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PLAN D'ACTION DE LUTTE
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Evolution du péril
acridien
Le Mali a connu une recrudescence du criquet
pélerin d'Octobre à décembre 2003 dans les
zones Nord du paus. 40.000 ha ont été traités
au Mali, ce qui a limité les départ vers le Nord.
Mais à partir des autres pays de la ligne de front (Mauritanie,
Niger et Tchad), les essains ont échappé aux traitement
et ont migré vers les pays du Maghreb en Décembre
2004. De janvier à mai 2004, la situation est restée
calme au Mali. De Janvier à Mars 2004, les conditions
météorologiques et écologiques exceptionnellement
favorables au criquets pèlerin ont engendré une
véritable explosion démographique de ce ravageur
dans le maghreb. Près de 6,5 million d'hectares ont été
traités dans la région d'août 2003 au 25
juillet 2004. L'examen de la situation montre clairement que
la recrudescence de l'activité acridienne vécue
dans la région occidentale durant la campagne 2003/2004
a nécessité le traitement de superficies infestées
supérieures à celles réalisées lors
de l'invasion de 1987-1988. |
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Malgré les efforts considérables
entrepris par les pays d'Afrique du Nord pour briser la dynamique
de l'espèce, des populations acridiennes ont échappé
aux traitement et ont migré vers le Sud pour y effectuer
la reproduction estivale dans les pays du Sahel membres de la
CLPRO. Cette reproduction risque, à la faveur de condition
écologiques favorables, de permettre le reconstitution
d'importante effectifs de population acridiennes et d'enregistrer
à nouveau une invasion dans l'ensemble de la région
occidentale entre la deuxième décade du mois d'août
et octobre 2004. Les pluies importantes reçues en juin
et juillet dans le sahel renforcent ce rique.
Les essaims ayant échappé aux
traitement sont entrain de se diriger vers les pays du Sahel,
principalement le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Sénégal.
Parmi les essaims de retour, plusieurs, plusieurs sont devenus
matures et des accouplements ont été récemment
observés en Mauritanie et au Sénégal. La
situation acridienne est considérée dores et déjà
comme très grave et mérite que la "guerre
aux criquet" soit menée afin d'élogner le
spectre de la famine de notre région. Déjà,
plus de 50 essaims ont été signalés et observés
au Mali. Cinq régions sont concernées: Kayes, Koulikoro,
Tombouctou, Gao et Kidal. Vu le rythme d'entrée des essaims,
leur densité et leur stade biologique, ont s'attend à
une exploision de la situation pendant la deuxième décade
du mois d'août.
A la réunion d'Alger, qui a vu la participation
de tous les Ministres en charge de l'Agriculture des 9 pays de
la CLPRO, de nouveaux plans d'action ont été élaborés
pour chacun des pays concernés par le criquet pèlerin. |
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Pour le Mali, deux hypothèses ont été
retenues par la réunion d'Alger
Hypothèse 1 : 650
000 ha à traiter 13 000 000 dolars
EU
Hypothèse 2 : 950
000 ha à traiter 19 000 000 dollars
EU
Analyse de la situation actuelle
et à venir
Les insectes sont arrivés au Mali.
Des dégâts sur les pâturages et dans certains
champs de cultures ont été observés dans
certaines localités au Nord et à l'Ouest. Les superficies
concernées ne dépassent pas la centaine d'hectares
par endroit. Mais lapremière préoccupation des
insectes est de pondre surtout ques les conditions écologiques
s'y prêtent. Les pontes des populations allochtones, ajoutées
à celles des autochtones, pourraient constituer des populations
très importantes de larves (bandes et groupes larvaires)
dans les jours à venir (2ème décade du mois
d'août) sur l'ensemble des zones où sont passés
les essaims (Kayes, Nioro, Nara, la zone des lacs dans la région
de Tombouctou, Kidal, Bourem, Ansongo et Gao). Dans ce cas, l'infestattion
serait généralisée. |
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