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Développement
des productions agricoles
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Les
objectifs de productions végétales résultent
des intentions des producteurs et concernent les céréales
irriguées , les céréales sèches ,
les cultures industrielles , les cultures d'opportunité
, les cultures maraîchères et fruitières.
Le
niveau global de production céréalière attendue
( toutes céréales confondues de tous systèmes
de culture ) est de 4233282 tonnes en intégrant l'objectif
volontariste de porter la production de maïs à 1000000
tonnes .Elle est représentée à 26,50 % par
le riz , 27,03 par le mil , 21,68 % par le sorgho ,
23,76 % par le maïs et 1,01 % par les fonio et blé/orge
.
Cette
production serait en hausse de 54,17 % par rapport à la
moyenne des cinq dernières années et de
24,17 % par rapport aux résultats de la campagne 2003/2004
qui a enregistré le dernier record de production .
La
production de riz attendue est de 1122023 tonnes de paddy soit
une augmentation de +38,31 % par rapport à la moyenne
des cinq dernières années 1999/2000 -2003/2004
et de + 19,52 % par rapport au niveau réalisé en
2003/2004 .
Le riz en maîtrise totale représente 56,69 % de
l'ensemble du riz soit une augmentation de 2 points par rapport
au taux de 2003/2004 qui était de 54,59 % .
L'ensemble du riz des superficies aménagées couvre
les 66,60 % de la production totale contre 63,27 % par rapport
à la campagne précédente .
Globalement
les céréales sèches ( mil , sorgho , maïs
, fonio ) enregistrent une production de l'ordre de 3098590 tonnes
contre 2465000 tonnes réalisées en 2003/2004 soit
une augmentation de 25.68 % . Elle est supérieure à
celle de la moyenne de plus de 60.78 % . En ce qui concerne le
maïs , la réalisation du Programme de Développement
du Maïs permettra de porter sa production à 1000000
tonnes soit le 1/3 de la production céréalière
sèche très probablement au détriment d'autres
cultures sèches comme le mil et le sorgho .
L'accroissement
des productions de coton et de l'arachide va se poursuivre au
cours de la campagne agricole à venir . L'objectif de
production du coton est de 641400 tonnes coton graines contre
612537 tonnes en 23003-2004 soit +4,71 % d'augmentation . Pour
l'arachide le taux est de +17,12 % avec une production attendue
de 219348 tonnes arachide base coque contre 187281 tonnes en
2003-2004 .
L'atteinte
de ces objectifs suppose que :
- les conditions pluviométriques et hydrologiques soient
au moins aussi bonnes qu'en 2003-2004 ;
- les intrants agricoles , engrais surtout , soient disponibles
en quantité , qualité et à temps au niveau
des exploitations agricoles ;
- le calendrier agricole soit respecté par les producteurs
;
- la situation phytosanitaire soit maîtrisée ;
- toutes informations relatives au Programme spécial Maïs
notamment en matière de prix et d'organisation du marché
soient largement et rapidement diffusées pour permettre
aux paysans de prendre leurs décisions . |
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Restructuration de la filière Coton :
Les actions prévues en 2003 sont les
suivantes :
- consolider le désengagement de la CMDT des missions
de service public ;
- suivre et renforcer le recentrage de la CMDT autour des activités
liées au système coton ;
- libéraliser le secteur coton ;
- renforcer les organisations de producteurs.
La filière coton traverse depuis la
fin des années 90 sa plus importante crise. Pour juguler
cette crise et redresser la Compagnie Malienne pour le Développement
des Textiles (CMDT), le Gouvernement a décidé de
prendre d'importantes mesures à savoir :
" une assistance financière d'urgence
à la CMDT ;
" la création par décret n°01-42/P-RM
du 5 février 2001 de la Mission de Restructuration du
Secteur Coton (MRSC) avec comme tâche première,
l'organisation des Etats Généraux du secteur coton
et l'élaboration de la Lettre de Politique de Développement
du Secteur Coton (LPDSC.) .
Les recommandations des Etats Généraux
du secteur organisés du 17 au 19 avril 2001 ont abouti
à l'adoption le 6/06/2001 par le Gouvernement d'une Lettre
de Politique de Développement du Secteur Coton (LPDSC)
qui définit l'ensemble des reformes à entreprendre
dans le secteur coton entre 2001 et 2005..
Le programme de réforme adopté
vise à améliorer les performances de la filière,
dynamiser les organisations de producteurs et renforcer la participation
du secteur privé. Son calendrier révisé
a été adopté par le Conseil des Ministres
du 3 octobre 2001.. |
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La
Lettre de Politique de Développement du Secteur Coton
(LPDSC)
La plupart des mesures de réforme identifiées au
Plan d'Action de la LPDSC ont exigé pour leur mise en
uvre des études préalables. Celles-ci ont
été exécutées sous la conduite de
la Mission de Restructuration du Secteur Coton (MRSC) :
"
Etude pour la création d'une société cotonnière
privée en zone OHVN ;
" Etude d'un mécanisme de détermination du
prix du coton graine aux producteurs ;
" Etude sur le crédit aux producteurs ;
" Etude sur l'organisation future du conseil agricole :
" Etude de l'Appui pour le renforcement des capacités
des producteurs ;
" Etude socio-économique sur l'impact de la crise
de la filière coton ;
" Etude sur la mise en place d'un fonds de calamité
;
" Etude de l'expertise et l'évaluation des immobilisations
corporelles et des stocks de la CMDT.
Sur
la base des conclusions de ces études, certaines mesures
ont été mises en uvre, en l'occurrence :
"
Le démarrage de la procédure pour la création
d'une société cotonnière privée en
zone OHVN.
Un appel d'offres a été lancé le 30 septembre
2002 pour l'acquisition des usines CMDT de Bamako, Kita et Ouélessébougou,
le principe étant que l'opérateur privé
qui achèterait ces usines doit créer par la suite
une société cotonnière de droit malien pour
les exploiter. Une seule offre financière a été
reçue le 6 février 2003. Elle émane de la
société DUNAVANT SA de droit suisse. L'autre candidat,
le Groupement LDCCI/SFP s'est retiré à cause de
la situation en Côte d'Ivoire. Il est à rappeler
qu'au stade des offres techniques, un autre candidat, le Groupement
IPS/Reinhart, s'était retiré pour la même
raison. La commission d'évaluation a examiné la
seule offre financière et a jugé le montant proposé
(6 milliards de FCFA) insuffisant. DUNAVANT a, par la suite,
annoncé être prête à revoir son offre
à la hausse et demandé à discuter avec les
autorités. Les discussions techniques ont eu lieu du 06
au 08 mai 2003. Suite au désistement de la Société
DUNAVANT SA, l'appel d'offre a été déclaré
infructueux le 12 juin 2003.
"
Le Mécanisme de détermination du prix du coton
graine aux producteurs. A la suite de l'étude, un nouveau
mécanisme a été adopté par le Gouvernement
en 2002. En application de ce mécanisme, les prix aux
producteurs pour la campagne 2003/2004 ont été
négociés entre la CMDT et les producteurs, comme
suit :
¢
1er choix : 200 F CFA/kg ;
¢ 2ème choix: 175 F CFA/kg ;
¢ 3ème choix : 145 F CFA/kg.
"
Le Recentrage des activités de la CMDT autour du système
coton, axé sur les aspects suivants :
¢
Le plan de désengagement de la CMDT des missions de service
public a été adopté par le Gouvernement
le 30 avril 2002 et une commission a été mise en
place auprès du Ministre chargé de l'agriculture
pour sa mise en uvre ;
¢ Quant au conseil agricole, la formule selon laquelle son
externalisation proposée sera mise en uvre découlera
des résultats de tests que mènera la Direction
Nationale de l'Appui au Monde Rural ;
¢ Concernant la rationalisation des effectifs, le plan social
qui la sous tend a été signé entre le PDG
et le syndicat de la CMDT le 19 février 2003. Il a été
mis en uvre en juin 2003. Il porte sur 595 licenciements
sur un effectif total de 2317 employés, soit une réduction
de 25,7%. Avec les décès et les licenciements pour
faute professionnelle, le nombre d'employés permanents
de la CMDT est ramené à 1 693 agents. Pour le financement
du coût du plan social s'élevant à 7,8 milliards
de F CFA, l'Etat a fait une subvention de 3,0 milliards de F
CFA et une avance de 4,8 milliards de F CFA, remboursable par
la CMDT sur 5 ans.
"
Le Conseil/Assistance dans la privatisation de HUICOMA. La privatisation
porte sur la vente d'au moins 84,13% des parts sociales de la
compagnie, par cession d'une partie des actions détenues
par l'Etat dans HUICOMA, conformément à l'accord
de crédit SAC III. L'appel d'offres a été
lancé le 06 décembre 2002. A la suite de la remise
des offres techniques, le dossier remis par le Groupement pour
la Privatisation de HUICOMA (GPH), un groupe d'investisseurs
Ouest africains, dirigé par la société Bally
SA, a été écarté de la suite de l'appel
d'offres. Ne reste donc en lice que la société
SOMDIAA, un groupe français actif dans les industries
sucrière et meunière en Afrique. Celle-ci a demandé
et obtenu le report au 30 septembre 2003 de la date de présentation
de son offre financière. Cette offre est à présent
à l'étude. A la suite des travaux de la Commission
Technique de Privatisation, le Gouvernement a déclaré
SOMDIAA comme adjudicataire provisoire, le 20 octobre 2003. Ce
qui ouvre donc la voie à des négociations formelles
entre l'Etat et SOMDIAA. |
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