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Le
choix de mettre en chantier une telle Loi est remarquable à
plusieurs égards.
C'est la première
fois que la représentation nationale va être appelée
à débattre et à se prononcer sur les grands
enjeux de l'ensemble des activités du monde rural et sur
les mesures envisagées pour favoriser leur développement.
Ceci doit permettre de créer un cadre législatif
cohérent de politiques qui s'imposera ensuite à
tous, profession agricole, administrations, collectivités,
agents économiques, partenaires au développement.
La volonté
présidentielle est de susciter un grand débat national
autour de l'élaboration de la LOA, en particulier au sein
de la profession agricole, chargée à travers la
Coordination Nationale des Organisations Paysannes (CNOP) de
conduire les nombreuses concertations paysannes locales et régionales
prévues, ainsi que des ateliers thématiques ou
filières. Ce choix méthodologique doit permettre
de prendre en compte les préoccupations de producteurs
et productrices à la base et aussi de tenir compte des
spécificités locales et régionales, qui
seront synthétisées dans un mémorandum.
Le caractère
interministériel de la LOA est pris en compte à
la fois dans la composition du Comité Technique National
où sont représentés tous les ministères
concernés, aux côtés de nombreux représentants
de la société civile, mais aussi dans la démarche
concrète de consultation des cadres de tous ces départements.
Les autres acteurs
ne sont pas oubliés. Commerçants, industriels,
artisans, transformateurs, prestataires de services, ONG, banques
et institutions de microfinance sont tous impliqués dans
le processus à un degré ou à un autre, de
telle façon que leurs contributions puissent être
prises en compte le moment venu.
Au delà de
tous ces acteurs organisés, chaque citoyen doit se sentir
concerné par le débat. C'est pourquoi, chacun est
appelé à contribuer dans le domaine où il
le juge bon, en réagissant sur les documents de base mis
à la disposition de tous.
Le Secrétariat
Permanent de la LOA, mis en place au sein du département,
a la charge de collecter tous les commentaires et propositions,
qui, ajoutés aux contributions paysannes et à celles
des autres acteurs, alimenteront la synthèse proposée
à la validation d'un atelier national en fin de processus.
C'est l'occasion
pour moi de réaffirmer la mobilisation totale du département
à mes côtés afin que le pays puisse disposer
dans l'avenir d'un cadre législatif apte à faire
de l'Agriculture, au sens large, le moteur de l'économie
malienne, selon la volonté du Président de la République.
Seydou TRAORE
Ministre de l'Agriculture |