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Commercialisation
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Intérêts
de la réussite des négociations de l'agriculture
pour le Mali dans le cadre l'OMC |
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Proposition
Le
principal objectif de la politique économique du gouvernement
du Mali est de parvenir à une croissance orientée
vers la réduction de la pauvreté. La réalisation
de cet objectif passe, entre autres, par la mise en uvre
des politiques commerciales et d'investissements qui visent à
accroître l'offre des biens et des services destinés
tant à l'exportation qu'au marché intérieur
par une meilleure exploitation des avantages comparatifs du pays
dans le cadre de la libéralisation des échanges
à l'échelon multilatéral. Pour atteindre
cet objectif, les autorités maliennes ont décidé
de soutenir la principale base de notre économie à
savoir le secteur de l'agriculture. En effet, ce dernier contribue
pour environ 40% du PIB et occupe 80% de la population ; sa part
dans les exportations atteint les 2/3.
Dans le cadre de l'élaboration du nouveau schéma
directeur du développement rural, la République
du Mali a défini une stratégie de développement
dont les objectifs généraux sont les suivants :
1. Augmenter la contribution du secteur du développement
rural à la croissance économique du pays, en favorisant
l'accroissement durable du volume de la production agricole en
général, et céréalière en
particulier ;
2. Renforcer la sécurité et l'autosuffisance
alimentaire en créant un environnement économico-social
et institutionnel dans le secteur rural favorable à la
production durable de biens et services agricoles par des acteurs
motivés et organisés qui ont accès aux facteurs
de production (terres, crédits) et à des techniques
intensives ;
3. Améliorer les revenus et les conditions de vie
des populations rurales par la promotion des filières
agroalimentaires et des services financiers et d'intermédiation
appropriés ;
4. Protéger l'environnement et conserver les ressources
naturelles par la promotion d'une gestion durable des ressources
naturelles notamment par le développement d'un corps de
lois, règlements et d'institutions impliquant la participation
de tous les acteurs.
Quatre filières porteuses ont été recensées,
qui présentent un potentiel économique important.
Leur développement, pour une meilleure présence
du Mali sur les marchés extérieurs, nécessite
un appui financier substantiel de la communauté internationale.
Le statut de pays moins avancé du Mali (PMA) devrait plaider
en faveur des propositions formulées ci-après.
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Propositions |
Soutien
interne:
Soutenir la mise en place d'une catégorie " développement
", telle qu'elle a été présentée,
par Cuba, République dominicaine, Honduras, Pakistan Haïti,
Nicaragua, Kenya, Ouganda, Zimbabwe, Sri Lanka et El Salvador
(G/AG/NG/W/13). L'atelier approuve l'idée de créer
une catégorie développement comportant des instruments
de politique qui engloberaient la production intérieure
d'aliments de base, l'emploi des populations rurales pour la
réduction de la pauvreté, la flexibilité
aménagée pour l'octroi du soutien aux petits exploitants
agricoles et l'élimination du dumping des produits subventionnés.
Les pays développés doivent réduire les
soutiens internes à leur agriculture.
Accès au marché:
Admission en franchise de droits et taxes des produits en provenance
des PMA vers les pays développés.
Protéger la production nationale pour assurer la sécurité
alimentaire et soutenir le revenu des producteurs.
Permettre l'accès à la clause de sauvegarde spéciale
aux pays en développement, y compris à ceux qui
ont choisi de consolider leurs droits à des taux plafonds.
Permettre l'augmentation des droits de douane en vue de constituer
un fonds de développement des filières de production.
Concurrence à l'exportation:
Suppression immédiate des subventions et toutes formes
de soutiens aux exportations.
Maintien du droit des entreprises d'Etat des PMA à opérer
sur les marchés internationaux, à titre transitoire.
Traitement spécial et différencié:
Les pays en développement, et parmi eux les PMA, ont
des ressources budgétaires insuffisantes pour accorder
le soutien nécessaire à leur agriculture. Pour
trouver ces ressources ces pays doivent pouvoir augmenter leurs
droits de douane. Les pays développés pourraient
aussi recycler une partie des soutiens internes accordés
à leur agriculture, sous forme d'aide au développement.
L'atelier recommande de demander la création d'un fonds
d'assistance technique pour renforcer les capacités humaines
et institutionnelles à la mise en place et au contrôle
des standards et normes commerciales.
Evaluation des engagements:
L'atelier recommande de demander une évaluation de
la mise en uvre des engagements des pays développés,
notamment pour ce qui concerne le coton et les textiles.
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