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LUTTE ANTI - ACRIDIENNEE Plan
d'action 2005/2006 |
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Dispositif
terrestre et aérien
Lutte
terrestre
De janvier à avril 2005, une surveillance sera assurée
par l'Unité, les bases phytosanitaires, les SLACAER et
les brigades villageoises. Ce dispositif permettra de contrôler
les essaims de passage.
D'avril à novembre, 50 équipes réparties
sur l'ensemble du pays seront déployées progressivement
sur le terrain suivant la descente des essaims de criquets pèlerins.
Ces équipes disposeront de véhicules de prospection,
de traitement avec appareil auto porté. La répartition
zonale des équipes de prospection et de lutte est en annexe.
Les brigades villageoises formées dans les régions
seront opérationnelles pour la campagne hivernale sur
les essaims et les bandes larvaires.
En cas de grande invasion de juin à octobre, appel sera
lancé aux éléments de l'armée et
aux jeunes volontaires ayant acquis une expérience de
lutte anti-acridienne la campagne 2004/2005.
-Coût de fonctionnement des 30 équipes de prospection/traitement
des zones de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou et Tombouctou
: 457 920 000 FCFA répartis comme suit
perdiem = 351 000 000 FCFA
carburant et lubrifiant = 106 920 000 FCFA
-Coût de fonctionnement des 20 équipes prospection/traitement
des régions de Gao et Kidal/ : 416 520 000 FCFA
Perdiem : 309 600 000 FCFA
Carburant et lubrifiant : 106 920 000 FCFA |
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COUT FONCTIONNEMENT 50
EQUIPES : 874 440 000 FCFA
-Coût de fonctionnement des équipes de supervision
de la zone de Kayes, Yélimané, Nioro et Nara :
3 258 000 FCFA
Perdiem = 2 070 000 FCFA
Carburant et lubrifiant = 1 188 000 FCFA
-Coût de fonctionnement des équipes de supervision
de la zone de la zone de Tombouctou et Mopti: 3 664 500 FCFA
Perdiem = 2 625 000 FCFA
Carburant et lubrifiant 1 039 500 FCFA
-Coût de fonctionnement de l'équipe de supervision
de la Zone de Gao : 4 413 000 FCFA
Perdiem = 3 225 000 FCFA
Carburant = 1 188 000 FCFA
-Coût de fonctionnement de l'équipe de supervision
de Kidal : = 4 710 000 FCFA
Perdiem = 3 225 000 FCFA
Carburant et lubrifiant = 1 485 000 FCFA
-Coût de fonctionnement de l'équipe de supervision
de Sikasso : = 2 416 500 FCFA
Perdiem = 2 070 000 FCFA
Carburant lubrifiant = 346 500 FCFA |
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Lutte aérienne
Les interventions par voie terrestre ont des limites par rapport
au niveau de l'infestation, la capacité du matériel
de traitement, les difficultés de terrain etc.
Aussi, le dispositif aérien viendra en renfort aux équipes
terrestres dès que les superficies infestées dépasseront
les capacités du dispositif terrestre. Pour une prévision
de traitement de 650.000 ha, près de 250.000 ha peuvent
être par voie terrestre et 400.000 ha par voie aérienne.
Par rapport à une infestation moyenne de 650.000 ha et
haute de 950.000 ha, 10 aéronefs seront disposés
dans les régions de la façon suivante : 2 dans
la région de Kayes :(Kayes et Nioro), 1 à Koulikoro
(Nara), 1 dans la région de Ségou (Dogofry), 1
dans la région de Mopti (Douentza) ; 1 dans la région
de Tombouctou (Tombouctou), 1dans la région de Gao (Gao)
et 1 dans la région de Kidal (Kidal).
Ces aéronefs seront opérationnels au besoin dès
le mois d'Août 2005 si la situation acridienne n'arrivait
pas à être circonscrite par les équipes terrestres.
Des options existent pour l'intervention de ces avions :
-la création d'une unité nationale d'intervention
aérienne.
Dans ce cadre , les avions de l'ex Service National de la Protection
des végétaux prêtés à l'Armée
de l'air seront réparés. Il s'agit d'un Britten
Norman et d'un CESSNA 188 dont le coût est estimé
à 285.000.000 F.CFA.
-l'achat de 3 nouveaux avions dont un turbo-trush, un hélicoptère,
un CESSNA tous équipés de matériel de traitement
pour 790.000.000 F.CFA.
-la location des 10 aéronefs pendant la campagne selon
l'ampleur de la situation du criquet pèlerin pour 364.745.000
FCFA.
Ces options sont détaillées en annexe .
La mobilisation de ces avions sera soutenue par la logistique
au sol à travers les différentes bases aériennes.
Le coût total de ce volet aérien de la lutte, y
compris la logistique au sol est estimé :1 452 723 000
F CFA.
Achat
et Dispatching des produits
Il faut souligner ici que l'aspect le plus difficile de la gestion
d'une campagne de lutte antiacridienne est probablement l'achat,
la livraison, le transport et dispatching au niveau des zones
infestées, l'entreposage et la destruction des pesticides.
Comme cela représente généralement plus
de 5O% du coût de la campagne, il est important de les
gérer de la façon la plus efficace et effective.
Des dispositions doivent être prises avec les fournisseurs
de pesticides dans l'approvisionnement du pays. Dans les contrats,
il doit y être stipulé que :
" seuls les produits homologués au Mali sont acceptables
" les délais de livraisons doivent impérativement
être respectés
" les pesticides doivent être livrés dans des
contenants de 50 à 100 litres en fer pour les ULV et 1
à 5 litres pour les CE afin de faciliter la manutention
" le fournisseur s'engage à reprendre tous les emballages
vides
Il faudrait aussi penser à la mise en place de banques
de pesticides en rapport avec les Sociétés.
L'acheminement des pesticides et des équipements de traitement
dans les zones appropriées de traitement a connu d'énormes
difficultés au démarrage de la lutte contre le
criquet pèlerin en 2004.
Pour la campagne 2005/2006, le besoin de pesticides est estimé
à 950.000 litres .Il existe un stock de près de
200.000 litres de pesticides disponibles dans les magasins de
Bamako et des bases phytosanitaires. En plus, une quantité
importante de matériel et équipement a été
acquis et doit être réparti dans les zones d'intervention.
Ces activités nécessiteront l'utilisation de 10
camions pour le transport de ces produits dans les principaux
lieux de stockage et les zones d'intervention à travers
tout le pays. Suite aux résultats de l'inventaire des
pesticides et des contenants vides en cours en janvier, le dispatching
pourra démarrer en février 2005. Un budget prévisionnel
de 121.320.000 FCFA a été élaboré
dont détail se trouve annexé. |
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