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POLITIQUES, STRATEGIES ET PROGRAMMES D' AMÉNAGEMENT
HYDROAGRICOLE 2003-2007/Stratégie
Compte
tenu des contraintes ci-dessus citées et pour développer
le sous secteur de l'irrigation le gouvernement du Mali a adopté
le 13 octobre 1999 la Stratégie Nationale de Développement
de l'Irrigation au Mali (SNDI)
Les principes directeurs qui sous tendent la SNDI sont entre
autres :
" Redéfinition du rôle des intervenants. Le
partage de responsabilités entre les différents
intervenants implique une définition claire des rôles.
" Appropriation du processus d'identification, de mise en
place et de gestion des investissements par les bénéficiaires.
Les interventions appuyées dans le domaine de l'irrigation
ou de l'aménagement pastoral se feront sur la base de
l'expression de la demande des communautés ou groupements
bénéficiaires ou des investisseurs privés.
" La nouvelle politique d'investissement (PPIV, mares, petits
barrages de retenue) tiendra compte des différentes catégories
d'infrastructures, de leur caractère collectif ou individuel.
Elle envisage des modalités distinctes de participation
des bénéficiaires aux
investissements, correspondant essentiellement à trois
catégories de périmètres irrigués
:
(a) pour les périmètres communautaires qui seront
réalisés à la demande des communautés
ou groupements de producteurs les plus pauvres, la plus grande
partie des investissements demeurera à la charge de l'État
alors que les bénéficiaires prendront en charge
tout le travail à la parcelle et au niveau du tertiaire
(cf. lettre de politique de politique de développement
des infrastructures rurales au Mali );
(b) pour les périmètres privés, les coûts
d'aménagement seront supportés conjointement par
l'État et les entrepreneurs intéressés dans
un rapport défini dans un cahier de charges négocié
au préalable,
(c) pour les périmètres en location, l'État
réalisera entièrement les aménagements sur
lesquels seront installés sur la base d'un contrat de
location-vente des exploitants capables de les mettre en valeur
mais dépourvus de capitaux.
" Priorité à la maîtrise totale de l'eau.
L'impératif d'une valorisation intensive du potentiel
irrigable du Mali impose une orientation prioritaire des investissements
vers la maîtrise totale de l'eau, technique qui offre d'amples
possibilités de diversification.
" Gestion optimale et durable des aménagements. Dans
le respect de la politique nationale de l'environnement, la politique
d'aménagement et de mise en valeur sera rénovée
et les efforts s'orienteront vers des techniques d'irrigation
à coûts modérés et économiquement
rentables, maîtrisables par les bénéficiaires
et susceptibles d'être gérées durablement.
Le Code de l'Eau et le Code Foncier, indispensables à
une gestion rationnelle et équitable des ressources naturelles
en sols et en eaux, seront améliorés pour les adapter
aux situations sociales locales. Des études d'impact environnemental
des systèmes d'irrigation seront menées avant toute
intervention. La promotion de systèmes de production agricole
durable et de méthodes d'exploitation des ressources respectueuses
de l'environnement sera de rigueur. Des systèmes de surveillance
environnementale des zones irriguées devront être
développés
" Valorisation des cultures de bas-fonds. L'État
les appuiera partout où les caractéristiques du
terroir s'y prêtent, notamment dans le cadre de la lutte
contre la pauvreté.
" Promotion de l'irrigation individuelle. L'État
assurera les services d'appui conseil technique, d'assistance
légale et administratif nécessaire pour la promotion
de l'irrigation individuelle et la micro irrigation.
" Formation des formateurs et des exploitants dans le domaine
de l'irrigation
" Mise en uvre d'un programme minimum de recherche
et expérimentation en irrigation
" Réalisation des études de connaissance du
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