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CARACTERISTIQUES
GENERALES DE LA CAMPAGNE :
I.1.1 Situation pluviométrique
La pluviométrie de la campagne agricole
2004-2005 a été marquée par trois périodes
assez distinctes, à savoir :
" du 1er mai à la 1ère décade voire
2ème décade du mois de juillet selon les zones
: pluviométrie insuffisante et mal répartie dans
le temps et dans l'espace ;
" de la mi-juillet à la fin juillet : pluviométrie
suffisante pour les besoins agricoles et des cultures et relativement
bien répartie dans le temps et dans l'espace ;
" du début août à mi-octobre : pluviométrie
faible voire inexistante par endroits.
I.1.2 Situation hydrologique :
Elle a été caractérisée
par la faiblesse des crues et leur important retard par rapport
à celles de 2003/2004 et aux moyennes inter-annuelles
dans les hauts bassins. A la date du 30 août 2004, le déficit
par rapport à 2003, a été de l'ordre de
2 mètres sur le Sénégal à Kayes et
de 1,5 m sur les hauts bassins du Bani, du Niger et du Sénégal.
I.1.3 La situation des emblavures :
Les superficies mises en valeur n'ont pas atteint les objectifs
du plan de campagne 2004-2005 à cause, entre autres, de
la lenteur d'exécution liée elle-même aux
conditions climatiques qui ont provoqué beaucoup de ressemis,
voire des reprises totales de semis surtout sur le coton.
I.1.4 La situation phytosanitaire :
La situation phytosanitaire a été
caractérisée par une invasion massive du criquet
pèlerin. Les deux tiers du pays, soit la zone comprise
entre les 14ème et 20ème parallèle nord
étaient sous menace et le niveau d'infestation a atteint
en fin de campagne 979. 853 ha sur lesquels environ 35% ont été
traités par les dispositifs terrestres et aériens
mis en place.
Le phénomène a pris une ampleur identifiée
à un " péril acridien ".
Il a touché sept Régions, 26 Cercles et 150 Communes.
Le degré d'infestation tout comme les dégâts
sur les cultures et les pâturages ont varié d'une
Région à une autre.
Les dégâts les plus importants
ont été enregistrés dans les Régions
de Koulikoro (Cercle de Nara), Mopti et Tombouctou.
Le dispositif terrestre de prospection/traitement a utilisé
154 véhicules, toutes catégories confondues, dont
33 mis à la disposition du Mali par des Pays frères
et organismes internationaux (véhicules de prospection,
véhicules auto - portés de traitement, camions
de transport et de traitement) et de nombreux appareils individuels
de communication, protection, prospection et traitement.
Le dispositif aérien a vu le déploiement sur le
terrain de 13 aéronefs (dont un hélicoptère)
sur lesquels huit ont effectivement participé à
la lutte.
Il faut noter aussi la présence d'autres déprédateurs
dont certains se sont manifestés de façon inquiétante
mais localisée. Ce sont :
- les sauteriaux : présents durant
toute la campagne avec de fortes densités (10 à
20 individus au mètre carré) dans les jachères,
les friches et les champs mal entretenus dans la bande sahélienne
de Kayes, Koulikoro, Mopti et Gao.
- les oiseaux granivores : observés
dans les zones sèches des régions de Kayes (localités
de Kayes, Yélimané et Nioro du Sahel). Ils se sont
surtout manifestés dans les zones hydro - agricoles du
pays notamment les zones de l'Office du Niger, l'office riz Ségou
les zones rizicoles de la région de Mopti, les périmètres
irrigués villageois de la région de Gao et les
zone lacustres de Niafunké dans la région de Tombouctou
et certaines plaines dans la région de Sikasso.
1.2 RESULTATS DE LA CAMPAGNE
1.2.1 Production céréalière
:
La production céréalière totale de la campagne
2004/2005 est estimée à 2 844 902 tonnes. Elle
est en baisse de 16,4% par rapport à la campagne exceptionnelle
de 2003/2004 mais en augmentation de 3,5% par rapport à
la moyenne des cinq dernières années (Tableau 1).
Par rapport à la campagne 2003/2004,
les productions des principales cultures sont en baisse : mil
:-23%, Sorgho :-9%, Riz :-23%, à l'exception du maïs
qui est en hausse de +2%.
Comparativement aux moyennes des cinq dernières
années, à l'exception du riz qui est en baisse
de -12%, les principales céréales sont en hausse
: mil : +10,1%, sorgho : +5,7%, maïs : +17,7%.
La baisse de la production du riz s'explique par l'arrêt
précoce des pluies et la faiblesse des crues. |