l'Intégration du secteur rural
dans les économies sous/régionales et mondiale
et sa participation au NEPAD
Problématique
L'accélération du processus d'intégration
régionale en Afrique de l'Ouest, à travers l'UEMOA,
la CEDEAO et le CILSS, la participation du pays au NEPAD implique
de rechercher une meilleure compétitivité et d'exploiter
tous nos avantages comparatifs.
Pour le Mali, cette ouverture à un marché potentiel
de 220 millions de personnes dans la sous/région et son
extension prochaine aux autres marchés africains, constitue
une bonne opportunité de valoriser l'important potentiel
agricole (riz, coton, bétail-viande, produits maraîchers,
terres irrigables et maîtrise des aménagements hydro-agricole,
)
constitue un véritable enjeu. Elle passe par une mise
en uvre pertinente des accords de l'UEMOA et de la CEDEAO
mais aussi de notre capacité à saisir les opportunités
qu'offre le NEPAD.
Objectif
Pour relever ce défi, il s'agira entre autres de:
Favoriser l'investissement continu dans la gestion de l'eau et
l'amélioration de la terre; Améliorer la productivité
agricole; Réduire la dépendance vis à vis
de l'importation des produits alimentaires.
Eléments
de stratégies
Développer les infrastructures et équipements de
transports; améliorer les cadres législatif et
fiscal et adapter le Code des Investissements et celui du Commerce
aux nouvelles directives et accords de l'UEMOA, de la CEDEAO
et de l'OMC ; participer activement à toutes les concertations
et négociations pour une harmonisation progressive des
politiques de développement agricole; renforcer les capacités
des agriculteurs, éleveurs, pêcheurs et opérateurs
du secteur rural.
Eléments
d'action
appuyer le développement des filières porteuses
et la diversification des produits d'exportation, à travers
des mesures institutionnelles et juridiques adéquates
; améliorer la connaissance des marchés nationaux
et extérieurs par la prospection et la recherche de créneaux
nouveaux tout en favorisant la diffusion des informations sur
ces marchés ; développer le partenariat et la coopération
avec les pays de la sous-région ;
renforcer le contrôle de la qualité ; favoriser
le développement des industries de conditionnement /transformation
des produits exportés pour plus de valeurs ajoutées
; créer les conditions pour l'émergence d'entrepreneurs
dynamiques.
Le
Développement institutionnel
Problématique
:
Dans le cadre de la mise en uvre du Schéma Directeur
de Développement du secteur Rural (SDDR) le ministère
a été restructuré en trois nouvelles directions
en lieu et place des six directions existantes en 1997.
La reforme institutionnelle du secteur rural a été
faite selon les grands axes suivants :
le
désengagement de l'Etat et la responsabilisation accrue
des acteurs du développement rural;
la professionnalisation du secteur. |